505
Marozie de Tusculum
- Inscrit le : 11/02/2009
- Dernière connexion : il y a 7 mois
- Ville : Colmar
- Présentation : Dans l'existence même j'ai un diplôme de graphiste publicitaire, mais je passe le plus clair de mon temps à dessiner, lire, ou ne rien faire. J'évite tout contact avec la gente "grossière" et la politique m'ennuie énormément. Je n'aime pas travailler mais j'aime bien gagner de l'argent.
Peace. - Influences : Alan Rickman, La Lune, Jacques Brel, Michel Houellebecq, Lovecraft, Edgar Allan Poe, Tim Burton, Alain Bashung, Ludwig Von 88, Heinlein, Van Vogt, Philip Dick, Dali
- URL :
Textes du recueil "Fanfictions"
- Sweeney Todd
- Amon & Slope
- 12 vote(s) |
Sweeney Todd (nouvelle)
Inspiré de: "Sweeney Todd, Le Diabolique Barbier de Fleet-Street" (Tim Burton, 2007).
Genre: Humour, absurde, parodie.
Avertissement: -12 ans
Aujourd'hui, mon grand manitou avait organisé une merveilleuse fête, tout aussi merveilleuse que lui.
-Bailli est né pour servir son bon Milord !Couinais-je joyeusement en bougeant ma graisse tout aussi envahissante que la connerie qui m'inondait.Bailli est heureux de voir son Maître heureux !
-Bailli, fermez la !S'énerva mon supérieur sans même lever les yeux de son journal.
Il ne me regardait jamais en face et je le comprenais. Ma laideur et mon odeur répugnante m'entouraient, telle une aura, et plusieurs personnes avaient déjà finit à l'hôpital en me sentant d'un peu trop près.
-Bailli, allez chercher Ichabod, m'ordonna mon Führer.Je veux qu'il soit aussi de la partie...
-Ce sale petit con ?Caquetais-je en bavouillant de haine.Milord, cet homme m'agace !
L'homme de loi se leva de sa chaise, la faisant tomber à terre et bomba fièrement le torse.
-Plait-il ? Serriez vous tenté de me défier, Bailli ?Beugla t-il, me regardant de haut car je lui arrivait aux genoux.
-Oh Milord, jamais mon intention n'a été de vous défier ! Bailli apprendra dorénavant à se taire et à obéir pleinement aux ordres de son Maître !Coassais-je bêtement en me jetant à ses pieds tout en inondant ses bottes de baisers tout aussi visqueux que mes fesses énormes et disgracieuses.
Je me suis mis à chiâler stupidement du plus fort que la chose toute molle qui me servait de gorge pouvait me le permettre.
-Oh mon bon Milord ! Bailli est heureux de servir son Maître ! Milord est un Dieu vivant auquel Bailli promet sur sa misérable vie de lamentable asticot de faire des centaines de sacrifices humains tous les soirs de pleine lune !
Le Juge sembla lassé de mes flatteries et assena un coup de pied dans mon faciès repoussant.
-Taisez-vous et allez chercher Ichabod !S'énerva t-il, retournant à ses lectures intéressantes qui enrichissaient encore plus sa suprême intelligence.
J'étais si gros et court sur pattes, que je devais me servir de ma canne pour réussir à ouvrir la porte de la chambre d'Ichabod. Je retrouvais le jeunôt pâlichon en pleine réflexion sur l'une des nombreuses cucurbitacées choisie pour constituer sa soupe de légumes.
-Le Juge vous demande dans son bureau ! Dépêchez-vous !Jacassais-je, retenant le flot de graisse qui débordait furieusement de mon pantalon.
-Monsieur Bailli ! Quelle... joie de vous revoir !Lança t-il en crispant la mâchoire et en plissant le nez.
Décidément, ce gamin ne savait pas mentir.
Il essaya tant bien que mal de reprendre sa respiration, dégoûté par l'odeur infeste qui se dégageait de ma déplaisante personne. Fier de mon immensurable puanteur, j'esquissais tout de même une sorte de sourire, lui laissant entrevoir mes dents plus que pourries. Il soupira bruyamment, me faisant comprendre qu'il se serait bien passé de ma compagnie. J'étais pénible et aimait cela. Impatient, je lui saisit le bras de mes petits doigts crochus et enfonçais sans pitié mes ongles jaunis dans sa chaire. Je n'avais pas l'intention de laisser ce gringalet rêvasser sur des carottes et autres pommes de terre.
-Je sais marcher tout seul, lâchez moi maintenant !Chouina t-il, en tentant de me dégager de mon étreinte puissante.
Fier d'avoir enfin pu cracher un ordre et d'avoir pris le dessus, je remuais mon immonde carcasse, claudiquant stupidement jusqu'en bas des escaliers.
Je me plaisais toujours à les dévaler en imitant le bruit d'un moteur défectueux, ce qui fit enrager considérablement Turpin. Perturbé dans ses lectures de reliques pornographiques, il décida donc d'en finir avec ma bêtise légendaire en me décrochant un coup de botte dans mon immense derrière.
-Calmez votre joie gros furoncle !Cria t-il.
Le grincement des marches trahit la présence d'Ichabod. Le Juge leva la tête, ébauchant un sourire. Il tendit les bras vers la mauviette.
-Mon cher Ichabod ! Venez dans mon bureau, j'ai à vous parler !...
Il se plaça en travers de mon chemin alors que je m'apprêtais à le suivre.
-J'ai à vous parler : entre hommes !Ajouta t-il en me fixant du coin de l'œil.
Je sortis donc pour me rouler dans mon purin quotidien, attendant l'heure du déjeuner.
Turpin me servit mon repas dans ma gamelle. Je fus autorisé à manger à coté de leur table. Sûrement étais-ce mon anniversaire ! Ichabod faisait des dessins dans sa purée. Sûrement avait-il la nausée à cause de l'affreuse odeur qui se dégageait continuellement de ma bouche lorsque je mangeais. Il renonça finalement à son repas et s'occupait à regarder tournoyer ma fidèle mouche de compagnie autour de ma monstrueuse carcasse. Le juge s'amusait à lancer des boulettes de pain sur ma tête en souriant au jeune homme qui ne disait jamais rien. Voyant que la demi-portion était attentionnée à admirer le bout de mes bottes, je lui assénais un violent coup de canne dans les tibias en lui injectivant de ma voix horriblement nasillarde qu'il fallait toujours regarder mon Chef dans le blanc des yeux. Excédé, mon beau Milord me repoussa d'un coup de pied qui me fit rouler sous l'immense table.
Quelle horreur fut-il pour moi de voir la main de mon grand Maître vénéré parcourir la cuisse frêle de ce jeune avorton ! Je réfléchissais du mieux que me le permettais mon cerveau avarié à qui il restait deux neurones trisomiques.
Il se mit à pousser des hurlements quand je lui mordis cruellement le doigt.
-Lâchez-moi !Sanglota ma proie.Affreuse chose difforme ! Au secours !
Il se mit à gigoter dans tout les sens, craignant sans doute d'attraper la peste bubonique.
-Bailli !Beugla le juge en m'envoyant visiter l'espace interstellaire d'un magnifique coup de pied.Je ne vous ai pas demandé de mordre mon invité !
J'eus juste le temps de passer le bonjour à E.T que je retrouvais lourdement la surface dure du plancher. Je restais couché, bavant abondamment sur le tapis persan de mon bon Milord qui retira immédiatement le tapis.
-Faites donc un peu attention, con de Bailli !Vociféra t-il en me crachant dessus.
Le gamin se tenait la main et semblait sur le point de fondre en larmes, gros bébé qu'il était encore.
-Arrêtez de pleurnicher Ichabod, ordonna alors fermement le juge en voyant que les yeux du gosse étaient embués de larmes.Ce sont les enfants qui pleurnichent et vous n'êtes plus un enfant !
Je me mis à sautiller bêtement sur place, piaillant et écumant de joie. Rien ne me faisait plus plaisir d'entendre mon bon Milord descendre ce sale gamin encore puceau.
Moi aussi j'étais encore puceau mais c'est normal car je suis très laid. Je ressemble à un gros porc à qui on a mis une perruque. Mon bon Maître ne se lassait pas de me le répéter en me sonnant des coups de poings dans les dents.
A la fin du repas, je m'étais tellement empiffré que je n'arrivais plus à passer la porte.
-Milord, Appelais-je,mon bon Milord ! Bailli est coincé ! Bailli supplie son Maître vénéré d'aller chercher le pied de biche pour le faire sortir de cette douloureuse impasse !
Je tendais la langue pour lui lécher les bottes mais il s'éloigna et tenta plusieurs fois de me dégager en m'assénant plusieurs coups de pieds dans mon gros derrière difforme mais rien n'y fis.
-Résidu de connerie !Beugla t-il en arrosant la pièce d'un nuage de postillons.
Même sa force légendaire ne parvint pas à faire bouger ce gros sac de graisse qui me servait de corps. Je fus donc condamner à passer la nuit dans la cuisine... J'étais horrifié de savoir que le gamin blafard partageait la chambre de mon cher juge Turpin et me mis à creuser avidement dans le sol, créant ainsi une galerie qui me permit de sortir de ma prison. Malheureusement, j'avais creusé un peu trop loin et avait atterrit en Chine...
Permalien :
L'auteur vous invite à contribuer à son oeuvre collective en suivant ses instructions :
Pas d'indication de l'auteur.
Donner un avis sur cet artiste
-
Sur l’artiste « Marozie de Tusculum »
quel chance tu as eu de ne m'avoir rencontré enfant car je t'aurai éclaté sans remord....et tu ne serais pas là a te geindre ceux qui arrivent tu es passé entre les filets mais ne croise pas mon chemin car je ne te raterai pas car pour moi tu es un enfant mais avec quelques centimètres en plus....!!!!
Trucidor mon dragon prépare la potion nous allons avoir un invité enfin un nouveau cru...mes étoiles!!!!
lily la diablesse! -
Sur l’artiste « Marozie de Tusculum »
si l'art est ici bas le plagiat de l'œuvre de dieux
sachez monsieur que vous ne faite pas de pales copies
j'aime beaucoup vos mots , vos tournure et la ou elle nous mènent
13 artistiquement
belistophen -
Sur l’artiste « Marozie de Tusculum »
J'ai aimé cette "ode au nez" pour le choix du sujet et le ton que tu emploies et qui distille un humour très distancié.
-
Sur l’artiste « Marozie de Tusculum »
Tu as donc le nez fin d'être arrivé jusqu'ici. bienvenue étoilée!
Titre ? A quoi bon pour une si pauvre actuallité ...
( il y a moins de 12 mois )
J'ai réussi à faire une critique musicale toute gentille. Je veux une médaille !
Je me .... hâte !
( il y a moins de 13 mois )
Bon, allez, je finis ma crêpe au Nutella©®™ et je me remet à écrire. Comme quoi, tout n'est que recommencement dans la grande traînée de la vie qui depuis l'aube des temps et que l'homme est l'homme, blablabla... Le reste, un autre jour. La flemme. Déjà.
Debut et fin
( il y a plus de 13 mois )
Bon, la case "je fais joujou en remplissant mon profil" est achevée. Maintenant, on va pouvoir goûter aux joies simples de cette étrange chose qu'est l'anonymat public, de ne plus être plus une star, une référence - ce que je suis bien évidemment par ailleurs, ô fans! - simplement profiter de cette petite drogue nauséabonde qu'est le net et cela sans mouvoir les foules. .... Profitons-en, en plus, c'est les vacances !


















Ajouter à la sélection



