regarde les mes mains
Aux lignes ébauchées
Rose épine au parfum
D'une promesse échangée.
Regarde les mes mains
Marionnettes étrangères
Perdues dans le lointain
D'un théâtre funeste.
Regarde les mes mains
Deux oisillons tremblants
Dans le nid incertain
D'un avenir sentence.
Regarde les mes mains
Fines fleurs dentellées
Filaments cristallins
D'une nuit outragée.
Regarde les mes mains
des Papillons soyeux
Une claque au destin
La liberté, mon Dieu !
Regarde les mes mains
Ouvrières vivantes
Confiantes dans ce matin
D'une aube renaissante.
Offre-moi un sourire
Comme une tendre accalmie
Une première bicyclette
Une porte entrouverte.
Un cadeau sans raison
Une bonne intention
Une joie inattendue
Une planche de salut.
Un tendre sucre d'orge
Un baiser sous le porche
Du baume sur un bobo
Un lapin sorti du chapeau.
Un chaleureux accueil
Un monde sans horreur
Une soif étanchée
Un accord de paix.
Et, tout tes jeux d'enfant
Sous le cerisier blanc
Le coeur au bord des larmes
Ma fille devenue femme.
Offre-moi un sourire
Vite chassons le pire
Je te berce dans mes bras
Crois-moi, il reviendra !
Je ne suis qu'une ogresse
Boulimique et sans complexes
Je dévore vos histoires
Pantagruel..c'est moi!
Vos suberbes écrits
En salade de fruits
Vos tendres nouvelles
J'les déguste en brochettes.
De feuilletons en feuilletons
Tels quels, sans condiments
Vos poèmes en quatrain
Entre deux tranches de pain.
Vos textes originaux
Sans fourchette ni couteau
En rime ou en prose
de la tendre brioche .
Offre- moi un sourire
Comme une brusque accalmie
Une première bicyclette
Une porte entrouverte.
Un cadeau sans raison
un léger frisson
Une joie inattendue
Une planche de salut.
Un tendre sucre d'orge
Un baiser sous le porche
Du baume sur un bobo
Un lapin sorti du chapeau.
Un chaleureux accueil
Un monde sans horreur
Une soif étanchée
Un accord de paix.
Et, tout tes jeux d'enfant
Sous le cerisier blanc
Le coeur au bord des larmes
Ma fille devenue femme.
Offre-moi un sourire
Vite, chassons le pire
Je te berce dans mes bras
Crois moi, il reviendra !
Naufragé du bitume
Errance cauchemar
Tourbillon qui titube
et, sombre dans les flaques.
Paumé de l'asphalte
En apnée souterraine
Au détour des regards
Fouiller dans les poubelles.
Zombie du béton
Innocence en pâture
Haïr jusquà son nom
Pour payer sa piqûre.
Ombre des arrières-cours
Pleurant dans son vomi
Démons à contre-jour
Une lutte sans merci.
Fantôme de la cité
De son overdose
ses deux bras crucifiés
sous la rue qui s'en moque.