Présentation : Parfois il me prend l'envie d'écrire. Elle est présente de plus en plus souvent, alors je laisse aller ma plume sur le papier et m'abandonne aux sentiments de l'instant.
je suis une bavarde alors écrire me permet de continuer de parler quand plus personne n'est là pour m'écouter!
Influences : La Curiosité, Exploration, Tous Les Arts, Les Mots Qui Glissent, Les Sons Qui S'immiscent, Venir Vous Voir, Venir Vous écouter, évasion, Autodérision, Liberté D'expression
Je le regarde sourire, je suis heureuse. Instant clandestin de bonheur.
Mais vas-y je lui ai dit! Vas-y !
Tu crois m'a-t-il répondu ?
Bin oui…elle ne te mangera pas ! Son compagnon peut être mais elle je ne crois pas.
Je les regarde et je souris encore, presque béatement, comme une mère s'extasiant devant les premiers pas de son enfant.
La gamine est blondinette, garçon manqué en mal de moteur à réparer vu l'état de ses doigts où le cambouis s'est installé semble t-il à demeure. Cheveux courts en pétard et regard cristal à pointe d'acier qui semble vous transpercer l'âme.
Elle a un chien. Mais pas n'importe lequel, un à la gueule carrée et à la force herculéenne, un de ceux à qui il faut une muselière mais surtout un de ceux que « lui » rêve d'adopter.
Et je le regarde.
Je dois avoir l'air idiot, mais tant pis, ça fait tellement de bien.
Il me tourne le dos, mais parfois m'offre ce profil où se dessine un demi sourire.
Des rires le secouent !
Elle rit…elle lui parle. Je le sens détendu.
Quand on le voit ainsi de loin, on ne peut déceler que…
La petiote discute, je ne sais pas ce qu'elle lui raconte, mon oreille n'est pas assez affûtée. Je suis tentée de me rapprocher…mais non…chut…
Je ne saurai sans doute jamais.
Les voila tous les deux qui viennent vers moi.
-« On va faire un tour dehors me disent ils »…
Et paf me voila avec le molosse attaché à la banquette à mes pieds. Un mâle bien monté en plus !
-« Euh… ne restez pas trop longtemps quand même ! »
« L'est pas méchant qu'elle me répond ! «
J'espère bien… j'y tiens à mes mollets moi !
Et me voilà gratifiée d'un baiser baveux « cane corso ».
Durant tout ce temps où je l'ai observé sourire à cette jeune fille, pas un seul instant son tic n'est apparu. Comme s'il s'était volatilisé…envolé, disparu !
Merci petite Lucie à la voix rauque et au regard pétillant.
Pendant une heure, le temps d'une traversée sur cet océan, tu lui as fait oublier cette saloperie de maladie qui l'agite…
Je viens de t'entendre lui dire :
« Quand je reviendrai, je passerai te voir et je te montrerai comment on se fait écouter de ces chiens là ! »
Ah bon ? Parce qu'il y aura un après ?
Plus tard, il me dira :
- Elle m'a donné son numéro de téléphone et son adresse msn…mais tu sais moi j'ai pas trop envie d'une fille « garçon manqué » !
Puis il a replacé sa langue, là où nous, nous ne la mettons jamais et le tic a recommencé.
Un goéland dans son envol Capturé et embullé, a perdu sa dulcinée.
Mouette rieuse s'est envolée.
Il se morfond et se cogne. Contre le ciel, se met en rogne, Espérant que de son bec Sa belle viendra le délivrer.
M'est avis qu' s'il est patient Une dame goéland blanc Dans la bulle d'à côté Va grandir et prospérer Et bientôt le libérer.
Patience joli goéland Prends le temps de contempler Toi qui es si haut perché Tout c' que moi je n'verrai jamais.
Les étoiles sont belles et brillent parfois dans le ciel mais, quand la pluie arrive et que les nuages grondent, ces belles dames en profitent pour filer et l'on a tôt fait d'oublier d'où elles provenaient ces comètes éphémères. Elles ne laissent pas d'adresses derrière elles les coquines.
Faciles à déposer mais vite envolées… Moi, ce qui me réchauffe le cœur ce sont vos gentils mots qui me disent si ils ont pris du plaisir ou non à côtoyer les miens, tout comme j'aime allez chez vous et vous dire combien j'ai apprécié visiter vos univers de musiques, de proses, de poésies ou bien d'images.
Bien sûr que moi aussi je vous sème des myriades de bravos étoilés…on ne compte pas dit on quand on aime… mais cinq c'est limité…
Alors ce que je préfère étendre juste après mon passage, ce sont ces quelques phrases que demain matin vous découvrirez sur votre page quand vous vous connecterez et que j'espère vous aurez plaisir à lire.
Plumatic et Plumatoc associées.
Il y a celle qui prend son temps : la posée. Elle me calcule du regard et cherche à savoir ce que je cache en moi. Elle prend le temps de m'ausculter sous toutes les coutures. Je me dis qu'entre ses mains je vais passer des heures tièdes et douces.
Il y a la pressée, une écervelée qui ne réfléchit pas. Celle qui a entendu parler de moi par plusieurs de ses amies que j'ai déjà eu loisir de rencontrer. Alors pour faire comme ses copines, elle va se jeter sur moi sans même prendre le temps de me regarder, seul le fait que je sois connu et admiré lui suffit. Elle va pouvoir m'afficher à son bras et m'oublier deux heures après sur la banquette d'un café mais pourra se vanter de m'avoir fréquenté.
Je connais aussi celle qui a entendu dire que…Celle qu'il me plaît de nommer « l'intello de service ». Elle est de celles qui ne veulent pas passer pour l'idiote de la soirée lors d'un prochain dîner et qui va daigner m'accorder quelques heures dans son emploi du temps chargé sans prendre le temps d'essayer de m'aimer. Tout ce qui lui importe est de briller en société.
Il y a la contestataire, celle qui d'entrée de jeu sait qu'entre elle et moi ça ne collera pas. Sachant que je suis honoré et au devant de la scène, elle va tout de suite me prendre en grippe, sans m'accorder l'opportunité de lui glisser quelques mots pour essayer de la séduire.
Une de mes préférée c'est la passante légère et sans souci. Celle qui se promène là comme une aventurière, qui a du temps à tuer. Tout de suite je la repère quand elle franchit le seuil, le regard perdu dans le vague semblant ne quérir rien de précis.
C'est une amoureuse née. Elle peut très bien passer à coté de moi sans me voir (franchement comment peut elle me rater ?) et c'est souvent plus tard, en revenant sur ses pas que subitement son regard va se poser sur moi. Est-ce dû à mon apparence, à ma notoriété du moment ou au voyage que je lui propose de partager qu'elle se lance dans l'aventure sans vouloir rien savoir de plus ?
Tant et tant !
Des compulsives, des collectionneuses, des surbookées, des affamées, des passionnées … Pardonnez moi d'ailleurs si parmi vous j'en oublie quelques unes, mais vous êtes si nombreuses à m'avoir pris dans vos bras, l'espace d'un instant, de quelques heures, de plusieurs nuits.
Je vous aime en quelque sorte un peu toutes aussi à ma façon, mes lectrices passionnées ou non...
Signé un best seller en mal d'amour!
Dimanche, sept heures et quarante cinq minutes, hiver comme été, monsieur Hector Petipas, quatre-vingt dix ans, (bon pied bon œil) franchit le portail de fer forgé de cette bâtisse où il vit depuis plus de soixante années. Cela fait maintenant quinze ans qu'avec cette extrême ponctualité, il passe devant la loge de la concierge.
Sa nouvelle compagne, une canne en bois à poignée T le soutient dans son périple dominical.
Tout le monde sait combien cet ancien huissier chérissait sa douce Honorine. Chaque dimanche matin du vivant de sa bien aimée, il revenait avec les croissants et le petit bouquet de fleurs de saison. Relent de son passé, Hector en a gardé la régularité.
Tous les habitants de cet immeuble cossu imaginent que le vieux monsieur a perdu la tête et a gardé ce rituel, et, qu'ainsi tous les dimanches, il va retrouver sa belle au cimetière pour le petit déjeuner.
Hector devine bien que l'on suppose derrière son dos, mais il n'en a plus rien à faire.
Il tourne à droite, mais plutôt que de continuer pour aller au lieu du repos éternel, il bifurque à la première à gauche et s'engouffre dans le hall d'une grande propriété, la « Maison de retraite de la Forêt ».
Il avance doucement. Elle l'attend comme d'habitude dans un fauteuil en osier en contemplant le jour qui se lève sur le parc arboré. Jeanne à quatre-vingt-quatre ans et patiente ainsi depuis tellement d'années.
Plus de cinquante lui semble t-il. Non, il le sait exactement. Aujourd'hui, cinquante ans jour pour jour à six heures du matin leurs destinées se sont rencontrées.
On pourrait dire banalement, sur le lieu de travail de Mr Petitpas…
C'est en effet lors d'un constat d'adultère que leurs chemins se sont rejoints.
Il était là, à six heures tapantes et elle, était la maîtresse d'un homme marié.
Monsieur Petitpas n'avait fait que constater.
Mais la foudre avait frappé. Ils s'étaient sont donc revus et aimés.
En cachette.
Au décès d'Honorine, leur amour aurait pu éclater au grand jour, mais Jeanne, a préféré finir ses jours en amante désirée…
Une vie à s'aimer, tous les vendredis soirs entre vingt et une heures trente minutes et vingt trois heures trente minutes…heures à laquelle les huissiers ne peuvent officier…
Texte inspiré sur un cliché de Gwen "aveuglement" dans condition urbaine.
http://photo.sfrjeunestalents.fr/artiste/Gwen/
Entrailles Catégorie :Ecriture et poésie
Il en est parfois qui ne peuvent accueillir, qui se refusent on ne sait pourquoi. Ils sont clos à jamais, comme si un panneau « Défense d'héberger » y avait été cloué. Quelle condamnation !
Pour d'autres, c'est un choix calculé au profit d'une ambition démesurée, d'un désir de réussite sociale qui prend le pas sur celui d'aimer. Ne surtout pas juger!
D'autres encore, n'ont jamais rencontré l'âme sœur pour l'ensemencer d'amour… faut pas croire, célibat n'est pas forcément un choix !
Pour elle ce fut différent, après toutes les souffrances de ce premier et dernier enfant, son ventre s'est fermé égoïstement. Plus jamais, non plus jamais !
Pourtant elle aurait tant aimé en avoir plusieurs, des enfants… mais des « bien portants » elle ne se sentait pas la force de recommencer.
Mais, si elle a fermé ses entrailles, elle a ouvert son cœur grand comme CA…à lui qui est différent.
Dis c'est où la mer ?
Dis, c'est quand que nous y allons ?
Tu me l'as promis tu sais.
Alors tu trouves dans tes petites annonces ?
Ca fait pas mal d'années que tu viens là sur ce banc, ça fait pas mal d'années que je t'écoute me parler et me rabâcher ton passé. Tu as su m'appâter alors je te suis devenu fidèle, t'attendant chaque jour avec impatience toi et tes quignons de pains. Puis à force de rendez vous non programmés, tu vois je me suis accroché à tes paroles et à tes rêves de voyage.
Faut pas croire tu sais, c'est pas parce que j'ai des ailes que je suis allé bien loin. Je n'ai toujours connu que ce square à la pelouse pelée, aux bancs écorchés et ce clocher crotté de fientes.
Tu dis que tu n'as jamais connu d'autres horizons que celui de ce quartier, que tu te sens bien vieux et personne avec qui partager ce voyage tant souhaité.
Alors, vas y lance toi et réserve la cette location de mobile home. Regarde bien, en morte saison, c'est beaucoup moins cher, et vu notre âge à tous les deux, la morte saison nous convient tout à fait. Plus besoin de jeunes donzelles en maillot de bain pour t'émoustiller et plus besoin pour moi non plus de jolies pigeonnes à honorer.
Mes ailes sont bien vieilles, mais je veux bien t'accompagner. Dans une boîte à chat, j'accepterai même que tu me trimbales.
Alors?
Tu m'entends?
Allez cette fois c'est la dernière. Ce soir je te raccompagne chez toi et je dors sur le rebord de ta fenêtre…
Demain on prend le bus.
Demain on partira vers la mer, toi et moi.
Petit texte inspiré du cliché scène de vie 18 de l'univers d'Antoine Fourreaux en Photo
Pourtant il m'avait dit, pourtant il m'avait promis, je l'entends encore d'ici, le révolté de ce navire charbonnier !
Juré, craché si je mens je vais en enfer!
Et pauvre de moi je l'ai cru quand il m'a offert ce cadeau.
« Partout, partout sur tous les murs, jusque sous tes pas, dans les traces de tes chaussures tu verras se cacher mes mots comme autant de bestioles qui murmurent... »
C'est cela qu'il m'avait dit !
Je cherche vainement. Sur la nappe en papier blanc de ce restaurant rien n'apparaît, le vélin du papier reste immaculé. Je scrute les traces dans la neige, elles restent sèches de ses mots. Je laisse glisser mes pieds nus sur cette plage immense certaine qu'ici je vais les rattraper mais le sable demeure lisse et plat. L'encre de mon stylo n'a plus de couleur. Le turquoise de ses écrits s'est arrêté de couler. Je n'ai pas perdu la vue. Je n'ai pas perdu l'ouïe. Je sens encore d'où vient le vent salé de l'Ouest. Je sais encore parler. Je peux encore réciter ces poèmes appris par cœur il y a quatre décénnies. J'entends toujours le son de ma voix qui résonne quand je fredonne un air, relent d'un passé dépassé. Mais j'ai perdu l'envie de marier les mots, de les mélanger, de les assembler de les « puzzleler ». Ils ne s'imbriquent plus, ne s'emboitent plus, ne se contruisent plus, ne trouvent plus leur âme sœur. Ils errent vides de sens dans ma tête. Comme une toile de coton où j'aurais crayonné une esquisse et que les pinceaux refuseraient de se noyer dans les couleurs de peur de la souiller. Je tremble de salir cette page blanche sur mon ordinateur. J'ai envie d'abdiquer et de me dire que je n'écrirai plus jamais…
Un bref sursaut peut être? Et si je continuais d'y croire?
Avec l'aide de Bounty (passage en caractères gras)!
Je ne t'aime pas !
Désolée mais je ne t'aime pas, d'ailleurs t'ai-je un jour aimé ? Non je ne crois pas.
Fut une époque de ma vie où tu étais le cadet de mes soucis, où j'étais loin de soupçonner ton existence.
A mon adolescence, on ne te calculait même pas comme disent les jeunes d'aujourd'hui.
Maintenant, on crie ton prénom à-tout-va. Faut t'ouvrir grand nos agendas et notre portemonnaie! Quel vénal que tu fais !
Ne m'en veux pas si je te préfère une fille qui se prénomme Priscille, mais ceci dit ai-je vraiment le choix ?
Quand on est née un 13 février a-t-on le droit d'espérer une gerbe de roses rouges le 14 ?
Mais des mots d'amitié je sais que j'en recevrai, alors rien que pour ça je te dis merci Valentin.
Bon allez hop j'avoue tout, je sais qu' « IL » va m'en offrir un nombre impair de ces princesses écarlates.
Ps : en aparté :
Savais tu qu'à l'origine tu n'étais que sexe et amour physique?
Non, je te l'apprends ?
Hum… alors je crois bien que c'est toi maintenant qui va m'aimer…
Mais attention n'en abuse pas et peut être devrais tu, en réfléchissant bien ne pas l'ébruiter, car si cela venait à se répandre, gageons qu'un certain nombre de femmes mariées et demoiselles fiancées préféreraient t'ignorer plutôt que de devoir se retrouver réduite à l'état d'objet sexuel.
Chut…tais-toi et continue de les faire rêver !
Sur une idée de Corolle… pour la Saint Valentin.
Mémé disait qu'il fallait résister, toujours résister.
Se montrer forte et déterminée.
Batailler contre l'adversité.
Ne pas se répandre et s'étendre mais toujours aller de l'avant.
Pas toujours faciles à suivre les conseils de Mémé.
Résister à la tentation, à la colère, à la facilité…
Pas si commode que ça de ne pas flancher devant la vitrine de bonbons colorés de la mère Glauriat quand on a que 7 ans !
Pas évident non plus de ne pas coller Corinne et sa méchanceté dans le bac à charbon de la cour de récré.
Du coup, j'en finis par appeler Mémé « la résistante ».
Forte femme que ta grand-mère me disaient les voisins !
Ben non ! Mémé était toute aérienne et menue dans son tablier noir qui séchait mes larmes et pansaient mes petits bobos!
Forte femme résistante, Mémé?
Je n'y comprenais plus grand-chose, car Mémé avec moi n'était que douceur et câlins.
C'est à mon entrée en sixième que j'en ai compris le sens.
Un soir devant la cheminée, mon livre d'histoire ouvert sur la table de la cuisine elle m'a expliqué.
Née en 1905, elle avait connu deux guerres. La première lui ayant ôté son père et son frère, la seconde l'avait vu résister.
Durant des mois, au fond de l'appentis de son jardin, elle avait entreposé des armes et camouflé, le temps d'une nuit, des résistants recherchés.
Tout ça sans que personne ne le sache, toujours en catimini.
Une forte femme résistante… c'est cela qu'elle a été Mémé.
Je sais que c'est à elle que je dois cette force de me battre dans cette mêlée qu'est la vie.
Quand, dans mon combat pour mon « lapin », je sens mes bras se baisser avec parfois l'envie d'abandonner face à cette saloperie de maladie, je pense à Mémé et je trouve la force de résister et de lutter.
Mets tes bottes qu'elle me disait Mémé !
Mets tes bottes, petiote !
Mais enfin Mémé, on est au mois de Juillet et t'as pas vu comme il fait chaud !
C'est bien pour ça, qu'elle répondait Mémé, c'est bien pour ça !
Tu sais petiote, je te l'ai cent fois expliqué, il faut te protéger.
Pour pas la contrarier Mémé, j'enfilais les fameuses bottines en caoutchouc vert qui, sous ce lourd soleil de juillet, avaient tôt fait de se ramollir et d'opprimer mes petits pieds.
Alors, je passais pas derrière la maison, et les cachais derrière l'appentis au fond du jardin. La jambe légère, je partais gambader dans les sous bois et les fourrés, prenant un malin plaisir à laisser des traces dans les champs de blé !
Les plantes de mes pieds étaient de vraies semelles tannées. Des cailloux et des aspérités des chemins, elles se gloussaient.
Parfois je rentrais les chevilles et les mollets écorchés, et quand Mémé me demandait, je lui répliquais, c'est dans la rivière mémé, c'est dans la rivière, j'ai glissé et je suis tombée.
Mais mon secret n'était pas si bien préservé car un soir Mémé guettait mon retour sur le pas de la porte. Dans chaque main, elle tenait une de mes bottes délatrices.
Le regard noir qu'elle avait Mémé… le regard colère.
Là, j'ai tout de suite compris qu'elle ne radotait pas du tout…
Bon sang petiote ! Tu veux me tuer ? Ou bien tu veux mourir idiotement ?
Combien de fois t'ai-je dis qu'elles se tenaient tapies à se dorer au soleil, attendant juste que ton petit pied se pose sur elle. Elles sont fourbes tu sais…
Leur morsure est mortelle pour une petite fille de six ans ! Tu veux me rendre folle mon enfant ?
Alors j'ai écouté les conseils de Mémé. Je suis sortie bottée.
Mais durant toutes ces promenades je n'en ai jamais rencontré de ces monstres qu'elle m'augurait Mémé.
Les véritables, celles qui dardent et enveniment, c'est dans la vraie vie que je les ai croisées. Habilement déguisées sous des regards d'ange, parfois rassemblée en nids et embusquées prêtes à attaquer. Mais Mémé m'avait appris à m'en défendre des morsures de ces vipères. Mon cœur est enveloppé de caoutchouc bien rembourré imperméable au venin.
"On m'a faite recourbée..."
Admirable la dernière phrase toute en douceur , en rondeur pour suggérer cette féminité pleine de sensualité que ces baleines parent avec délicatesse.
Toujours ce même plaisir de lecture, Plumatic, que procure le suspens entretenu dès les premiers mots.
Enchantement du coeur et plaisir de l'intellect à te lire sur ma page et relire sur la tienne, Plumatic !
Merci d'avoir pensé à la "trobadora" qui ne t'oublie pas.
vaut mieux ouvrir son cœur pour aimer que ses entrailles pour faire souffrir!! autrement dit, vaut mieux en avoir un à chérir que plusieurs à maltraiter!
c'est bien une chose que je déteste, la rengaine la même chose le train train quotidien....ahhhhhhhhh j'étouffe rien que d'écrire ces mots....Trucidor mon dragon mon beau dragon va me capturer une âme de liberté et offrons lui...R E S P I R E .....mes étoiles!!! lily la diablesse!
Je suis très contente d'aller à Toulouse! Vraiment très contente et je vous remercie du fond du cœur pour vos votes.
la suite en annonce car je suis limitée ici.
Les concours...
( il y a moins de 11 mois )
Ces fameux concours qui mettent en émoi toutes les inspirations...Je n'en ai jamais gagné certes mais je n'en suis pas pour autant démoralisée ni aigrie. Juste dire que ce portail "sfr" me permet de faire connaître au travers de certains de mes textes ce qu'est cette maladie du "syndrome Gilles de la Tourette"...alors!
une petite goutte d'eau pour aller de l'avant.
bonne chance à tous!
mon regard "photo"
( il y a plus de 19 mois )
Elle ne remplace pas les mots mais elle les alimente ou plutôt ne serait ce pas l'inverse.
toujours est il que j'ai osé franchir le pas et déposer quelques photos volées à la vie et à la lumière.
J'en conviens je n'ai pas fait original dans le pseudo...
http://photo.sfrjeunestalents.fr/artiste/plumatoc/
J'y serai sans doute moins présente qu'au royaume des mots mais j'avais envie de faire plaisir à ces clichés entassés pêle mêle au coeur de mon ordinateur.
Je suis très contente d'aller à Toulouse! Vraiment très contente et je vous remercie du fond du cœur pour vos votes.
Bizarre autant qu'étrange... car ce week end du 6 juin, j'étais à Paris pour l'Assemblée Générale de l'Association du syndrome de gilles de la Tourette (AFSGT) alors que le texte qui me vaut le déplacement à Toulouse la semaine prochaine parle de cette maladie! Je suis donc doublement contente, car ces coïncidences font que cela permet de faire connaître cette maladie orpheline. Encore merci et au plaisir de continuer de croiser vos mots, vos photos et vos chansons.