Acide de souffre
Deux jeunes, un soir
Pensaient pouvoir
Partager leurs intimités
Sans vouloir se donner
Pouvaient-ils penser
Qu'un sentiment allait tout gâcher ?
Pendant cette nuit
Deux âmes viennent à la vie
Découvrant les mécanismes, les rouages
Et se découvrent encore moins sages
Mais l'un d'eux dans un ultime outrage
S'avouera jaloux d'un partage,
Du regret des promesses tenues
D' « on ne se reverra plus.»
Un cœur contre un autre
S'attache toujours un peu
Plonger avec délice jusqu'au fond de ce gouffre
Déjà, sans même y penser ils en souffrent
(Acide de souffre)
Deux cœurs se lient
Sans vraiment le savoir
Deux cœurs se lient
Sans vraiment le vouloir
Couchées sur un lit
Des promesses d'un soir
(Acide de souffre)
Voyez, déjà s'immisce dans ce parfum de soufre
L'idée qu'ils s'en veulent, qu'ils en saignent, qu'ils en souffrent
(Acide de souffre)
Dans l'alchimie
De deux corps qui se lient
Il s'écrit toujours un tatouage
Comme un indélébile message
Parmi les souvenirs les moins sages
Il en reste toujours des images
Et l'amertume de n'avoir su
Se protéger en temps voulu
Un cœur contre un autre
Ca tache toujours un peu
Plonger avec délice jusqu'au fond de ce gouffre
Déjà, sans même y penser ils en souffrent
(Acide de souffre)
Deux cœurs se lient
Sans vraiment le savoir
Deux cœurs se lient
Sans vraiment le vouloir
Couchées sur un lit
Des promesses d'un soir
(Acide de souffre)
Voyez, déjà s'immisce dans ce parfum de soufre
L'idée qu'ils s'en veulent, qu'ils en saignent, qu'ils en souffrent
(Acide de souffre)
L'acide qui abime le plaisir
Y ajoute une pointe de « souffrir »
Un besoin instinctif
D'y trouver l'affectif
Pour espérer se justifier
D'user d' « aimer »
Plonger avec délice jusqu'au fond de ce gouffre
Déjà, sans même y penser ils en souffrent
(Acide de souffre)
Deux cœurs se lient
Sans vraiment le savoir
Deux cœurs se lient
Sans vraiment le vouloir
Couchées sur un lit
Des promesses d'un soir
(Acide de souffre)
Voyez, déjà s'immisce dans ce parfum de soufre
L'idée qu'ils s'en veulent, qu'ils en saignent, qu'ils en souffrent
(Acide de souffre)
CŒUR FRIGIDE
Depuis qu'il ne sait plus désirer
Il a du trouver une autre voie
Pour se sentir exister
Mais de ses doigts
Les caresses sont rêches
Et toi, tu lèches
Cette main qui te malmène
Dévotion malsaine
Marie martyre
Vêtue de bleus saphirs
Mais comment t'arracher à ses colères
Comment te tirer d'affaire
Te faire quitter l'Enfer
Que tu aimes pourtant
Que tu l'aimes,vraiment,
Ce cœur frigide
Oh notre impuissance
Quand il cache derrière ses violences
Son absence, ses absences, les absences
D'un cœur frigide
Tu l'aimes,mais soi lucide
Tu finiras glacée, livide
Un corps rigide
C'est tout ce que t'offrira
Un être sans émoi
Un cœur frigide
Sans émotion tangible
Que la haine torride
C'est la larme à l'œil
Que tu soignes son orgueil
Après tout ce temps
Ce n'est plus le manque
Qu'il palie en brusqueries
Les coups qu'il te flanque
Chassent son ennui
Et toi Marie, mariée
Tu te crois condamnée
A devoir tout endurer
Noyée dans son éther nie tes
Tes cris...
Mais comment t'arracher à ses colères
Comment te tirer d'affaire
Te faire quitter l'Enfer
Que tu aimes pourtant
Que tu l'aimes,vraiment,
Ce cœur frigide
Oh notre impuissance
Quand il cache derrière ses violences
Son absence, ses absences, les absences
D'un cœur frigide
Tu l'aimes,mais soi lucide
Tu finiras glacée, livide
Un corps rigide
C'est tout ce que t'offrira
Un être sans émoi
Un cœur frigide
Sans émotion tangible
Que la haine torride
C'est la larme à l'œil
Que tu soignes son orgueil
Tu es sa chose, sa captive
Ame recluse d'une chair
Qui porte les traces de son Amour
Sur ses poings aucun velours
Il ne se sent désiré
Qu'imploré d'arrêter
Marie dévouée
Votre jeu devra cesser
Bien avant l'éther nie tes
Tes cris
Mais comment t'arracher à ses colères
Comment te tirer d'affaire
Te faire quitter l'Enfer
Que tu aimes pourtant
Que tu l'aimes,vraiment,
Ce cœur frigide
Oh notre impuissance
Quand il cache derrière ses violences
Son absence, ses absences, les absences
D'un cœur frigide
Tu l'aimes,mais soi lucide
Tu finiras glacée, livide
Un corps rigide
C'est tout ce que t'offrira
Un être sans émoi
Un cœur frigide
Sans émotion tangible
Que la haine torride
C'est la larme à l'œil
Que tu soignes son orgueil
Et moi, croyant te sauver
J'allais divulguer
Les secrets confinés
Croyant t'en libérer
Je t'ai exposée
On ne t'a jamais retrouvée
Ton corps sans cris
Il t'a volée, il t'a tout pris
Et si ton histoire est triste
Le pire est qu'elles existent
Ces Marie mariées
A des cœurs qui ne savent aimer
C'est la larme à l'œil
Qu'elle rachetait l'orgueil
De cet impuissant du coeur
Coeur qui homicide
Réveillons nous (le serpent)
De tièdes sentiments
Nous, comme de vieux amants
Regarder le temps passer
Et nos cœurs doucement s'user
Pourtant,
Quand on oublie le temps
Coule dans nos sangs
Comme un feu violent
Et nous chercherons :
Un serpent, un serpent
Au Paradis
Du piment, du piment
Dans nos vies
Réveiller des envies
Qui semblaient endormies
Et cueillir le fruit tant espéré
Le fruit de notre péché
Depuis si longtemps
Qu'on s'aime si tendrement
Depuis si longtemps
Qu'on se hait doucement
Pourtant
Quand vient le vent
Souffle dans mon sang
Un amour géant
Et pour toi je chercherais
Un serpent, un serpent
Au Paradis
Du piment, du piment
Dans nos vies
Réveiller des envies
Qui semblaient endormies
Et cueillir le fruit tant espéré
Le fruit de notre péché
Sous svastika
Oh par ici depuis des mois
Fleurissent d'étranges croix
Ave Maria, ave Bouddha ?
Non, « ave svastika » !
Et leurs enfants là-bas,
Leurs parlent-ils d'Amour, de joie ?
Ce n'est pas ce qui se dit parfois
Et je ne sais combien de temps encore
L'on pourra rapprocher nos corps
En attendant serre-moi plus fort
Parce que demain on sortira
Dehors, dehors il fait si noir
On se retrouvera, un jour
On se reverra, Amour
Et si les hommes faisaient la paix,
On se marierait
Ici les hommes s'aimeraient
Et ensemble on partirait
On se rejoindra…un jour
Et on s'aimera toujours
Oh c'est un étrange chemin,
Et où va ce train ?
Vers Dachau, peut-être Dora ?
Non c'est Treblinka !
Ils nous haïssent pour qui, pour quoi ?
On ne sait pas ce qu'on nous fera
Et je regrette déjà nos nuits d'alors
Ou l'on pouvait s'aimer, dehors
En attendant pense-moi plus fort
Car demain nous serons morts
Et dehors est si noir
On se retrouvera, un jour
On se reverra, Amour
Et si les hommes faisaient la paix,
On se marierait
Ici les hommes s'aimeraient
Et ensemble on partirait
On se rejoindra…un jour
Et on s'aimera toujours
Après tout
Te rappelles-tu
La date, le début
Te souviens-tu
Qui a perdu
Le premier
Ha…ce baiser
C'était toi, je crois
Qui s'emporta
A moins, que ce ne soit…
Peut-être étais-ce moi ?
Et si… ?
Tu disais « oui »
Et…si
Et après tout,
On s'en fout !
Mais si…
Si, rien qu'une nuit
On sondait l'envie
C'est fou,
Mais après tout…
Malgré notre refus
Et ce qu'on fut
Ce qu'on a fuit
Nous rattrape ici
Et l'ambigu
Pas convaincus
Nous sommes confus
De nos aveux
Mais après tout
Allons jusqu'au bout
Et après tout
On ne risque que nous
Et si… ?
Tu disais « oui »
Et…si
Et après tout,
On s'en fout !
Mais si…
Si, rien qu'une nuit
On sondait l'envie
C'est fou,
Mais après tout…
Why not?
Why not?
To cross the wall
Why not?
Why not?
After all…
Et si… ?
Et si c'est fou
Et si c'est mieux ainsi
Et si on s'en fout ?
Et si la vie…
Et si … après tout ?