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Marozie de Tusculum
- Inscrit le : 11/02/2009
- Dernière connexion : il y a 7 mois
- Ville : Colmar
- Présentation : Dans l'existence même j'ai un diplôme de graphiste publicitaire, mais je passe le plus clair de mon temps à dessiner, lire, ou ne rien faire. J'évite tout contact avec la gente "grossière" et la politique m'ennuie énormément. Je n'aime pas travailler mais j'aime bien gagner de l'argent.
Peace. - Influences : Alan Rickman, La Lune, Jacques Brel, Michel Houellebecq, Lovecraft, Edgar Allan Poe, Tim Burton, Alain Bashung, Ludwig Von 88, Heinlein, Van Vogt, Philip Dick, Dali
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Textes du recueil "Fanfictions"
- Sweeney Todd
- Amon & Slope
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Amon & Slope (nouvelle)
Texte écrit en 4eme vitesse. Personnages inspirés du livre "Les Tours de Barchester" (ici Obadiah Slope), et du film "La Liste de Schindler" (Amon Goethe). Je vous le répète, cette espèce de fanfic a été rédigée en quelques heures, rien de très brillant, ce n'est qu'un premier jet. Soyez indulgents. D'ailleurs, si cela amuse quelqu'un de retravailler le texte ou d'écrire la suite ; qu'il s'en charge...
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Il m'arrivait fréquemment, parfois du moins, qu'une personne étant amenée à me rencontrer me fasse demander comment je pouvais avoir choisi de servir le Seigneur, comment j'avais pu aspiré à devenir cureton – le vilain mot – et passer ma vie à prier et rester au service des autres.
Dès l'âge de mes premiers émois amoureux je m'étais découvert l'âme d'un vicaire. Dès l'adolescence, j'avais apparenté les troubles charnels à ma vocation. Vision des choses pour le moins paradoxales… Chez moi, tout ce qui s'oppose se lie étrangement : plaisir et chasteté, pêché et piété, le plaisir de la chair et l'abstinence des vieilles filles, l'attirance envers la gente masculine et le machisme dont faisait preuve mes semblables, tout aussi décharné que sans formes, suivant au mot près les désirs du Tout Puissant.
Renonçant très tôt aux merveilles des avantages charnels que l'on me promettait, j'étais entré dans les ordres par amour du Ciel, bien qu'aimant les hommes avec impudeur. Ma vertu consistait en de saintes dévotions. Je fréquentais avec assiduité les lieux austères, sombres et humides : caveaux, chapelles, presbytère aux relents d'hospice. Je ne sortais jamais le soir, ne portant que soutane, me détournait des hommes tant j'avais pris pour habitude de les mépriser.
Je me consolais en me plongeant de plus belle dans les grands livres poussiéreux sans intérêt, m'abîmais les yeux dans la lecture frénétique de vieux missels, préparais mes sermons, usais entre mes doigts de sempiternels chapelets. Accoutumé à l'abstinence, aux concerts des cloches d'église, aux silences des cimetières, aux murmures des confessionnaux, on ne voyait finalement que les côtes qui ressortaient de cette peau trop pâle. Même le Diable, dit on, n'aurait pas voulu d'un si piètre compagnon d'alcôve.
J'étais arrivé à Sainte Croix quelques semaines auparavant, à l'heure la plus chaude, quand l'air s'épaissit et stagne comme une vapeur d'essence. Une troupe de soldats avaient pris mes bagages tandis que, de l'autre côté de la rue, les villageois accroupis me dévisageaient sans pudeur.
Au début, comme la plupart des arrivants, je n'avais aucune intention de m'installer en Bavière ; je me voyais plutôt comme un produit destiné au marché nazi. Je possédais quelques notions d'allemand, obtenu le statu de Révérend et le droit d'exercer dans le pays. Et pour ce faire, je me devais de rester discret.
Un jeune homme boutonneux à face de belette, prénommé Hans à l'origine, m'avait guidé jusqu'au presbytère que l'on me destinait. Tout y était élégant. On avait installé ma chambre à couché devant les fenêtres qui s'ouvraient sur l'arrière cour, flanqué d'un minuscule jardin, planté de chrysanthèmes et de myosotis. Afin de m'initier à l'esprit des lieux, le soldat, donc je n'avais pas encore entendu l'horrible couinement naziard, tint à me préciser que « Monsieur Goethe », avait longtemps séjourné dans le village.
-Monsieur Goethe ?
-Oui, l'Hauptsturmführer !Répondit-il avec une moue indulgente.C'est un homme très apprécié et respecté...
Habitué au léchage de bottes, Hans mit fin à ce début de conversation. Il me précédait déjà dans le petit chemin qui menait à l'église.
Dès l'aube, je me dirigeais rituellement à la fenêtre de ma chambre. J'observais la procession des fourmis, les sommets de la Schwarzwald et laissait place au silence zébré par le vol des étourneaux. Évaporation de la nuit, lent retour à la surface. Plus tard, quand la lumière s'était emparée du village, je me glissais dans ma soutane, et mes sens, un a un, s'éveillaient. Mes yeux s'ouvraient sur le vert des jardins. Je voyais, au contrebas le ballet des soldats. Dans la ruelle s'agitaient déjà les villageois. Le monde était précis. Il s'animait, avançait sans âge. Les désagréments du jours arriveraient plus tard.
Une voix aigüe brisa le silence. Et pour le peu que j'en saisi, cette voix, vomie comme une lave, ordonnait aux hommes, femmes et enfants d'embarquer dans les camions garés sur la place. Un autre soldat hurlait qu'il ne fallait craindre cette opération, un simple contrôle de routine, et ses paroles montaient dans le ciel comme un écho funèbre. Je n'aimais pas leurs gémissements impérieux, ni leur façon d'ordonner mais en se soumettant à leurs supérieurs.
A mesure que la journée avançait, mes idées et mes propos divaguaient loin de tous ses sujets. Mes facultés normales ne revinrent au grand jour que lorsque des coups de feu se firent entendre par delà les portes de l'église. Des soldats étaient entrés avec une telle brusquerie que la porte s'était complètement brisée en deux. On ne pouvait se méprendre à l'arsenal militaire dont ils disposaient, leurs visages exprimant hideusement la jubilation mauvaise, étaient bien ceux qui rappelaient cette bande de criminel des plus mal intentionné.
L'homme au visage blafard, les yeux couleur de mer, surgit. Médiocre et superbe, charismatique et admirable, comme une pierre gothique aux allures de roi, j'admirais cette statue inquiète qui me faisait face, enfin. Une fièvre impie en cette occasion me surpris. Trouble exquis de l'âme en proie à ses plus chers tourments...
L'un des hommes me saisit à la gorge, me poussa violemment, et me fis chuter. Alors qu'il s'apprêtait à enfoncer la porte menant au presbytère, il fut interrompu par une sommation :
-Dites donc, espèce de face de belette dégénérée ! Ça vous prend souvent ?
-Mais Herr Kommandant... Il nous faut le... Enfin vous savez quoi !
-Hans ! Lâchez cet homme, est-ce clair ?Immédiatement !
-Oui Herr Kommandant, très bien Herr Kommandant...
Je ne saurais décrire les sentiments que j'éprouvais en le voyant me caresser la joue. Si profonde et irrésistible était l'étrange compulsion à laquelle j'obéissais tant était totale et obsédante l'impression de vieille connaissance.Je ne voyais dans ses yeux, que le reflet de ma propre flamme.
-Beau, très beau garçon.Très séduisant. Vraiment…
L'un des jeunes hommes en uniforme, tout aussi inutile que moche, semblait avoir décider bon de tousser pour faire part de sa présence non désirée.
-Il n'y a personne par ici, Herr Kommandant, indiqua t-il.
Goethe pointa le crucifix écaillé, au centre de l'église et bredouilla quelque chose. Mon niveau d'allemand étant médiocre, je ne su quoi répondre à cette interrogation.
Je ne me questionnais pas sur la teneur de ses propos, mais bien ce que je pouvais endurer si par mégarde il n'appréciait pas mon mutisme.
Le grand benêt lui servant de lèche botte m'attrapa par le col, me secoua vigoureusement en hurlant et postillonnant abondamment sur mes habits de fonction.
Le Kommandant lui calma immédiatement sa joie et entreprit de le faire chercher ailleurs si, par chance, il s'y trouvait.
Un verre d'eau ? Du cognac ? De ma réserve personnelle...
-Non, ça ira. Murmurais je.
A mon grand soulagement, il arbora un sourire et il fini par me demander mes papiers. Phrase que je connaissais par coeur, tant je l'avait entendue une fois la frontière franchie.
Il continua sur sa lancée de questions, mais rien n'y fit car mon niveau était bel et bien à pleurer. Je me devais de jouer ma vie à pile ou face sur la dernière interrogation. L'aillant entendu prononcer mes nom et prénom à consonance juive, je préférais répondre vigoureusement « non » de la tête.
Hans, après avoir fouillé la cour de l'église, revint à la charge se faisant enguirlander de plus belle par son supérieur. Comprenant qu'il me désignait comme du vulgaire bétails, et ne souhaitant en aucun cas finir embarqué au fond de l'un de leur camion, j'attrapai fermement le bras de mon interrogateur.
-Où n'emmenez vous, Herr Kommandant ?
- C'est une question plutôt délicate mon Père, je préférerais ne pas y répondre.
Les rues étaient vides, désespérément vides. Les troupes avaient ramené plus de la moitié des habitants sur la place publique. Pendant que Hans prenait plaisir à se pavaner prétentieusement au milieu de la foule, Goethe m'entraina à l'aménagement de chaises mis en place à l'ombre pour les SS hauts gradés.
- Prenez place.
- Je... Est-ce que vous parlez sérieusement ? Je ne suis pas un Nazi !
- J'ai bien le cœur à la plaisanterie ? Faites pas de chichis et asseyez-vous !
Interloqué, je décidais d'obéir. Placé debout derrière moi, il paru bien décidé à me surveiller.
Les soldats se mirent à gueuler à la foule :
-Les femmes et les enfants de moins de dix-huit ans vont dans le camion qui est à gauche ! Les hommes vont dans celui à droite ! Schnell !
C'est à ce moment que je senti une pression ferme et dissuasive sur mes épaules.
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Sur l’artiste « Marozie de Tusculum »
quel chance tu as eu de ne m'avoir rencontré enfant car je t'aurai éclaté sans remord....et tu ne serais pas là a te geindre ceux qui arrivent tu es passé entre les filets mais ne croise pas mon chemin car je ne te raterai pas car pour moi tu es un enfant mais avec quelques centimètres en plus....!!!!
Trucidor mon dragon prépare la potion nous allons avoir un invité enfin un nouveau cru...mes étoiles!!!!
lily la diablesse! -
Sur l’artiste « Marozie de Tusculum »
si l'art est ici bas le plagiat de l'œuvre de dieux
sachez monsieur que vous ne faite pas de pales copies
j'aime beaucoup vos mots , vos tournure et la ou elle nous mènent
13 artistiquement
belistophen -
Sur l’artiste « Marozie de Tusculum »
J'ai aimé cette "ode au nez" pour le choix du sujet et le ton que tu emploies et qui distille un humour très distancié.
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Sur l’artiste « Marozie de Tusculum »
Tu as donc le nez fin d'être arrivé jusqu'ici. bienvenue étoilée!
Titre ? A quoi bon pour une si pauvre actuallité ...
( il y a moins de 12 mois )
J'ai réussi à faire une critique musicale toute gentille. Je veux une médaille !
Je me .... hâte !
( il y a moins de 13 mois )
Bon, allez, je finis ma crêpe au Nutella©®™ et je me remet à écrire. Comme quoi, tout n'est que recommencement dans la grande traînée de la vie qui depuis l'aube des temps et que l'homme est l'homme, blablabla... Le reste, un autre jour. La flemme. Déjà.
Debut et fin
( il y a plus de 13 mois )
Bon, la case "je fais joujou en remplissant mon profil" est achevée. Maintenant, on va pouvoir goûter aux joies simples de cette étrange chose qu'est l'anonymat public, de ne plus être plus une star, une référence - ce que je suis bien évidemment par ailleurs, ô fans! - simplement profiter de cette petite drogue nauséabonde qu'est le net et cela sans mouvoir les foules. .... Profitons-en, en plus, c'est les vacances !


















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