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RECUEILS LIBRES
1542
Mathieu Montholon
- Inscrit le : 09/09/2008
- Dernière connexion : il y a 3 jours
- Ville : Paris
- Âge : 36 ans
- Présentation : Polymnie ne me laisse pas dormir...
Mathieu fait aussi de la photographie :
www.rafaelecorte.com - Influences : Jules Verne, Amelie Nothomb, Anna Gavalda, Annie Ernaux, Jean-Jacques Sempé, Arto Paasilinna, Sylvie Testud, Gérard Manset, Brigitte Fontaine, Henri Calet, Juliette Gréco, Anne Sylvestre
- URL :
Textes du recueil "Ma vie morte"
- La bête s'était tapie dans l'ombre et me prit entre ses pattes
- L'eau était troublée de sang et l'on n'y voyait plus rien
- On me recouvrit de terre et j'étouffais
- 4 vote(s) |
L'eau était troublée de sang et l'on n'y voyait plus rien (feuilleton)
Parvenu au champ d'exil, tu as reconstruit ta demeure et soufflé sur les braises de ton avenir. Et d'une ardeur sans faille, tu as battu le fer de ton instinct de survie. C'est à cette seule condition, pensais-tu, que tu gagnerais ta liberté. Tu as posé pierre sur pierre : ton logis te semblait étroit mais il était ton nouveau pays. A chaque jour suffisait sa peine. Mais dans ta course vers l'infini, tu avais mal bâti et la charpente a cédé sous le poids de tes regrets. Qu'importe ! Tu as replanté le lendemain ce qui avait été piétiné hier. Mais il était solide le tombeau de ton amour, quand tu fermais les yeux, quand tu ne pensais pas, quand tu vidais ton esprit. Et elle s'imposait à toi l'image de ton amant chéri. Sa beauté irradiait. Il était l'icône que tu tendais à bout de bras. Et tu criais son nom, dix fois, cent fois. Tu clamais à qui voulait l'entendre que tu ne l'oublierais pas, que jamais tu ne l'oublierais ! Alors ton cœur s'est gonflé d'un nouvel espoir : tu as brisé tes chaînes et tu es reparti à la conquête. Mais en face, l'ennemi résistait, sa forteresse était imprenable. Aveuglé par le soleil qui te dominait, tu t'es battu comme un damné et tu as mugi comme un buffle. Mais les forces t'ont manqué et tu t'es écrasé dans la poussière. Tu es resté là, gisant dans ton lit de misère, attendant que sonne l'heure du prochain combat. Tu as prié pour qu'enfin vienne la victoire, mais elle n'est pas venue. Jamais elle n'est venue ! Alors, quand enfin tu as réalisé l'étendue de ton erreur, ton âme toute entière a plongé dans le grand étang de la douleur. Tu as gémis, tu as pleuré, ton ventre te brûlait et personne ne pouvait plus rien pour toi. Car ils avaient baissé les bras ceux qui t'entouraient de leur douce sollicitude : leurs chants lugubres ne pouvaient indéfiniment alimenter le ruisseau de ta tristesse. Le soleil s'est couché et a posé sur toi le bandeau de ce que tu nommes encore aujourd'hui injustice : tu vivras désormais dans le souvenir de ta gloire passée sans jamais parvenir à en rassembler les miettes.
Permalien :
Merci
( il y a plus de 8 mois )
Merci à la rédaction de SFR Jeunes Talents Text de me compter parmi ses coups de coeur du mois de juillet. Quelle belle surprise ! Voilà un joli début d'été !
Merci !
( il y a plus de 17 mois )
Merci à tous ceux qui ont déposé un commentaire sur ma page. N'hésitez pas ! C'est dans le partage des points de vue et des expériences que l'on progresse ! Mathieu
Nouveau venu
( il y a moins de 19 mois )
Bonjour ! Je viens de m'installer dans le voisinage ! N'hésitez pas à commenter les textes qui fleurissent sur ma pelouse ! Le partage est toujours enrichissant... Mathieu Montholon


















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