La flamme d'une vérité
Le pain des pauvres
Le vent messager
La colombe et toutes choses.
L'amour et la fin
L'art et le néant
Le désir incertain
La bonne haleine du vent.
Espoir si con
De quoi sagit-il ?
Tirer des leçons ?
Mourrir d'un sentiment tranquille ?
Mais respirer le vent
Dans un transport étourdi
Fermer les yeux prudemment
Et sentir son parfum interdit.
Quand les coeurs deviennent silencieux
L'harmonie prend alors forme
Et dans l'abandon à ce plaisir énorme
Les petits bruits prennent un accent rigoureux.
D'où vient cette absence nouvelle
Lorsque dans le silence
Le calme, la mouvance
Se joue un air universel ?
C'est la vie intérieure dans le silence
Qui entend le monde
Dans le vas et viens de l'onde
Sereine des sphères immenses.
Le silence du soir remonte vers la lune
Qui, lorsque la nuit dévoile
Dans l'espace toute sa fortune,
Comptemple les étoiles.
S'ennuie-t-elle de si haut?
Ou donne-t-elle l'illusion d'un fantasme,
Lorsque le poète à la recherche du beau
Trouve en elle un élan d'enthousiasme?
Elle en a fait déverser des flots d'écriture
A travers les âges !
Des vers profonds tel les échancrures
Qui dessinent son visage !
Elle est, dit-on, du royaume des songes la maitresse
Et règne sur la nuit qu'elle enchante,
Magicienne des soirs où l'ivresse
Spirituelle de la nuit nous contente.
Nuit de velours
Ta parure
Couvre le jour
D'un air obscur.
Les étoiles
Que tu englobes
Luisent à travers le voile
De ta robe.
Et ta lune de lait
Dans l'indigo
Etend ses reflets
Sur ton manteau.
Un oiseau chante
Dans l'air d'été
Et comble de gaité
Notre entente.
Des gazouillis s'envolent
Avec le vent
Comme un langage savant
Ou quelques idées folles.
C'est la plainte heureuse
De l'oiseau chanteur
Qui siffle à ses heures
D'une joie contagieuse.
Un air s'en va
Au son de la pluie
Des murmures des gazouillis
Des petites voix.
De la musique sur les toits
Au rythme des clapotis
Quand viens la pluie
On est bien chez soi !
Flic-flac l'on se mouille
Dehors la pluie gazouille
C'est le temps de l'automne
Et sous les parapluies
La ville doucement résonne
Au chant de la pluie.
Mon chat mène une vie tranquille
On lit facilement dans ses yeux verts
La sagesse d'un chat ordinaire
Mais je le reconnaitrais entre mille.
Mon chat n'a pas de nom
Mais il sait quand on parle de lui
Et il se flatte d'être en notre compagnie
Quand nous nous en amusons.
Il se promène dans ma banlieue
Cherchant ça et là l'aventure
C'est une petite créature
Qui n'a pas froid aux yeux.
Son regard est tendre et mystérieux
Et perçant dans la nuit ample
Docile et étrange, lorsque, curieux
Doucement il me contemple.
J'ai remarqué cette fille parmi les autres
A la fac, elle était plus jeune que moi.
Son visage m'en rappelait un autre
Et j'ignore le son de sa voix.
Ses yeux ont croisés les miens un jour,
Je ne m'attendais à rien
Mais je crois que j'ai vu l'amour
Dans son regard enfantin.
Je n'ai pas osé lui parler
Et je ne vais plus en faculté,
J'aimerais autant qu'elle était belle
Savoir comment elle s'appelle.
Des camions passaient
Doucement comme des bateaux
Dans la nuit, hurlant
De leurs gueules maussades.
La tempête s'arrêtait,
Les somnambules étaient tristes
De voir la lune seule
Se plaindre d'un regard.
L'ennui de la soirée
Etait à son comble,
L'autoroute chaude
Et s'endormait la forêt.
Un air bruissait encore
Dans la nuit froide
Et les étoiles se taisaient...
C'était la pluie qui chantait
Et sa voix d'ange
Endormait le monde.