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100 Etoiles Sandra Von Keller

Sandra Von Keller
  • Inscrit le : 22/06/2009
  • Dernière connexion : il y a 1 mois
  • Ville : non renseigné
  • Âge : 19 ans
  • Présentation : Une inconnue dans ce monde, mais peut-être une passante qui a déjà croisé votre chemin... Je ne suis pas une fille ni une adolescente. Encore moins une adulte. Je suis une femme-enfant. Et c'est de ma plume névrosée, que je tente de tracer le moindre contour de mes fragments...
  • Influences : Lou Reed, Virginie Despentes, Diary Of Dreams, Victor Hugo, Marilyn Manson, Valerie Valere, Zola, David Bowie, Silent Hill, Antigone, Salomé, David Lynch, Oscar Wilde, Charles Bukowski, Charles Baudelaire
  • URL :
Monter Déscendre

Textes du recueil "Au Clair De La Plume"

  • Les Mots...

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Les Mots... (pensée)

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LES PLUS GRANDS ÉCRIVAINS DEMEURENT DANS LES PLUS VIEILLES BIBLIOTHÈQUES. CE SILENCIEUX CIMETIÉRE OU CHACUN PEUT LOUER UNE TOMBE. 
Et si les mots n'existaient pas ? Et si le seul moyen d'expression reviendrai au temps des hiéroglyphes et du papyrus ? Tout serait tellement limité... Maisremercions donc la Mésopotamie et les Phéniciens ! Sans eux, nous serions dépourvus de richesse et de faculté...Écrire n'est pas seulement un acte ou un fait culturel. Écrire n'est pas seulement un étalement de pensées ou un cri du coeur. Et encore moins de simpleslettres qui se forment à l'aide d'une plume sur le papier ou bien encore une représentation graphique d'une langue quelconque. Écrire ne revient passeulement à un but esthétique tel de jolis mots ou de jolies lettres calligraphiques.Écrire c'est donner vie à notre jumelle et laisser la parole à notre âme.Derrière l'écran. Sur du papier... L'écriture est une réalité fictive. Un voyage à son paroxysme dans l'Autre Dimension. Un pouvoir intense qui estompe toutetension. Un univers inconnu et indéfini. Quelques écrits épistolaires. Un vieux livre de L'Ancien Temps.Un Échappatoir ou bien une formule thérapeutique...Tant d'empreintes diversifiés.Écrire est synonyme de vie et de liberté. Elle purge notre mauvaise herbe. Retranscrit nos non-dits. Rassasie notre envie. Remplace nos rêves à l'évasion.L'écriture n'est tout autre que le reflet de notre miroir. La traversée est souvent éprouvante car le plus complexe est de passer à travers celui-ci... Mais nouspouvons toujours écrire avec nos tripes.
Au plus profond des viscères... Ne voyez-vous donc pas la vie ? Les mots sont aussi indispensables qu'un hommequi a besoin de son eau dans le désert. Écrire, c'est aussi savoir qui nous sommes. C'est la petite potion magique qui peut soigner quelques-uns de nosmaux. Au fil des siècles, l'écriture tisse sa toile et laisse à chacun prendre les fils. Quel triste sort à celui qui ne sait ni lire ni écrire. L'analphabète ne peutdonc guère exploiter moult diversités. Que leur âme doivent être emprisonnés ! Écrire... Écrire... Encore et toujours à en suer tel un athlète.Écrire ou donner vie. Accoucher les mots. Tous petits. Ils deviennent grands avec le temps. La plume s'éduque elle aussi. Elle s'apprivoise et demande del'énergie lorsque les mots se veulent sensibles et vibrants. Il ne suffit pas de les jeter, de les cracher comme de la vulgaire bile purgatoire. Ils demandentaussi à être soigneusement maniés. Plus vous vous ferez brusque et impatient plus les mots se voudront prisonniers dans votre intérieur. Ils se tordrontcomme pour vous punir. Et se déformeront jusqu'au point de mourir. Votre mauvaise herbe n'en sera que plus entretenu et votre plume sera bien difficile àretrouver.L'instantané ne peut pas toujours être de la partie. Il est parfois nécessaire de devoir tourner autour du pot... Et ne laissez surtout pass'accumuler trop d'inexprimés, ne vous contentez pas de vos pensées, celles-ci ne sont pas éternelles. Alors, n'ayez pas peur d'exposer vos mots sous leplus grand des projecteurs.S'ils s'expriment d'une certaine facilité dans l'ombre, ils aiment davantage la lumière. Pourquoi les cacher ?
Il fût un temps où vous auriez été obligé de tairevotre pudeur et de les peindre sur les murs... Alors, ne mettez jamais vos mots en doute. Ne rejetez jamais la faute sur eux. Ils ne sont pas traites et nedégénèrent pas. Ils sont tout simplement sous votre contrôle. Avec un peu d'entretien et de bonne volonté, ils ne perdront pas de leurs couleurs ni de leurforces. Au contraire,ils se revêtiront alors de leurs plus beaux atouts comme pour vous récompenser et vous apaiser.Continuez à les semer et laissez les pousser instinctivement... Comme un jardin. Avec de l'entretient, rien ne se fane. Et si vous ne parvenez toujours pas àvous exprimer cela ne signifie pas que vous ne savez pas écrire. Il y a peut-être un barrage en vous qui bloque la circulation. Et si vos mots se retrouventemmêlés, munissez-vous d'un peigne fin et défaisez donc les noeuds. Ou alors recrachez tout ce que vous êtes.Jouez avec les limites. Fouillez dans vosplus grands secrets. Pensez aux influences romancés ou abstraites. Regardez en vous ce que vous souhaitez vraiment. N'ayez pas peur de piocher àl'intérieur. Ressortez les vieux démons s'il le faut, mais ne déguisez surtout pas vos mots. Maquiller le vide ne fera que boucher un peu plus les artères.Banale à mourir ou faussement harmonieux. Peu importe. Cela viendra.  Dans le silence et l'inspiration, ils finiront par apparaître, je vous le promet.Et au diable les Calculs Littéraires, les Alexandrins et les Proses Excessifs ! A quoi bon s'imposer de multiples descriptions hasardeuses... Il n y a pas de symétrie dans le monde des mots. La littérature n'est absolument pas mathématique. Elle est instinctive et ne se calcule pas. Elle se maîtrise.Et si au- delà des trois stades de l'acharnement( Insistance-Persistance-Souffrance ) tout est toujours aussi blanc et sans offrande. Claquer vous la têtecontre les murs et exprimer vos stigmates en une piteuse litanie !L'écriture s'accouple à merveille avec la douleur.Quelle relation incestueuse... Mais les mots ne se limitent pas qu'à ce simple réceptacle. C'est beaucouptrop réducteur. Bien qu'ils s'accouchent plus facilement et intensément dans la souffrance et qu'elle est la source principale des plus grands. Elle ne serésume pas qu'à cela. Et encore moins à la poésie et aux choses mièvres. Elle est aussi révélatrice, insolite, ineffablement indicible... Et n'oubliez pas quedans le plus profond des accablements peut se cacher une certaine quête d'énergie.Les mots aux visages de poupées se transforment alors en puretésmaniables, ils s'offrent et deviennent dociles. L'écriture est une thérapie, mais elle n'échappe pas à l'Enfer. Elle apaise les brûlures, mais elle n'a pas le pouvoirde l'eau sur les flammes. La tête en vrac et les idées confuses ? Il ne faut pas avoir peur d'écrire sans trop savoir où aller, c'est le début d'un peaufinagejouissif. Et si les mots flottent dans les airs, quel bonheur de pouvoir les attraper...Et si les mots s'alourdissent, c'est l'orgasme assuré. Rien de nuisible jevous assure. Et si ça fait mal tant pis.Sortez-les et faisez donc abstraction de tout. Avalanche de mots ? C'est le désordre ? L'agitation ? Exquisez-vous. C'estun exorcisme hors du commun. Comme une buée qui sort du ventre et qui se colle aux parois de votre crâne.Et puis il y a la Guerre des Mots. Les ingrats qui se bousculent et qui chamboulent tout. Prenez donc les lettres du bout des doigts.Mangez-les. Vomissez-les. Purgez-vous s'il le faut. Et la bataille s'achèvera dans l'encre. Il y a les mots timides qui n'osent se manifester. La page reste blanche bien qu'elle sevoudrait convaincante. Il y a les mots précieux. Ceux qu'on retrouve sur une page jauni par le temps. Il y a les passionnés qui écrivent à l'encre de Chine surdu papier à grain. Il y a les névrosés révoltés qui se vident avec leur sang. Il y a les amnésiques qui cultivent leurs carnets... Chacun exploite l'écriture à leur façon.Laissez donc la porte ouverte à votre inconscience. Elle ne fera que vous surprendre et vous servir... Franchissez les barrières de la censure et voussentirez alors l'encre couler dans vos veines. N'ayez pas peur de vivre à travers eux mais faites attention à la névrose maladive. Qu'elle ne vous emporte pastrop ou vous pourrez y laisser un peu de votre peau...Lorsque les nerfs éclatent en quelques phrases, elles peuvent connaître l'effet dévastatrice d'unebombe atomique. Hiroshima... Explorez notre intérieur est presque similaire à une profonde descente dans les abîmes... Quelque peu effrayant, maistellement enrichissant de faire toujours un peu plus connaissance avec nos fantômes qui sommeillent en nous...Les mots ne sont que des petits esprits errants et vagabonds. Il faut creuser. Les déterrer. Pour recevoir dans nos paumes ouvertes, leurs plus belles résurrections. Les mots sont des invités qui frappent parfois à notre porte. Des orphelins attendant l'amour de notre plume turbulente... Des blessures internes qui peuvent nousoffrir bien des vertiges par tant de pesanteur mais quelques points de suture voluptueux... De majestueuses effluves de nos ivresses extasiées... Comme un déluge effervescent. Ils sont les maîtres somnambules de nos fastidieuses insomnies. Les citadelles édifices de nos ombres ensevellies. Les solitudes pantelantes d'un désert glacée où se meurt les comètes englouties. Les gargouilles de notre mémoire chancelante. Les plus grands mascarets de nos souvenirs les plus disgracieux... Ces funèbres cortèges où se constellent de féroces soubresauts nuptiales... Ecrire c'est tout simplement dépasser toutes les frontières sans pour autant en être un clandestin minotaure et exilé.. J'aimerai inventer des mots. Ceux qui n'existent pas ou ceux qui n'existent plus. J'aimerai écrire l'impossible. Avoir ce pouvoir de l'indicible. Je voudrais qu'ilsdemeurent avec véhémence. J'aimerai combler l'inexistence. Dépasser l'intensité et l'innommable. Que le vide ne soit plus. J'aimerai frôler le miraculeux.J'aimerai surprendre en touchant au plus profond des viscères. Comme un violent coup de sabre dans la chair.J'aimerai que le silence se consume lorsquemes mots se font boire. Je voudrais frotter les mots comme si le feu pouvait en jaillir...Je voudrais les caresser pour que ceux qui les lisent ressentent une étreinte inégalée.Un contact tactile. Allant au-delà d'un simple frisson parcourantl'échine. Je voudrais offrir des yeux à chacune de mes lettres pour qu'elles vous regardent dans l'ombre de vos émois. Je voudrais que votre inconsciencechuchote à travers elles, afin que je puisse contempler vos rêves pour vous protéger de la nuit... Je voudrais qu'elles soient aussi ferventes qu'un fondsonore pour tuer un silence oppressant. Je voudrais savoir décrire le Néant avec le plus grand des acharnements. J'aimerai tisser mes lettres comme unearaignée tisse sa toile [ . . . ]

La mienne ne sera pas de fils mais d'âmes. Je voudrais que mes mots soient aussi brûlants qu'un coulis de braises égaré d'un volcan. J'aimerai toujours écrireen un premier jet comme un vif tranchage de gorge. Mais j'aimerai surtout [ . . . ] m'évanouir dans le lyrisme.L'orage qui rugit sur les côtes ou le silence qui s'impose. Le vent qui secoue les branches ou fait claquer la barrière du voisin. La pluie fracassante ou lamusique qui murmure. Loin de tout. Complètement perdue dans je ne sais quelles abîmes.Plus vivante que jamais ou morte au complet. Tel est ma Sourced'inspiration. Il est des maux qui ressuscitent et ramène à la vie.Je crois en la renaissance après des siècles et des siècles d'agonie. Écrire retarde mes rêvesou à l'effet inverse m'offre le sommeil tant désiré. Je me veux solitaire dans ces précieux instants éphémères. J'écris pour ressentir une certaine chaleur alorsque mon intérieur se fait des plus glacials. J'écris pour retrouver d'anciennes couleurs et odeurs.Ceux de mon enfance.Je suis en quête éternelle de tousces sens que chacun perd au fil du temps. J'écris pour fuir le vacarme incessant de mes petites voix qui parlent toutes en même temps. J'écris pour ressentirencore plus fort la musique qui me traverse, afin qu'elle me pénètre. S'insinue doucement en quelques éclats. Et je m'y accroche.. J'interroge le silence etj'invite mes démons à venir me titiller les entrailles. Car je suis de celles qui extériorisent les mots comme on sortirait un couteau du ventre tout en remuantdans la plaie comme pour faire remonter à la surface une faille révélatrice... Impérativement. Je me dois de tomber à l'intérieur de mon corps. Je crainstoujours que la chute soit décevante.Noire. Infiniment noire. Glacée de silences obscures. Dans le silence. Comme un vide totale. Rien ne doit exister autour de mes synapses. Rien ne doit entraver l'instant. Il faut que je sente et ressente que jesuis seule avec eux. Il faut que je me déconnecte de toute réalité. Le silence me recroqueville parfois. Il ne m'est pas toujours facile d'errer en celui-ci. Maisje m'exerce à l'apprivoiser car mes mots naissent dans la nuit. Quelque-chose meurt et naît en moi dans ces instants-là. Je me retrouve alors entre la vie et lamort ou plutôt entre le sommeil et l'éveil. Littéralement somnambule. Mais il se passe parfois des choses terribles dans mon être. Je suis de celles quipréfèrent écrire à la manière d'un chignon gracieusement négligé plutôt qu'un carnaval fracassant. Les mots sont mes enfants et je regrette de les avoirrejetés il fût un temps. Et maintenant il pleut des mots sur ma fenêtre. Des litres et des litres de liquide que je récolterai sans doute dans un petit flacon afinde les conserver avant qu'ils ne sèchent et ne disparaissent. Ma plume se veut parfois écoeurante, cru, violente, dévastée voir sanglante... Je ne saispourquoi elle se veut assassine. Sans doute veut-elle révéler ce que je ne peux percevoir. L'enfer qui est dans ma tête... Probablement. Quoi qu'il en soit, jene brusquerai rien. Je le sais, au fond, l'écriture est bel et bien salvatrice. Et tant que mon esprit fleurira, les mots ne se faneront pas. Lorsque l'ineffable demeure et palpite dans mon ventre. Je n'ai qu'une seule crainte. Qu'elle s'engloutisse et fasse envoler mon état de grâce. Tout esttrouble. Ils demeurent. Irréversiblement. Le bonheur ne s'écrit pas...

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Coup de coeur de la rédaction ! "Amnésie"

( il y a moins de 2 mois )

Je tient à remercier la rédaction de m'avoir figuré en home page en tant que coup de coeur, de voir une telle appréciation m'encourage à poursuivre ! Je suis vraiment contente. :)

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