Un vent violent souffle sur nos jours. Je voulais prendre le plumage rouge des arbres urbains... Le temps est allé plus vite que moi. L'arbre est nu... Mon coeur aussi... Et c'est tellement bon de se sentir inaccessible...
On se pose tant de pourquoi...
Et ça pourrait être si simple...
On imagine tant d'exit...
Mais le plus simple est de marcher droit...
Et la vie est belle...
Mais pour le voir...
Il faut souffrir...
C'est viscéral...
Dans ma tête ça déménage...
Dans mes yeux, un brouillard s'épaissit Dans mes oreilles, des insectes bourdonnent Dans ma bouche, l'aridité s'installe
Et dans mon coeur...
Un air de Silence
Des paillettes plein les yeux
Et quelques rêves dans la poche
Refaire le monde
Une ère de Silence
Des sourires au fond du ventre
Et quelques miettes dans le coeur
Refaire le vide
Un air d'Absence
Pourquoi les oiseaux S'envolent-ils toujours vers d'autres ciels? Le mien ne leur a jamais plu Pourtant il n'y a jamais plu C'est aujourd'hui que mes pluies sont diluviennes Car il n'y a plus d'oiseau qui Y vienne
Quelques orages Effraient les mauvais corbeaux De passage Mais les belles plumes, elles, Ne s'y arrêtent pas Pourtant j'y trempe la mienne Dans mon ciel toujours bleu Pour vous...
Je pleure par la bouche les discours trop aseptisés des gens qui ne sont pas car ils ne savent pas être seuls.
La vie est un apprentissage permanent, et je n'en suis qu'au début.
Le rêve, c'est bien beau. Mais c'est de la réalité que l'on retient tout...
Et tes échos, ne sont que lueurs. Moi je veux être aveuglée. Je veux mourir de rire.
A vouloir être Roi, on s'attire la Révolution. Tu es si mal couronné que tes Lys se fanent. Une à une tes fleurs se font la malle. Et tes mots ne battent plus à l'unisson.
J'ai fais preuve de diligence. Tes amis ne sont pas tes sujets. Les grands airs ne sont pas tombés. Les ailes, si peu déployées...
J'ai désossé tous mes rêves jusqu'à ce qu'il n'en reste que le plus simple.
Le plus raisonnable.
Le plus réalisable.
Non, n'éteins pas la lumière.
J'organise ma vie comme on se prépare à mourir.
Car à la fin de l'histoire, cette fin que nous connaissons tous, je veux pouvoir dire :
"Je ne regrette rien.
Il y avait de la lumière partout.
De l'éblouissement.
Des hurlements de joie.
Des rires dans le ventre.
Et dans la peau.
Et dans les yeux.
Non, je ne regrette rien.
J'ai vécu!"
Ces "tout ou rien" m'agacent. Ces trous dans ce tout. Ces vides là où tout était comblé.
Les mots me manquent.
Il y aura toujours mieux que le meilleur que l'on connaisse. Et toujours pire, que notre pire.
Ces mots qui s'entêtent à vouloir me faire tourner les talons.
Alors que je tourne le dos. C'est déjà assez dur. Surtout quand je tourne en rond entre quatre murs.
Ai-je encore quelques étoiles dans les yeux? Un soupçon d'envie, un peu d'élan?
Les souvenirs sont une drogue impérissable...
La mémoire est une arme des plus redoutables.
Surtout quand elle est dirigée contre soi même...
Ma drogue à moi, c'est vivre. Quelque soit l'Enfer dans lequel mes pieds baignent.
Y'a eu la sensualité rock'n'roll.
Des râles au fond de la gorge qui auraient aimé sortir et qui ont étouffés les émois d'un rêve fragile.
Le temps ne s'écoule pas. Les heures sont fictives. Et ma main n'est pas posée sur la tienne.
On a la tête qui tourne et qui se décroche du reste du corps.
On a des ailes de papillons à la place des oreilles, et des griffes animales aux doigts.
Dans une chambre noire on s'imprime sur un négatif, on croit être floue et on aperçoit son reflet... Et dans son regard, tout n'est pas claire. Mais on y est. C'est déjà ça...
Saurais-tu m'aimer telle que je suis?
M'apprendre tout d'être une femme auprès d'un homme?
Des papillons dans les yeux qui papillonnent à ne plus en avoir d'ailes.
Les dents scintillent et moi je ris.
Conjuguer ces verbes et torturer la souffrance elle-même!
Dans mes oreilles, des insectes bourdonnent des mots incompréhensibles.
Je ne sais quoi percevoir, et quoi croire.
Je ne sais pas où je vais, je suis la vague.
La vague qui a le mal de mer.
La vague qui a du vague à l'âme.
La vague qui se laisse caresser par un épaississant brouillard.
Le temps passe toujours trop vite dans nos coeurs. L'aube est déjà levée, on se retrouve dans la rue, à songer. Les corbeaux sifflent mais ils ignorent tout de ton chant à toi.
Et si cette heure n'était à personne, comme à chacun...
Et si...
Il n'y a pas de juge pour tout cela. Le rouge envahit jusqu'à la plus petite ombre. Ce n'est pas du sang qui coule en moi. C'est bien plus que cela.
Et si on laissait cette heure passer. Et si on laissait sa voisine nous transpercer jusqu'au doute. Et si chacune des heures de ce monde devenait une petite parcelle de ce qui nous attend... L'Eternité sans plus aucune solitude.
Mais il n'y aura pas de juge pour tout cela.
Avec des "Et si" nous referions ce monde que chacun veut à soi. Que personne n'aura. Personne... Sauf peut être toi.
Roi vengeur ne te perd pas dans les méandres d'un labyrinthe d'opium et de soie. Au bout t'attendent la froideur de la pierre et plus aucun émoi. Ne cherche pas à te cacher, ne cherche pas de sortie, il n'y en a peut être pas...
Et si telle une Rafflesia ou un Arum Titan - L'odeur en moins bien sûr - j'étais la plus grande fleur du monde.
Ah que j'aimerai que l'on me trouve belle. Splendide. Gigantesque!
Mais que ma floraison dure...
Un jour peut être que nous n'aurons plus besoin d'être couronné pour être roi...
Il y a tellement d'arbres dans ce monde, Que toutes les feuilles ne pourront jamais tomber à mes pieds.
Disait l'enfant.
Il y a tellement d'hommes qui ne voient plus que les arbres nous permettent de vivre. Que bientôt les feuilles ne tomberont plus, mais s'envoleront.
Répondait le père.
L'enfant regarda le ciel, Et ne compris pas pourquoi il était bleu, Et non vert.
Il y a tellement d'étoiles dans le ciel, Que toutes les lumières du monde ne suffiraient pas à rivaliser avec elles.
Disait l'enfant.
Il y a trop de gens qui oublient que les étoiles nous guident. En cela les lumières du monde rivalisent avec les astres.
Répondait le père
L'enfant regarda à nouveau le ciel,Et compris pourquoi le jour,
Les étoiles sans allaient...
Il regarda son père. Vu qu'il aurait toujours le dernier mot.
Regarda ses mains.
Parti jouer dans la terre.
Et ne regarda plus le ciel...
Les routes sont nombreuses. Et les pièges certainement tout autant.
Les voies positives ne sont pas souvent les plus attrayantes.
Face aux portes ouvertes et fermées à la fois, le choix est restreint.
La vie l'est elle aussi?
Il faut la vivre assurément. La vivre pour en parler.
Avancer sans courir. En appréhender chaque odeur, Chaque geste, Chaque sourire.
Mais aussi chaque larmes, Chaque départ, Chaque blessures.
Il n'y a d'Enfer que celui que l'on se donne. Il n'y a de pages blanches que celles que l'on se refuse d'écrire. Et les chemins ne seront jamais droits, Mais peuvent toujours mener à de bonnes choses. Quelques soient les horizons qui les cachent.
Il suffit de le vouloir fort.
Ne cligne pas des yeux. Ne baisse pas la tête.
Devant toi, il y a de grande choses qui ne te font pourtant que très peu d'ombre.
Escalade les murs que tu penses insurmontables.
Et tel un ricochet, sautille sur le fleuve. Quelque soit sa force. Quelque soit son nom. Et plonge, enfin, Dans le grand bain de ta vie.
Ne cligne pas des yeux. Ne baisse pas la tête.
Les voix positives ne sont pas souvent les plus attrayantes.
Mais tu trouveras la tienne.
Toi. Et nous tous.
Entendre ta voix douce encore caressant mon oreille.
Et jusque dans mes entrailles détester ça autant que l'adorer.
Je suis un prototype de non sens.
Parfois, il vaut mieux être seul qu'accompagné par des doutes permanents.
Sous une ombrelle de voile lunaire La femme se détend malgré la pluie.
Son étoffe reflète des étoiles qui ne meurent pas. Ses yeux, eux, ne reflètent pas grand chose.
Elle avance de travers. Elle n'a bu que des illusions. Ca lui suffit à être saoule.
Et sous son ombrelle ses yeux qui ne reflètent désormais plus rien du tout, laissent couler le goût amer des jours passés.
Blessée.
Elle est seule sous son parapluie. Elle s'en rend compte. Ce n'est même pas une ombrelle. Mais elle aime s'imaginer dans un roman raffiné de Duras.
Elle est seule dans sa ville. Elle est seule dans sa vie.
Elle ne se plaint pas de toutes ses choses. Elle se plaint seulement du futile. On l'a pense plus ou moins heureuse comme ça. Il manquera toujours quelque chose à cette jeune femme sous son parapluie.
Juste quelques gouttes de pluie qui viendraient d'ailleurs. Juste un voyage qui l'amènerait là où elle ne sait pas. Juste...
peut être... Ce quelqu'un qui ferait briller ses yeux. Ce quelqu'un qui partagera l'espace étroit sous son voile lunaire. Elle le connaît. Depuis trop longtemps.
Pourtant... Elle n'est pas dans un roman de Duras. Elle n'est pas plus à Saigon qu'Ailleurs. Elle n'est que dans sa tête. Elle n'est que dans son coeur. C'est triste. Pourtant elle n'est pas malheureuse.
Elle s'amuse. Elle joue avec la pluie. Elle sautille. Elle a les pieds nus. Et elle n'est pas très habillée.
Mais elle n'a plus froid. A quoi cela sert après tout? D'avoir froid...
Ce n'est pas une ombrelle. Ce n'est qu'un vieux parapluie.
Ce qu'il lui reste quand sa rue est trop déserte, c'est d'imaginer que s'en est une, et que ces gouttes ne tombent pas sur sa ville.
Son coeur est inondé.
Elle n'a pas froid.
Elle n'est pas malheureuse.
Elle veut juste autre chose.
Quelque chose qui n'existera peut être plus.
Illusion. Elle y avait cru, une seconde. Illusion.
Elle se dit qu'elle devrait peut être, être comme tout le monde.
Et s'endort l'ombrelle, le voile lunaire, les étoiles qui ne meurent pas et sa ville toute entière.
Et des pattes de velours, dans mon sommeil, se promènent. Elle dansait dans des draps rouges, se prélassait et te narguait...
Comme le vent dans les arbres, Je me balance et m'enivre D'un climat de tempête. Excitant, insolant, Et tellement attirant.
Et avec le vent dans mes branches Je ne rêve qu'à m'arracher à cette Terre. M'expatrier loin de tout. Et coule ma sève...
Je me retrouve face à vous.
Et nous danserons sur le pont d'Avignon...
Le vent ne suffit pas à emporter Un coeur aussi lourd.
Toi tu t'abreuves à mes racines, Et dessèches mon cœur.
Au dessus.
En dessous.
Des astres brillent...
Et je ne vois que mon ventre.
Sans dessus.
Ni dessous.
Connaissant ce vide sidéral...
C'est si doux la caresse d'un instant onirique.
J'attends l'ataraxie.
Je voudrais que tu chantes encore de ton souffle lent, Tes mélopées douteuses et innocentes.
Sans doute que chaque nuit passante, je meurs un peu.
Sans doute que chaque matin florissant, je grandis un peu.
Et ma chair rougie quand tu me regardes. Et mes yeux s'évanouissent quand tu respires.
Quand tes matins ne te réveilleront plus.
Moi je n'y croirai pas.
Moi je n'y croirai plus...
Et là j'écoute ton souffle lent Qui me durci les veines Et me rend folle à lier. Tant pis si je saigne Puisque je veux t'aimer. Puisque je veux t'apprendre.
Et oui, même si un jour,
Je n'y croirai, peut être, plus…
Y'a comme l'envie d'être une plante. Avoir le coeur comme une orange. Amertume et beauté se mélangent. Ronde serait ma vie? Epluches-moi.
Y'a comme une envie de pousser. Comme du lierre, s'étirer. Content d'être vivant, d'être levé. La journée commence. Ratisses-moi.
Y'a comme des gyrophares dans ma tête. Ils brillent, bougent et font ce bruit. Vacarme si assourdissant. Pléonasme rebondissant. Kidnappes-moi.
Y'a comme des vagues de mer agitée. On aime son sel en position fœtale. On s'y baigne puis on s'y noie. On s'y noie surtout. Sauves-moi.
Tes yeux ne ressemblent qu'à l'Enfer. Pourtant ce sont les seuls que je ne fuis pas.
Où caches-tu cette pièce, Qui contient tout tes trophées?
Où caches-tu les serments, Que tu as un jour prononcé?
Charpies d'un vagabond qui se prenait pour un prince. Peu t'en faut pour.
Ne vois-tu pas la boue qui te recouvre? Où souhaites-tu masquer le visage d'un imposteur?
Y'a un homme solitaire là haut sur sa colline, Qui semble attendre de voir la Terre tourner. Ce monde est si vaste et son rocher si petit... C'est un homme, c'est tout. Il n'a toujours rien compris...
Regarde ces bras autour de nous. On ne s'en satisfait jamais.
L'homme est ce qu'il est. Il dit "oui" et pense "non".
Et dans le silence de la nuit, essayer d'entendre ton coeur respirer enfin.
Aussi loin puisse-t-il être ou paraître.
Parce que son règne ne s'éteindra pas et qu'en lui c'est cela que j'écoute.
Jours après jours.
Mois après mois.
Années après années.
Je suis comme aspirée, là où je ne sais pas.
Il y avait ton nom qui limitait ma vue. Il y avait tes mains qui barraient ma route. Il y avait comme un goût de toi partout ou j'allais.
Et dans ces "partout", être aspirée, là où je ne sais pas.
Je peins du sang a tempera. Et ma toile? C'est toi. Et lire en toi comme dans un missel. Bien que sur moi tu lances tes missiles. On arrondi nos coeur à la deuxième décimal par manque d'intimité. La virgule est encore de trop. Et notre amour trop peu proximal. Ton étamage s'est usé au fil des années. Et ton plumage... je m'y noie et n'ai plus pied. Caches y tu encore cette Drosera? Quand, enfin, est ce que tu oseras?
C'est l'ambiance douce amère qui règne en moi qui me pousse quelque part au fond de l'abyme et m'en ressort toujours indemne.
Un damne, un blâme qui me touche et me couche. Jamais près de vous.
Car le doux appelle et l'amère rejette.
Être au coeur chaud qui a froid. Je crois toujours que ça nous guette cette envie de faire sortir ces sourires et ces couleurs de nous.
C'est que la pluie dessine ta silhouette tellement mieux que le soleil...
Et que tout ce qui me manque c'est de la voir. Alors tant pis. Aimes-moi. Under the rain.
- Je resterai comme je suis. Si tu changes et que tu ne veux plus de moi je partirai. Je sais que je suis spécial mais je suis désolé.
- Pourquoi ne voudrais-je plus de toi? Je n'aime pas ce qui est commun...
- On y arrivera. Tu verras. Et on sera heureux.
- On l'est déjà au fond. Parfois il suffit d'ouvrir une fenêtre pour que le soleil entre.
Dans mes yeux vident de sens, sans essence, pleins des absences, y'a vous, pourtant, tout au fond. Je vous noie dans mon humeur vitrée lors de mes journées de mauvaise humeur. Et je vous pleure. Autant que vous m'avez asséché.
Quand l'ineffable t'a rencontré j'ai tracé mon plus beau point. Loin d'être final.
Je ne suis qu'un "pourquoi" Un "comment" Sans mode d'emploi.
J'avorte de vos amours.
Je ne suis qu'un morceaux Une once Une ronce Toujours à contresens.
Observer l'assistance et me rendre compte que je ne cours pas à la même vitesse qu'eux.
Si tu veux, je te donnerai un peu de mon air. Et tu y as droit plus que les autres.
Je voudrais t'enlacer de toutes mes forces avec mes verbes.
Pas de fausses notes. Et la mélodie est belle.
Il y avait partout où j'allais des bribes de vie qui s'en allaient. D'autres qui se fixaient. D'autres qui ne partiront jamais... Et il y avait des odeurs. Des odeurs de Glycine. Et un peu de vous renaissait en moi. Il y avait des regards froids et distants. Et je me suis rappelé le votre. Sans dessus ni dessous. Et c'était beau d'y voir ce qu'on ne se dit pas. Et vos Iris me manquent. Et les perles qui en tombent. Je les enfermerai. A double tour. Et il y avait vos mots que je comprends sans effort. Et les rêves que je fais. Sur une route. Le soleil haut. Des sourires. Et votre main dans la mienne.
De tous les temples je construirai le plus beau. Pour abriter ceux que j'aime du malheur. Pour leur faire oublier ceux hélas déjà présents.
Y'aura pas de fin du monde tant que y'aura des gens comme toi, mon ami, sur Terre.
Verser des larmes pour tout. Réapprendre à pleurer. Surtout pour le plus beau. Pleurer de joie. Je crois.
Elles se ruent en se serrant les une contre les autres. En serrant l'organe battant. Elles se meuvent dans un unisson. Elles s'activent et vivent. Trop vivantes.
Elles sont piquantes et douces à la fois. Elles ne savent pas parler. Elles ne savent se taire non plus. Elles sont vêtues de joie ou de tristesse. Elles sont l'océan qui m'anime. Elles sont ce qui me fait exister. Parce qu'avant elles je n'étais rien.
Mes « moi » tous à moitié avoués. Quand les mots n'existent pas ou que les maux sont trop forts.
Quand le poids est trop lourd. Le coeur débordant.
Et j'aime ces autres que je découvre grâce à elles. Qu'elles rendent sensibles et touchants. Qu'elles exorcisent.
Mais celles là, qui courent en moi, hésitantes à plonger
Pourquoi me serrent-elles? Pourquoi me mettent-elles en boule?
Dis, pourquoi des larmes muettes?
Y'a comme un goût de ciel dans tes yeux. Un ciel rougeoyant. Des teintes de nous qui parsèment ma route. Des étoiles dans la tête, des insectes dans le ventre. Et des couleurs dans chacune de mes empreintes. Comme si je n'avais jamais rien tenu de précieux au creux de mes mains, Avant toi.
Et même si la perfection n'existe pas, auprès de toi j'en saisis mieux le sens.
Avancer sans un bruit dans la terreur la plus sournoise. Pour ne pas tomber chez sa sœur la folie. Asphyxie orgasmique d'un soir de pleine lune. Où les questionnements fleurissent l'esprit.
Bel homme aux milles facette cherche, sur les cordes d'un instrument qui n'existe pas, des sons venus de ses entrailles...
Dans la chambre noire d'un photographe mort. Oubliée dans le bain.
Un chuchotement.
Immobilisée dans la paresse la plus totale. La plus sombre.
L'envie seulement d'un toi. Un qui m'abrite et me protège. De ses grand bras d'émotion certaine.
Faire l'aveugle devant un coucher de soleil. Parce que y'a des yeux qui reflètent davantage.
Et que la plus cruelle des maladies m'emporte. Si c'est pour te garder là. Cette terre à besoin de toi. Moi je n'y ai pas de place. Moi je te donnerai tout.
Y'a pas de chanson assez longue. D'instrument assez beau. Y'a pas de fête pour fêter ça. Y'a pas de cris assez forts.
Le seul véritable art est la patience. Le monde tourne trop vite. Et des couchers de soleil, y'en aura-t-il encore dans peu de temps? Partagée entre l'envie de se sédentariser et celle de voyager. Mon plus grand rêve a toujours été de
savoir voler. Aujourd'hui, se demander s'il faut que ça reste un rêve Ou si je dois accepter de souffrir un peu pour que me pousse des ailes.
Je veux aller loin.
Je ne veux pas y aller seule. Quand tout se dépeuple et que la motivation manque. Croire en des mots qu'on a aimé.
Qu'on aime.
Qu'on aimera.
Toujours dans sa poche. Entre les étoiles pupillaires et les battements de coeur.
Moi j'ai un sac rempli de souvenirs. Ils vont et viennent dans ma tête. Des photos qui s'impriment. Sans jamais passer par le négatif. Une chambre noire. Où la lumière d'un sourire règne. Une rétine jamais vide.
Et ça me brûle cette envie de tout observer.
Et ça me brûle.
Y'a des fossés qu'on sautera. A pieds joints. 'Parait que c'est joli ces mots là. Ceux qui sont dans ta poche à toi. J'aime, mon imparfait qui m'aide à conjuguer ton verbe. Et j'aime ce présent. Cristallisé entre nos regards. Qui ne disparaîtra pas. Et ça c'est pas banal.
C'est pas banal.
Parce que tu m'abreuves de planètes que je ne connaissais pas.
Rêver c'est aussi simple que de tomber dans un trou en marchant. Avec un peu de chance au fond y'aura le monde merveilleux d'Alice.
Et pas de réveil.
Dans ma poussière urbaine Le lion rugit parfois Y'a des fourmis qui Me courent sur les jambes Qui font du bruit Des bruits qui courts
Tirer sur le Roi Les veines qui ressortent.
J'ai regardé fuir vos yeux... Y'a un goût léger de quelque chose d'inconnu et d'excitant quand on regarde le ciel. Mystérieux qu'il est, le vôtre.
Comment vous le peindre?
Vanille.
Petite fille à l'air sérieux. Pas toujours sage. Un rien pompe l'air. Parce que franche et timide à la fois. Muette. Mouette. Rieuse.
Haine moi. Et s'y complaire.
Je ne suis pas portraitisable.
Petite flamme qui vacille.
Habilles moi de papier.
Habilles moi de crayons.
«Dessines moi un mouton.»
J'ai une parcelle de ciel posé sur mon épaule et le plus doux des regards posé au creux de mes pupilles. Entre les esprits cartésiens et le trop-plein de rêveries. Moi petit chat, plume trop blanche et étoile pâte-à-fixée sur un mur, je suis pas malheureuse.
Ça non.
A la recherche d'une lumière, S'aveugler à force de regarder le soleil.
Etirée, aplatie comme dans un Piero della Francesca, S'anamorphoser.
Cartésiennes pensées entre deux obsessions bohêmes.
Tous mes moi me mangent de l'intérieur.
Tout mon toit qui s'écroule Quand je n'ai plus ma lumière.
Déformations réversibles de la vision de la vie
Des commérages. D'écume et de rage.
Mais tu sais je l'aime. Mon ciel étoilé.
Je te suivrais.
Pour vivre heureux, vivons.
Au bord d'"elle", Y'a des larmes qui coulent. Cette fille qui n'en est pas vraiment une. Une perle entre les jambes,
Attablés au bar de son corps, "Ils" con-temple ses cons sangsues, Sucent, Sans aucun sens, Sans dessus ni dessous.
Affrioler l'hiver, Forêt luxe-hurlante, De frissons à noirceur, La peau claire, Les yeux rouges,
Au bord d'"elle", Tous tètent L'amour en or Plaqué à ses pieds. Et ses "là!", Tombent au sol.
Des communions, moi je me tiens au milieu de la plus baptisée de toute. Moi je me sens parfois comme la femme d'un Dieu.
Un style intéressant.
Particulier, mais intéressant tout de même.
J'avais qlq étoiles en stock, ça tombe bien !
Bonne année, bonne chance surtout.
A bientôt.