Présentation : Petit homme trappu, vivant dans les tripots, en attendant le trépas, je tripote la rime, dans les bistrots vermines, où la joie est tricard, et où le mal de vivre est un vieux briscard, rompu au désespoir dilué dans les verres de ricard.
Les cheveux crépus, ma prose crépite, au contact des crapules aux visages opales...
Certes...
Soit...
Zut...
Que la Paix accompagne les âmes et les coeurs.
Influences : Les Gobelets En Plastique, Les Tables Basses, Les Fennecks Furieux, Les Spams Intempestifs, Les Soubresauts, Les Balles De Tennis, Les Stupeurs, Les Autostoppeurs, Les Saligô, Les Accusés De Reception, Les Voilà Koi T'as Vu, Les Affinités Infinies, La Vaisselle Universelle, Etc Etc
Mais... qui s'ocuupe de ne pas mourir de solitude ?
Chercher à être heureux à tout prix, est le plus sûr moyen de se rendre malheureux. On ne peut pas être heureux tout le temps. Car dans chaque plaisir ici-bas, réside une douleur dont l'origine est l'excès. Par nature, l'homme est excessif !
J'ai vu le maheur dévalé la pente du destin.
Son dévolu il a jeté sur ton âme dévoilée.
Il s'est assis à la table de ton coeur et il a dévoré
ta joie de vivre dans un écoeurant festin.
Qu'est ce que l'expérience de la vie si ce n'est une infinie de brouillons qu'il faut sans cesse remettre au propre !
Il y a pire que la misère du pauvre.
La Honte qu'il ressent auprès des riches !
Un pauvre qui meurt, c'est un incident.
Un riche qui trépasse, c'est un incendie !
Nous sommes à l'image de l'Intention qui siège dans notre coeur.
Nos intentions sont le miroir de nos paroles et de nos actes.
Qu'est ce qu'avoir conscience ?
C'est le contraire de l'habitude. c'est de nourrir un sentiment de méfiance permanent, farouche, vis à vis d'elle.
C'est la guerre dans ma tête.
Mes pensées malsaines et obscures cherchent par tous les moyens à envahir le royaume de mon coeur et de mon âme, deux peuples qui vivent en paix et en harmonie.
J'ai très mal dormi.
Les démons ont pris ma nuit en otage. Ils l'ont baillonné et sequestré. Ils ont noyé toutes les étoiles dans la mer abyssale de mes peurs.
Ils m'ont demandé une rançon : Ma joie de vivre.
J'ai négocié pendant des heures. En vain. Mon seul espoir était l'arrivée du jour. Lorsqu'il arriva, le soleil, majestueux et puissant brûla tous ces démons et libéra ma nuit.
Contrarier la nature d'un homme, ce pourquoi il est fait, c'est contrarier l'univers et tout ce qu''il contient.
Le sage est celui qui sait transformer ses souffrances en mélodies !
Sois en paix avec toi-même si tu veux acceuillir l'humanité dans ton coeur.
Je me réjouis de voir que de temps à autrre, la nature se donne la possibilité de réagir, saisit l'opportunité de rendre la monnaie de la pièce de l'homme pour ses crimes odieux perpétrés contre elle.
La nature est dans nos mains et sous nos pieds.
Alors, soyons délicats quand on la manipule et ayons le pied léger !
L'Homme est dans mes yeux.
Le monde, dans mon esprit.
Ce n'est ni l'Homme ni le monde qu'il faut changer.
C'est la manière de les penser et de les voir !
Un jour, un sage m'a dit :
" Soit solidaire avec ton prochain comme tes deux pieds. L'un ne peut avancer sans l'autre. L'un ne peut être chausser sans l'autre. On est condamné à marcher ensemble. On est condamné à prendre soin les uns des autres."
Les Hommes sont nés pour pleurer !
Satannée Tristesse qui a plongé ses griffes dans son coeur !
Une pince Monseigneur et un pied de biche, s'il vous plaît !
Pourquoi faire ?
J'ai une tristesse dans l'estomac qui me tenaille et une solitude coincée au fond de la gorge !
Noublie pas l'Inoubliable !
Sur l'étiquette de son coeur,
Il est écrit "FRAGILE", à manipuler avec des mains délicates et à laver à chaude température.
L'ignorance est dans la multitude.
La vérité, dans la solitude.
Hé ! désespoir insencé !
Qu'as-tu à lui serrer son âme de tes mains écorchées et couvertes de verrues !
Hé ! Solitude acharnée !
Qu'as-tu à lui pietinner son coeur de tes pieds déformés et tordus !
Hé ! Mélancolie ravageuse !
Qu'as-tu à le regarder de ton oeil gauche qui louche et de ton oeil droit crevé !
Hé ! Tristesse désatreuse !
Qu'as-tu à lui souffler dans l'oreille des mots de ta bouche sèche et gercée !
Hé ! Désespoir, Solitude, Mélancolie, Tristesse !
N'êtes-vous pas encore rassasié de son infortune ?
N'êtes-vous pas encore repus de le voir tourmenté, affligé et humilié ?
Allez-vous en !
Il n'a plus de larmes à vous offrier dont vous pourriez encore vous abreuvez !
Vous avez tout bu, jusqu'à la dernière goutte de desespoir qui lui restait !
Ses yeux, son coeur et son âme sont secs comme un puit dans le désert !
Allez vous-en ! Infâmes que vous êtes ! Pilleurs de volonté ! Saccageurs de désirs ! voleurs d'amour-propre ! Allez étancher votre soif ailleurs ! Ce ne sont pas les écorchés vifs qui manquent !
Dégagez ! Et laissez-le seul, en tête à tête avec la Folie.
C'est tout ce qui lui reste. Aujourd'hui, il n'a plus qu'un souhait :
Que l'on sabre son crâne comme l'on sabre une bouteille de champagne !
Voir son sang impur giclé !
Voir son cerveau rongé par les vers du malheur volé en éclat !
J'ai du talent dans les talons, mon père me dit.
Je suis aussi rapide qu'un étalon, mon père me dit.
Je n'ai aucun démon qui me talonne, mon père me dit.
Mais la faucheuse de pieds est arrivée.
Achille, ton devoir il est temps de faire mon fils, mon père me dit. Défendre ta patrie, car tu as du talent dans les talons, mon père me dit. Va faire la guerre aux pieds grecs, mon père me dit.
Achille part à toute vitesse avec son talent dans les talons. Son lieutenant a à peine le temps de lui expliquer la startégie, qu'Achille est déjà sur le front, avec son talent dans les talons. Il marche sur une mine. BOUM ! Finit les pieds, finit le talent, finit les talons.
Achille rentre chez lui sur un fauteuil roulant, estropié. son père lui dit : Achille, mon fils... du talent tu avais dans les talons. Et Achille de lui répondre : Oui papa... J'avais... !
Mais Achille est un génie. Plus d'un don dans son sac, il a. Une habilité, une dextérité de ses dix doigts. Alors son père lui dit : Mon fils, de l'or dans les mains tu as.
Mais la faucheuse de mains est arrivée. Achille, ton devoir il est temps de faire mon fils, mon père me dit. Défendre ta patrie, car tu as de l'or dans les mains, mon père me dit. Va faire la guerre aux pieds bots, mon père me dit.
Achille part avec son or dans les mains. Son lieutenant a à peine de lui expliquer la stratégie, qu'Achille est déjà sur le front avec son or dans les mains. TATATATA ! Achille reçoit une rafale de balles dans les deux bras. Finit les mains, finit l'or, finit la dextérité.
Achille rentre chez lui sur un fauteuil roulant, amputé. Son père lui dit : Achille, mon fils, de l'or dans les mains tu avais. Et Achille de lui répondre : Oui papa... J'avais...
Mais Achille est un génie. Plus d'un don dans son sac, il a. Une intelligence, une vivacité d'esprit, une perspicacité. Alors son père lui dit : Mon fils, du plomb dans la cervelle tu as.
Mais la faucheuse de tête est arrivée. Achille, ton devoir il est temps de faire mon fils, mon père me dit. Défendre ta patrie, car du plomb dans la cervelle tu as, mon père me dit. Va faire la guerre aux pieds plats, mon père me dit.
Achille part avec son plomb dans la cervelle. Son lieutenant a à peine le temps de lui expliquer la stratégie qu'Achille est déjà sur le front avec son plomb dans la cervelle. WIZZZ ! Achille reçoit un éclat d'obus en pleine gorge, sa tête tombe. Finit la tête, finit le plomb, finit l'intelligence.
Achille rentre chez lui dans un cercueil. Son père lui dit : Achille, mon fils, tu talent tu avais dans les talons, de l'or tu avais dans les mains, du plomb tu avais dans la cervelle.
Et Achille de lui répondre, dans un échos d'outre-tombe :
Oui papa...j'avais...j'avais...j'avais....
L'Humanité est en gestation dans le ventre de la vie. La mort, c'est la naissance.
Avant que le destin nous condamne pour ne pas avoir été à la hauteur de la vie. Avant que le désespoir assèche nos yeux d'avoir trop pleuré. Il faut aimer et être heureux. Le coeur est une lumière que l'on éteint par notre bêtise. L'apathie trouble le silence de l'âme par méprise. La vie n'attend pas les paresseux. La mort, patiente, souveraine, nous attend. Il faut profiter de la lumière de la vie avant que n'arrive l'obscurité de la tombe.
Il se plaint souvent de souffrir,
mais bien souvent,
c'est lui qui met une épine dans le pied de la vie !
La poésie est l'expression d'une blessure
infiniment profonde
dont chaque vers est un point de suture !
Suis-je victime du destin ?
Ou est-ce que je joue le destin de la victime ?
Qu'est-ce que le désespoir,
Si ce n'est les larmes de l'âme
qui coulent dans l'océan du néant ?
Qu'est-ce que la souffrance,
si ce n'est les échos des gémissements du coeur
qui retentissent dans l'âme ?!
L'homme excelle dans l'art de l'intolérance !
Au premier mot que son prochain profère,il le juge.
A la phrase,il le condamne.
A son opinion,il le tue.
J'exècre la race humaine !
J'en souris ! ... Non, j'en rigole... mais non voyons, j'en suis mort de rire, j'en pleure, mais non que dis-je ! Je me roule par terre, j'en ai les larmes aux yeux, je me tords... oui je ris jusqu'à l'étouffement, étranglé par un fou-rire incontrôlable, je m'affale par terre
et je ris, je ris, je ris... de voir O combien L'HOMME est IMPUISSANT et INCAPABLE de VIVRE en bonne INTELLIGENCE avec ses SEMBLABLES !
Ilavait des yeux pointus, un regard acéré et tranchant.
Comme des tessons de verre brisés que l'on éparpille tout le long de la hauteur d'un mur pour se protéger des intrusions extérieures, il se refugiait derriere ces yeux aiguisés, ce regard affuté qui blessait quiconque tentait de rentrer dans son intimité.
D'un seul regard, il avortait toute tentative d'approche.
Ilme serra la main d'une poigne de fer.
Il était grand et gros mais avec une petite tête rubiconde et chauve qui tombait sur ses larges épaules comme un cheveu sur la soupe. De grosses moustaches recouvraient sa lèvre supérieure et son sourire laissait découvrir unedentitionjaunie par le tabac. Il avait un double menton grassouillet et sa bedaine débordante était enveloppée dans un pantalon à pinces, encerclé d'une ceinture serrée jusqu'au dernier trou.
Il suait sans effort, le genre d'homme bon vivant mais mal dans sa peau,étriqué de toutes parts.
L' homme fait ses premiers pas
Il avance pas à pas
Il fait les cent pas
Il franchit le pas
Il se tire de mauvais pas
L'homme est comme une chaussure neuve. Il naît exempt de toute impureté, de toute souillure. Combien de paires use-t-il dans sa vie ? De combien de souliers, de bottes, de baskets, habille-t-il ses pieds nus ? Combien de talons et de semelles, cassées, décollées par l'usure du temps, par l'emploi quotidien ou occasionnel ?
L'homme est comme les chaussures, différent selon les fabrications. Des hommes élégants et raffinés comme des escarpins, des hommes légers et souples comme des pantoufles, des hommes bruyants et grossiers comme des sabots, des hommes ouverts et chaleureux comme des sandales…
Tous, ont un point en commun. La nécessité de se chausser, afin de satisfaire son besoin impérieux de marcher, d'avancer vers ses rêves et de courir vers le bonheur.
Combien de foulées effectue-t-il dans sa vie ? Combien de pas pressés, de pas lents, de pas feutré, de pas lourd, de pas décidé, de pas hésitants, de pas en avant, de pas en arrière, de petits pas, de grand pas, de retour sur ses pas et de faux pas ?
L'homme, quelque que soit sa pointure, est comme une chaussure neuve qui s'abîme par la force des événements et les épreuves de la vie.
On a tous besoin, à un moment de notre existence, d'un bon coup de cirage, d'un bon cordonnier ou d'un bon chausseur… pour repartir d'un bon pas, motivés à laisser des empreintes indélébiles dans le cœur des hommes, des traces qui seront suivies par d'autres hommes… ou pas !
L'homme construit sa vie comme une maison. Des fondements qui se veulent solides, quatre murs censés être en béton armé, et une toiture soi-disant à toute épreuve. Il prend un soin particulier à choisir la couleur de la peinture, la forme des portes et du portail, la taille du jardin…
Il a sacrifié du temps, de l'énergie. Mais l'on ne sentira jamais l'odeur de sa crémaillère.
Parce qu'il n'invite personne dans son intimité. Parce qu'il n'a personne à convier. Il ne vit pas dans sa maison. Il est tout le temps à l'extérieur. Dans sa voiture. Sur les routes. Dans les hôtels. Commercial invétéré. Il fuit son domicile qu'il a si chèrement construit, si ardemment désiré.
Il a peur d'y mettre le pied. Il sait que s'il ouvrait la porte de sa demeure, il y verrait un vide insupportable. Aucune déco, aucun meuble, aucun objet, aucun tapis. Affreusement vide. Douloureusement désertique. Un creux mélancolique. Un trou béant de solitude. Un abîme d'ennui et de désespoir…
Des odeurs nauséabondes remontent de toutes ces profondeurs.
Il préfère rester en dehors de lui-même, à l'air libre. Arroser les plantes, entretenir les nombreuses fleurs et relever ce qui ressemble à du courrier : un tas de prospectus et des factures, seuls liens avec le monde extérieur. Mais surtout, oublier. S'oublier dans des tâches superflues. Surtout, resté loin desoi. Le plus loin possible. Toujours resté à la périphérie. En surface. Rien que de la surface. De la belle surface plane, lisse et satinée. Voilà qui permet de continuer à vivre sans rentrer dans le cœur des choses.
Il refuse de voir l'état interne de son logis. Il redoute l'envers du décor. Les coulisses de son Moi. Les sous-sols de son Ego. Sondedansau sein duquel un cœur, une âme et une conscience sont endormis, anesthésiés par les relents pestilentiels de ses amertumes.
Il craint le silence de ses organes. Il préfère le bruit des insouciants. Au moins, eux, n'exigent pas de lui qu'il se regarde en face. Au contraire. Il lui demande d'être aveugle, de ne penser à rien et de s'amuser.« On ne vit qu'une fois après tout ! ».
Mais pour combien de temps ? Les années passent et son intérieur se délabre, les murs se fissurent, le parquet se raye, le plafond s'effrite et menace de s'écrouler. Il y a urgence. Cela fait trop longtemps qui la laissé sonchez-soià l'abandon. Mais il préfère de continuer à se fuir et à se mentir à lui-même.
Tant pis ! se dit-il… Tant que les apparences sont sauvées…
L'homme est une maison qui tombe en ruine. Tout son art, consiste à faire en sorte de donner l'illusion qu'elle tient encore debout.
Mon art, un scalpel
Sur l'abdomen de l'humanité, je pratique une large entaille
Ma plume entre les doigts, mes yeux observent ses entrailles
où s'entremêlent les générations d'hier, d'aujourd'hui et de demain
Des trésors de vérités et de sagesses inconnues dans ces boyaux et ces intestins
Secrets inaccessibles et scellés, car déjà, la plaie est suturée par la main du Destin
Déposant sur ma feuille blanche sa grande aiguille, son fil d'acier et son dé à coudre
Mon art, une vocation, une obstination qui ne veut pas en découdre...
J'ai entendu ces mots haineux, de rejet et de mépris, syllabe par syllabe, phonème par phonème, ...
Chaque lettre, une insulte, chaque son, une injure, chaque écho, une offense à la dignité humaine
A chaque insécurité personnelle correspond-il une haine ?
Chaque haine est une fragilité du cœur, une faiblesse de l'âme, une anémie de l'esprit
J'ai entendu les pleurs, recueilli la douleur, compris certaines erreurs, j'ai même eu peur, j''ai même eu mal, moi aussi j'ai souffert mais dis-moi où cette heure...
Où cette minute, où cette seconde nous mène ? Vers la victoire ou vers l'anéantissement de l'humanité ?
Texte co-écrit avec Margaux Deus dans le cadre d'un cadavre exquis
L'Homme ! Cet être ô combien imparfait... mais ô combien
perfectible !!!
L'Accord:) conforte et réconforte
Le Désaccord:(déstabilise mais rend l'âme plus forte
La lumière jaillit des contraires et des contraintes !
Ne pas tenter de donner une réalité à ses rêves
est plus dur que de vivre dans la réalité sans rêver !
Déçu des hommes, mais ô combien espérant et amoureux
Dans mes bras, serré les aimés
Dans mon coeur, acceuillir les aimants
La vie, un dialogue de sourds et de muets, une causerie sous cellophane
C'est pourquoi les poètes ne comprennent pas le langage des profanes
La vie est un chemin escarpé
De la mort, nous serons tous des rescapés
Poème invisible
Vers transparents
Rimes christallines
Prose opaline
Mourir de lumière tant la terre me pèse. (Majeed)
Mais tant que la terre me porte et me nourrit pour la vie,
Je continuerai, j'avancerai
J'apporterai la lumière jusque dans l'oubli, jusque dans la misère (Margaux)
Les hommes me peinent et me poussent dans d'obscures tranchées
Leur inhumanité me reste au travers de la trachée (Majeed)
Vois, c'est l'obscurité qu'il est de notre sort d'éclairer
Faire venir la lumière, la conscience dans la plus lourde matérialité
Dans la plus affreuse bestialité
Travailler, épurer nos pensées, attiser la lueur
Effacer à jamais le laid à la sueur de nos cœurs
Et libérer du noir nos âmes voilées
Alléger les fardeaux, comprendre tous les maux (Margaux)
Ma sœur… Tant de sagesses posées sur une langue si vivante
Que de vérités couvées dans le nid de ta bouche, dans le secret de ton âme aimante (Majeed)
Il n'existe aucun homme mauvais au fond
Comme elle est lente cette évolution !
C'est l'ignorance et la douleur qui engendrent la souffrance
Et c'est encore l'innocent qui paye cette errance ! (Margaux)
Ta parole est de saphir (Majeed)
Et la tienne est vérité, j'ai le droit d'espérer (Margaux)
Mais les hommes parlent une langue morte, d'aspic, de bois,
Une parole qui fait souffrir, qui crie et qui aboie
Les Hommes sont fourbes et boiteux
Ma sensibilité, à rude épreuve
Ma bonté, au pied du mur
Ils me témoignent un respect douteux (Majeed)
Oui, mon frère, mais maintenant que tu connais la lumière,
Tu sais que tout part de toi
Tu sais où trouver la foi
Ne crains que toi ! (Margaux)
Les scrupules, de mon cœur, tu déloges
Où sont les anges que je leur fasse tes éloges ?
Avant que la terre ne meurt dans un dernier déluge
J'aimerai et serai heureux ...
Deux potes. Deux ados. Shams et Bouba. Assis sur le banc de la cité. C'est l'hiver. Ca caille sec ! Rien à faire. Ils galèrent.
« Intégrez-vous qu'ils disaient ! » Oais… Mais ils sont français !… « Montrez-nous votre talent alors ! » Ce ne sont pas des bêtes de foire ! mais ça tombe bien…
Les deux lascars sont des fans du calembour, des férus de jeux de mots, des as de l'impro, des amoureux de Prévert.
Tendez l'oreille… ils viennent de commencer un cadavre exquis.
Shams : Fatima, Algérienne, galérienne invétérée, squatte en dessous d'un arbre
Bouba : Un pic-vert pervers fait un bruit sec avec son bec
Shams : Un insecte saute sur elle, c'est une sauterelle
Un scarabée d'Arabie, l'invite à son mariage avec un crabe des caraïbes
Un rossignol roux tire un seau de miel du puit de son oreille
Une couleuvre incolore glisse sur la glace de son œil givré
Une libellule libertine livre un colis libellé au nom de personne
Un vieux bouc barbu l'invite à boire un verre de bourbon rue
de Barbès
Un escargot fâché, à qui elle doit des thunes, monte sur ses ergots et lui bave des mots visqueux
Un cheval vagabond l'invite au voyage, il va au Gabon
Un caillou divin lui propose de s'allonger sur son divan en béton
Une herbe clown au visage imberbe lui raconte des histoires désherbantes
Une limace voleuse de sacs à main, condamnée par contumace, lui fait des grimaces
Une coccinelle aux ailes calcinées est en harmonie et lui joue un air d'harmonica
Une abeille obèse et casanière lui propose de venir regarder un Divx dans sa ruche
Un moustique lâche et rustique lui pique les pieds en lui disant « Nique ta… ! »
Une mouche enrhumée qui ne cesse pas d'éternuer essuie sa morve sur sa doudoune
Une cafard broie du noir dans la cave, et refuse de lui ouvrir la porte
Un mulot artiste et ses émules la supplie d'arrêter de cracher
Un âne battu par un canasson battée et griffé par un chat botté lui dit : « Arrête de jouer les bouc émissaire »
Un bourdon bourdonne haut et fort qu'il est bourdonnement incorrect de galérer en solitaire !
Une mule, sabots nus, à qui on a volé ses pantoufles jure de lui dépouiller sa paire de basquet avant ce soir
Une vache défoncée, titube, et tombe dans un coma laiteux
Une souris qui a perdu le sourire et sans le sou va manger aux resto du poumon
Une poule hystérique et névrosée pond des œufs durs et incassables dans sa capuche
Un coq charlatan lui prêche la mauvaise parole en affirmant qu'on ne fait pas des œufs sans casser d'omelettes
Un oiseau écrivain, caché dans la poche de son baggy, écrit de sa plume qu'il rêve de vivre de sa plume quitte à y laisser des plumes…
Fin du cadavre. Les deux lascars se lèvent et s'en vont.
Décidemment… Y a rien à faire dans cette cité !
Ceci n'est pas un Spam mais un Slam
A pied, à vélo, en roller ou en tram
Je fais entendre ma voix à qui veut bien tendre son oreille
En train, en bus, en taxi ou en Mégane
J'offre mon silence et mon souffle, à ceux qui désespèrent et à ceux qui s'émerveillent
Chui dans l'import/export de verbes, de phrases et d'images
Patron d'une PME, spécialisé dans la manufacture de rimes
J'ai 26 salariés qui taffent à plein tps et qui trime
C'est à leurs dévouement que je rends hommage
26 lettres que je m'héberge chez moi dans mon garage
C'est du sous-sol de mon âme que sortent les plus belles strophes
A mes trousses et sur mes traces, Interpole
Qui m'accuse parce des hommes et des femmes j'apostrophe et j'interpelle
Ma parole à leurs yeux ne vaut pas un Kopeck
Ils voudraient que je me fasse tout petit comme Willow le peck
Et que je ferme ma gueule en mangeant des pastèques.
Mais ce n'est pas demain la veille, ni aujourd'hui hier,
Du thé, j'en ai plein ma théière
Du slam frugal ou du slam raffiné pour les gastronomes, du slam pour les femmes et pour les bonhommes, du slam pour les géants et pour les gnomes, des mini slams pour les bébés cadum, du slam rural du slam urbain du slam pour n'importe quel quidam, du slam en album ou en plusieurs tomes, du slam tam-tam qui résonne de Panam jusqu'au Dom Tom
Le slam, ma plume, mon calame, ma calligraphie arabique, j'écris des calamités et des félicités
Le slam, ma coutume, mon sésame, ma chirurgie artistique,
j'écris du sucré salé
Pour les mots, j'ai le béguin
Comme une meuf qui kiffe son lascar en baggy et qui danse le boogy
Ceci n'est pas un Spam mais un slam
Mon art est une vocation
Une discipline que je ne pratique jamais juste par évocation
Le slam, mon sémaphore, travailler sur les métaphores, c'est mon fort
Et quand je me sens fort mal, le slam est la bonne formule
Pour me sortir du formol du stress qu'inflige les formalités quotidiennes
Le monde est fait de pays, de villes, de campagnes et de bleds
Ma seule communauté est celle des cœurs et des âmes
Ma seule fratrie est celle des femmes et des hommes
Ma seule patrie est le monde et l'univers
Issue de la même goutte, de la même semence,de la même terre,
Personne n'est irréprochable, tout le monde est prêchable
Tous les matins, l'Humanité se lève, elle se lave, elle va aux toilettes
Elle baille, elle éternue, elle est en peine, elle est guillerette
Ceci n'est pas un Spam mais un slam
Libre à vous de le filtrer, de le supprimer ou de le faire suivre...
OEtranger !
O Ami !
O Frère !
Brise le silence de ta souffrance !
Ta peine en sourdine
Ta douleur, une routine
...
La parole apaise
Mets ton coeur dans ta bouche et parle !
La parole soulage
Mets ton coeur dans ta bouche et parle !
La parole libère...
O Frère
O Ami
O Etranger
Brise le silence de ta souffrance !
Les bûcherons du dialogue sont ceux ou celles dont le seul souci est de scier vos principes les plus solides, de déraciner vos convictions les plus intimes, de couper la branche spirituelle sur laquelle vous êtes assis. Lorsqu'ils vous quittent, ils ne restent plus que vos yeux pour constater que vous n'êtes plus que résidus de bois… sciure d'humanité !
Ce sont des fanatiques de la franchise, des extrémistes de la vérité.
Ils ont une bouche qui reste toujours ouverte et qui ne connaît pas les 35 heures, ni les RTT. Ils ont un avis sur tout et le font savoir, mettent un point d'honneur à souligner et à rectifier les défauts des autres, ils passent d'un groupe à un autre, comme des convoyeurs de fond, non pas pour récolter leur richesse, mais pour piller ce qu'ils ont de plus chères : leur dignité et leur sensibilité, leur désir d'être écoutés tout simplement, sans être jugé, sans être mal considéré. Ceux-là ne sont pas franc par soucis de vous aider, mais parce qu'ils aiment s'entendre parler, ils aiment dominer le cœur des hommes.
Ils ne supportent ni la contradiction ni le moindre désaccord qu'ils considèrent comme des insultes à leur intelligence, des injures à leur clairvoyance !
Ils confondent le fait d'être franc, avec le rôle du franc-tireur, ils postillonnent à vue sur tous ceux qui ne pensent pas et qui n'agissent pas comme eux.
Ceux là font du langage un rentre dedans, un rentre dans lard, ce que j'appelle les brutes de coffrages, les défonçeurs de points de vue, les démolisseurs d'opinions, les bousilleurs de personnalité… Ils ne prennent pas de gant et se lavent les mains de savoir ce que peut penser l'autre, ils se jettent dans une conversation les deux épaules en avant, avec un bélier argumentaire en tentant de défoncer la porte qui leur résiste ou qui cède selon la force de caractère de leur interlocuteur.
Ces gens là n'ont qu'une oreille, ils ne savent pas écouter, et ils ont deux bouches, ils parlent tout azimuts, à tout prix, à tout va, ils mettent un point d'honneur à dire tout ce qu'ils pensent, sans réfléchir, ils jettent leurs vérités comme des cailloux qui viennent frapper la tête de leur auditoire, et ne cessent pas, tant que celui-ci ne tombe pas assommé, groggy par la violence des joutes verbales agressives et intolérantes.
Ces personnes ont leurs mains dans leurs bouches... elles froissent le cœur des Hommes comme un papier que l'on chiffonne avant de le jeter à la poubelle.
Si l'hypocrisie est une tare qui détériore les relations humaines comme un gaz délétère, l'excès de franchise est un liquide acide tout aussi nocif.
Une langue franche ou fourchue, peut faire plus de dégâts que la chute de la bourse.
La langue est un instrument délicat à manier. C'est l'instrument de l'âme.
Certains ont une langue acoustique. D'autres une langue électrique.
Il faut du temps pour l'accorder et trouver le bon son, le bon rythme, la bonne note…
Il faut du temps pour devenir un bon musicien !
Les larmes d'un Homme...c'est son âme qui s'égoutte à travers ses yeux !
Le regard réprobateur
Le verbe accusateur
Le doigt dénonciateur...
Qu'as-tu à me juger de la sorte ?
Attention l'ami !
Avant de vouloir couper les branches plantées
dans mes yeux,
scie d'abord le tronc qui traverse ton regard !!!
Assume ta grandeur d'âme !
Qu'as-tu à lui faire des ourlets ?
Tu as peur qu'elle dépasse de ton petit corps !
Et que l'on voit l'étendue de ta gentillesse !
La bonté et la générosité ne sont des faiblesses
Que pour ceux qui ne pensent qu'à leur estomac ou à leur carrière !
Accepte ta noblesse d'âme !
Laisse la embellir ton corps et ton esprit
Elle est ta lumière et ton guide dans ce monde obscure !
Qu'as-tu à la plier et à la replier selon les circonstances ?
Tu l'étriques et tu l'étouffes !
Tu t'estimes ne pas être de taille
Ou ne pas être à la hauteur
De ce que la société « moderne » attends de toi :
Consommer sans réfléchir
S'amuser sans retenue
Travailler sans s'arrêter
Parler sans savoir
Vivre sans se poser de questions
Ne souffre pas d'être à l'antipode
Ne te vexe pas de ta différence
N'aie pas honte de tes qualités
Drôle d'époque où l'on vénère le vice
Et où l'on méprise les vertus !
On revendique ses défauts et ses travers
Au lieu de les corriger !
O comme je te comprends !
Toi aussi tu peux être un égoïste et un fataliste !
Pour ne pas rester à l'écart d'une société festive
Qui prône le divertissement à outrance et le profit à l'extrême !
Mais je te rassure mon ami !
Nous sommes tous capable de méchanceté et d'égoïsme !
Ce n'est plus à prouver !
Mais sommes nous capable de vivre en bonne intelligence ?
Dans l'entraide et la solidarité ?
Sommes-nous capable de paix ?
T'en ai convaincu
Je le sais
Tu souffres de la médiocrité des relations humaines
Alors ne trahis pas ton cœur
Et continue d'agir selon ses élans et ses aspirations altruistes
Laisse ton âme dépliée
Tant pis si cela provoque des moqueries
De certains de tes contemporains
Dont leur cynisme n'a d'égale que leur cupidité !
Va mon ami
Va mon frère
La vie est trop courte pour chercher à plaire à qui que ce soit
L'homme excelle dans l'art de l'intolérance !
Au premier mot que son prochain profère, il le juge.
A la phrase, il le condamne.
A son opinion, il le tue.
De ton vice, j'en ai fait l'échographie
De tes travers, j'en connais la géographie
J'ai diagnostiqué un abcès derrière ton crâne
Ce sont toutes tes arrières pensées qui stagnent
De tes jalousies, j'en ai les radiographies
De ton hypocrisie, j'en connais l'anatomie
J'ai décelé une maladie qui a ses racines dans le coeur
Un mal-être profond qui t'empêche de respirer en douceur
Mon diagnostic est sans appel
Malformation de la joie de vivre
accompagnée d'une acnée fielleuse éruptive
qui a dégénéré en un kyste haineux et mortel
À opéré d'urgence !!!
Eh mon ami artiste ! Mon frère poète !
On ne sort pas de l'anonymat
aussi facilement que l'on sort de chez soi !
Tu me dis que tu souffres du manque de reconnaissance.
Tu as écris deux vers, trois nouvelles et tu vois déjà la vie en prose !
Tu te prends pour un poète ?
Voyons !
Tu planes dans tes rêves comme une mouette qui se prend pour un aigle !
Redescends sur terre
Ouvre ton cœur à l'humanité
Prends comme bagage l'humilité
Ensuite, du labeur, du labeur et du labeur
De ton front, doit perler des litres de sueur
De ton cœur
chasse la complaisance car elle te fait dormir sur tes lauriers
Le poète dort à même le sol, sans oreiller
De l'exigence, tu feras ton cheval de bataille
Le cou des clichés, tu leur tordera
Ne soit pas résigné à la médiocrité
Vise l'excellence
Des efforts soutenus et constants
Ne te contente pas de la tiédeur et du potable
Il ne te suffit pas de recueillir l'œuf que l'inspiration pond dans ta petite tête de poète
Il faut le couver, le chérir, le recouvrir de ta transpiration, de ton courage et de ta détermination.
C'est à ce prix que tu pourras briser la coquille et admirer l'éclosion !
Ne prends pas ton art à la légère
Sans quoi, soit assuré qu'il t'affligera de sa désinvolture !
L'effort précède toujours le soulagement.
Et pas le contraire !
Cela, est une utopie d'artiste paresseux !
Tu n'as que faire des éloges et des louanges…pour le moment !
Tu dis que tu as du talent. Certes !
Mais qui n'en a pas ?
Pourtant, tout le monde n'est pas poète !
Cultive ton art avant de vouloir vivre de ton art !
Sèmes, laboures, mets en jachères !
La saison de la récolte viendra
Eh mon ami artiste ! Mon frère poète !
Du labeur, du labeur et du labeur
Les efforts et les sacrifices précèdent toujours le soulagement.
Et pas le contraire !
L'homme m'a désorienté
Qu'il soit oriental
Ou occidental
J'ai reconnu en lui le même désir d'hériter
Du bonheur ici-bas
Mais quand je me suis rapproché de plus près
Pour observer la façon dont il s'y prenait
J'ai reculé de cent pas
Force m'a été de constater
Que l'homme, dans sa poursuite éperdue du bonheur,
Allait paradoxalement à sa perte et à sa ruine !
J'ai vu une bête
assoiffée de domination et de pouvoir
J'ai vu un animal
obnubilé par l'assouvissement de ces instincts les plus vils
J'ai vu un monstre
fasciné par le crime et le sang
Un homme qui n'avait plus grand chose d'humain dans la grande tribu qu'est l'humanité
Je n'ose plus le regarder dans ses yeux
Son visage me répugne
Son sourire m'insupporte
Ses paroles me donnent la nausée
Envers lui, des rancunes vivaces
J'ai pleuré
J'ai relevé la tête
J'ai marché
J'ai cessé de le maudire
Le monde n'est pas ce qu'il devrait être
On ne pourra jamais refaire le monde sans commencer par soi !
Au lieu
d'aiguiser ses instincts les plus bas et de ne voir que le pire chez l'homme
Aiguisons
ses instincts les plus nobles et regardons ce qu'il a de meilleur en lui
Et l'on verra de quoi l'homme est capable en matière de bonté, de générosité et de solidarité
On risque d'en être stupéfait !!!!
Lorsque vous êtes arrivées au monde, vous avez triplés ma haine et ma jalousie.
Vous avez enfoncé le clou de mon désespoir dans la planche pourrie de mon existence. J'haïssais votre mère, ma sœur cadette, cette femme nubile qui vous accoucha dans la douleur, les cris et le sang. Votre satanée mère est morte en vous donnant la vie. Votre maudit père, vous a abandonné à la maternité et n'a plus jamais donné signe de vie.
C'est moi qu'on a appelé quelques jours plus tard pour venir vous récupérer à la clinique. Lorsque je me suis penché sur votre berceau, un frisson me glaça le sang. En voyant vos mines sinistres, vos yeux et vos bouches pointues, j'ai compris que vous aviez été touchées par la main du diable. Les signes démoniaques sur vos visages ne trompaient pas. J'aurais du vous étouffer pour me soulager de la haine et de la peur que vous m'inspiriez.
A contre cœur, j'acceptais de devenir votre tutrice légale. Mais je nourrissais le secret désir de vous faire payer la rancœur et les frustrations accumulées durant ma misérable vie. Je n'avais qu'un seul objectif en vous recueillant : vous inculquez la haine et le mépris des hommes, ces être vils et abjects. J'espérais vous dégoutter de la race masculine en particulier et de la vie en générale.
C'était l'occasion pour moi de rendre la monnaie de la pièce à un destin qui m'avait fait naître femme, avec tout l'arsenal nécessaire pour remplir ma mission à bien, un instinct maternel et un désir d'enfant, mais qui m'avait interdit toute descendance. J'étais physiquement constitué pour mettre au monde une progéniture, mon voeux le plus chère, sans pour autant pouvoir le faire. Lorsque j'appris que ma petite sœur, votre incompétente de mère, était enceinte, j'ai cru devenir folle de rage ! J'ai pleuré pendant des semaines devant cette injustice.
Mais le pire restait à venir. (...)
A SUIVRE...
Il avait le visage chaulé par des années de frustrations et de désirs inassouvis, au point d'avoir ce teint maladif, blanc à l'excès et d'une paleur à faire rougir un croque mort !
A travers tous ces faits et gestes, transpirait l'Insatisfaction par excellence !
Humus d'Humanité
L'Homme !
Un TRONC
Une Branche
Une tige
Une brindille
…
Humus d'Humanité…
Souffle petit vent velu !
Ce monde
Je ne l'ai pas voulu
La vie n'est qu'un jour et une nuit
O ETERNITE !
... Prologue
Cruelles Détresses
qui ont mordus dans les cœurs
Et les mâchent en silence !
-3-
Aumône Ancestrale
Les yeux sont les deux mains de l'âme
Ils mendient la Liberté
Ils implorent un asile de Paix
Aumône Ancestrale
Héritage Parentale
Dilapidé par de pubères poitrines
Aux torses insolents et arrogants
O infâme Humanité difforme !
O l'Homme, O la Femme
Vos désirs purifiés…
ont profanés la langue Maternelle
Les gosiers esseulés
ont soif du silence fraternel
Les ventres sont creux
forés par l'absence cruel de l'Amour
Nectar nocturneLA Nuit tombe de haut.L'homme abuse de son Obscurité.Il méprise son repos,son répit.L'ampoule céleste s'éteint.Sitôt rallumé par le disjoncteur de l'humanité.Indispensable éclairage vicié pour l'accomplissement des métamorphoses.Nectar nocturne butiné par les bouches du Crépuscule.Allures Kafkaïennes.Silhouettes exorbitées.Mal-Etres dissimulés dans les talons des savates.Les chaussettes sont rancies de souffrance viscérale.Qu'importe!Les joues rougissent de tentations.Les yeux se brouillent d'obscénité.Crève-toi le regard!susurre le diable en cravate,car la nuit est longue, comme vos âme démesurées.Les solitudes se décollent des peaux dans les hammams brûlants chauffés à blanc par les désirs tenus en haleine.Que le vice est vaste!Les rires éclatent.Ses échos insondables résonnent dans les cœurs truqués.Les jeux sont faux mais ils en valent la chandelle!murmure le croupier au clin d'œil frauduleux, exulté d'observer l'humaine faillite des instincts.Les Hommes n'ont plus de poing pour taper sur les tables de leur vie.L'Aube traumatisé,supplie et s'écrieC'est pour Aujourd'hui ou pour Demain!Le lever du Jour est à la traîne.Il se déploie à reculons.A chaque nuit suffit sa peine!
Epilogue
Les Hommes naissent. Détruisent. Meurent.
…
-1-
Temps Pétrifiés
Lejour se lève sur les bassesses
Triste témoin
Etat piteux d'un homme
Dans une piètre Humanité
Aime !Lui rappelle sa petite voix intérieure enrouée
Sitôt étouffée par le tintamarre des temps hostiles
A mi-chemin, le Zénith tétanisé
Assiste à la destruction des pommes d'Adam
Spectateur pétrifié
Par le génocide des seins gorgées de sang
O Paternités d'un mal-Être illégitime !
Vos horaires d'horreurs
Pour ma lumière Fraternelle
Sont un supplice d'Eternité
Vite l'éclipse !A la hâte, se coucher
Vite le déclin !De honte, se cacher
A chacun son tour ô Nuit !
D'ébauche est la relève
Débâcle est le relais
...
Quoi encore !Il a clamsé?! Et bien ! ce ne sera ni le premier ni le dernier ! qu'on fasse venir sa doublure ! Presto ! le compteur tourne!
Dans le fracas des crises de rire inclinées, on éparpille le fatras des espoirs qui déclinent.
L'Enfance est un royaume de cristal. Le Bonheur servi dans un verre d'innocence. Puis, le monde, les hommes, les autres…
Brisures et éclats. Les rêves sont des vitraux de verres pilés.
Les festivités césarisent les cerveaux afin d'extirper les joies viscérales. Les cœurs ont perdu le goût de la gaîté instinctive.
Les promesses de Bien-être, coincées dans les gosiers engorgés par l'arête des innombrables trahisons.
Les poitrines, saturées par les vœux bafoués de Fraternité, exhalent l'odeur de l'abcès crevé.
Grandir est une procession. Les années sont des corbillards. On pleure Confianceset Certitudes qui décèdent à tour de rôle, dans un cortège musicale de bals masqués.
Tourne ! Tourne ! Tourne ! Petit bonhomme tourmenté !
La vie est un manège, un vertige et une convulsion !…
susurre des voix obscures des tréfonds des âmes attristées.
De la naissance aux condoléances, l'homme célèbre son incapacité à s'élever ici-bas !C'est un Nabot qui se vautre dans sa vilenie ! Il naît innocent. Il meurt coupable !
O Fatalités immondes !
Mal-odies
Enfances déchues dans l'embarras des choix
Pleurer ou Rire ?
Vengeance ou Humilité ?
Les ego désaltérés aux ruisseaux des mille et un reflets
La Force de vivre est une farce vive
Tentatives d'oublier le pire, d'occulter les impairs
Les cœurs dépriment comme ils respirent
Somatisations à l'unissons, dans la joie et la bonne humeur froissée
Dépits et douleurs collectives diluées dans un déluge d'humour amer
Etat d'un monde désolidarisé, où errent des âmes disloquées
Faire la fête s'apparente à faire son mea culpa au rythme des percus
Demande de pardon à la Vie pour l'Universelle charité percluse
Danses vertigineuses en hommage des vestiges glorieux
Pourquoi les hommes éprouvent-ils le besoin de faire couler le sang fraternel ?
La musique adoucit les rancoeurs et les regrets
Le manège, un flash-back de l'idylle embryonnaire
La fête foraine, une mère qui recueille les orphelins du Bonheur …
O Fraternités !
&
Charlie Chagrins
Sous les costumes de circonstances, les peaux esseulées, sales de solitude.
Dehors, des saluts et des sourires. Dedans, des Au secours et des soupirs.
Les corps sont beaux et parfumés. Les âmes ont mauvaises mines. Trahi par les transpirations nocturnes, le Spleen dégouline de sueurs froides, et trempe les chemises d'une eau trouble.
Les esprits se consolent par les sensations et les vertiges des charivaris festifs et des festins phosphorescents.
Le Bonheur est flou, quand on le regarde avec des yeux bordés de larmes !
Souffrir à la dérobée, entre deux jokers, deux jeux, deux tours de manège…
O Alibis du vide inconsolable !
Les coupons sont perforés comme les poumons dépressifs. Les mal-être s'amusent d'un œil de marbre dans le vacarme des euphories en faïence.
La Joie de Jadis est un boulet accrochée aux chevilles déprimées
A quelle date furent-ils heureux ?
Se divertir est une prise de pouls. Le désespoir tâté est patent.
O Nuit altérée !
Les Cœurs sont des cuves où macèrent mélancolies et nostalgies de l'Enfance
&
Un Os de Sagesse
Les coeurs obsessifs vivent en abrégé. Retenus par les carcans de la cupidité, ils sont condamnés à vivre dans un mouchoir de poche ! La surface de la vie est inappréciable. L'homme fâché, la clôture de ses périmètres mesquins. Le monde est petit pour les ego de grandes envergures. Ô Peuples !...
Garde a vue ! Les regards sont au garde-à-vous
Raides sous leurs paupières
Les cils relevés Les sourcils froncés
Les rétines sont astiquées ô combien Le regard brille de Haine
Vision altérée par les cœurs troublés
La Paix une illusion d'optique ?
Désespoirs increvables !
Ils espéraient que la fin du monde, mère de tous les fléaux, surgisse de leur vivant. « Vivement la fin du monde ! » s'écriaient les adorateurs du chaos. Ils étaient fascinés par les fléaux. Ils vouaient un culte exclusif aux désastres et aux catastrophes. Les calamités et les calvaires étaient leur yin et leur yang. La secte était un condensé du pire. Elle reflétait la médiocrité des coeurs et la souffrance des vertus blessées...
Un jour de profond désarroi, il s'était confié à son meilleur ami, un inspecteur des impôts, qui lui avait déclaré tout de go :
— Écoute mon ami, tout est question de méthode dans la vie ! Considère chacun de tes soucis comme des dossiers. Range-les dans un tiroir et travaille sur un cas à la fois… Sinon, crois-moi, c'est la débandade, le désespoir et le suicide !… J'ai vu des clients dégringoler en moins de temps qu'il me fallait pour retirer mes lunettes, les essuyer et les remettre !...
Les promesses de bien-être, coincées dans les gosiers engorgés par d'innombrables trahisons. Les poitrines, saturées par les voeux bafoués de Fraternité, exhalent l'odeur de l'abcès crevé. Le mensonge est un poil ; il repousse sans cesse !
Grandir est une procession. Les années sont des corbillards. On pleureConfiancesetCertitudesqui décèdent à tour de rôle, dans un cortège de bals masqués.
L'indifférence et l'égoïsme accusent des victimes chaque année !
Chaque œil est une rivière Où baignent joies et tristesses
Les regards sont affilés sur la meule des mille et une blessures. L'ébène colère se cache sous des yeux tranchants. Chaque pupille est un tesson de verre affûté Les risques et périls des intrusions étrangères, sont clairement affichés dans ces reflets infernaux, où miroitent les flammes d'un feu féroce. Ils ne pleurent pas, pour ne pas éteindre le brasier ardent de la haine qui brûle dans le regard. Les mauvais-oeil jetés, sont des silex façonnés dans les fournaises de l'enfer. La vue, perçante et blessée, crépite à la moindre occasion, attisée par le soufflet des souffrances forgées dans le fer rouge de la Loi du Talion.
Ego trip
En privée ou en public, les consciences sont bâillonnées avec un torchon dans la bouche. Les pulsions funestes libérées, incitent les âmes à prendre leur part de perversité avant le dernier souffle. La bestialité est un art de vivre. La jungle humaine est envahie par les cannibales du Chacun-pour-soi. L'avidité des cœurs se lit sur les visages vitreux qui portent la marque de l'instinct infernal.Les vices ont pignon sur les trottoirs ; les rues sont encombrées de ruses qui rasent tout sauf les murs. Les routines solitaires mettent leurs sensibilités en sourdines. Les avenues délétères sont embouteillées par les tentations du pire.Amalgames de fauves convoitises et d'appétits féroces. Les départs en transe sont quotidiens, de gré ou de force. Les retours inespérés, par rapatriements in extremis.
Déchéance des désirs !
« L'enfer, c'est les autres ! » Donc, le paradis, c'est Moi !
(...)
L'homme est une vache qui broute et un âne qui braie affirmait mon père. Ce à quoi ma mère répondait aussitôt : non ! L'homme est un chien qui aboie et un chat qui miaule ! Faux ! rétorquait mon oncle…l'homme est une brebis égarée et un loup aguerri ! Négatif ! s'offusquait ma tante…l'homme est un lion qui rugit et une antilope qui galope ! Mais non ! s'indignait ma grande sœur…c'est un poisson clown et un requin blanc ! Taratata...réfutait ma grand-mère…c'est une poule qui caquette et un coq en rut ! Stop ! Ça suffit ! tranchait mon grand-père… Vous n'y êtes pas du tout… en vérité, l'homme est une hyène rieuse et un singe hurleur…ni plus ni moins…compris ! Puis, après un court silence, ils se retournaient tous vers moi, qui n'avais encore rien dit, pour avoir mon avis sur la question. Timidement, je relevais la tête et soufflais du bout des lèvres : A vous écouter, il me semble que tous les hommes sont dans la nature ! Ils sont sauvages et hostiles, sages et dociles…non ?
A ces mots, on se mettait tous à pousser des hurlements. On hurlait en famille dans la joie et la bonne humeur, chacun respectant le cri de son animal préféré. C'était une belle époque !
Hommes ! Je suis la goutte d'Eau qui déborde d'une planète en sueur...
Je suis le poil hérissé, le bec crochu et la griffe acérée ; la fleur piétinée, la feuille arrachée et la forêt saccagée … Hommes ! Je suis l'animal, le végétale, le minérale…le Vital ! Hommes ! Vous êtes un Scandale ! Hommes ! Je suis les quatre points cardinaux scandalisés par vos méfaits clandestins, je suis l'équateur estomaqué par vos excès estomaquant, je suis le ciel asphyxié par vos fumées fermentées, je suis la terre mère stérilisée par vos déchets toxiques… Hommes ! Vos insolences et vos cynismes, vos outrages et vos arrogances, vos malveillances et vos ignorances, sont une insulte pour ma lumière fraternelle. Je vous nourris et vous protège, je suis la Vie ; vous me nuisez et me détruisez, vous êtes la mort ! L'ingratitude et l'hostilité sont les pedigrees de votre espèce. Hommes ! Je suis cette dame nature qui perd son éclat, car violée par vos vilaines virilités Je suis cette dame nature qui a horreur de l'avidité et de la brutalité de vos gestes Hommes ! Qu'avez-vous fait de vos libertés ? Que reste-t-il de vos consciences ? Hommes ! Si je meurs…vous mourrez de vos propres mains !
L'homme est une vache qui broute et un âne qui braie affirmait mon père. Ce à quoi ma mère répondait aussitôt : non ! L'homme est un chien qui aboie et un chat qui miaule ! Faux ! rétorquait mon oncle…l'homme est une brebis égarée et un loup aguerri ! Négatif ! s'offusquait ma tante…l'homme est un lion qui rugit et une antilope qui galope ! Mais non ! s'indignait ma grande sœur…c'est un poisson clown et un requin blanc ! Taratata...réfutait ma grand-mère…c'est une poule qui caquette et un coq en rut ! Stop ! Ça suffit ! tranchait mon grand-père… Vous n'y êtes pas du tout… en vérité, l'homme est une hyène rieuse et un singe hurleur…ni plus ni moins…compris ! Puis, après un court silence, ils se retournaient tous vers moi, qui n'avais encore rien dit, pour avoir mon avis sur la question. Timidement, je relevais la tête et soufflais du bout des lèvres : A vous écouter, il me semble que tous les hommes sont dans la nature ! Ils sont sauvages et hostiles, sages et dociles…non ?
A ces mots, on se mettait tous à pousser des hurlements. On hurlait en famille dans la joie et la bonne humeur, chacun imitant le cri de son animal préféré. C'était une belle époque !
Shouf !*
(* Terme arabe qui signifie regarde !)
[Ce texte fait partie de mon premier albuml slam en projet]
Dans l'obscurité des ennuis et des solitudes, on allume la télé : Marché virtuel où se marchandent les sensibilités au plus offrant. Le peuple aime dévisager… c'est un mordu des petits malheurs humains.« En veux-tu en voilà ! »,on lui montre ce qu'il veut voir : un gisement d'indiscrétions et un geyser de confessions... Dans le royaume des aveugles, le téléspectateur voit clair comme de l'eau de source. Il est affamé de propos et de récits infamants. Mais il préfère constater de visu. Les écrans plats comblent ses petits creux visuels. Le menu est riche en matière grasse animale. De quoi s'en lécher les rétines ! Dans le foisonnement des distractions, il zappe sur les indécences, car indécis dans le choix des sagas des ego, qui font le plus de dégâts. Les impudeurs sont à géométrie variable. Il y en a pour toutes tout les mirettes, même les déficientes : les myopes, les presbytes, les beurres noirs, les coquards… Les pupilles gustatives, se délectent goulûment du spectacle en pagaille.Messieurs les sentimentsetMesdemoiselles les émotions, ravient les visions en mal de sensations. Les globes oculaires se régalent ; entre ceux qui pleurent et ceux qui rigolent, la tension monte, les nerfs optiques chauffent. Zoom sur les scoops à foison. Fusion du télescope rétinien avec les caméras numériques. Alliance cristalline. Point de convergence des regards de travers. Dans le flou optique, les défauts d'autrui à la loupe, s'impriment dans les cerveaux qui fulminent. L'iris est une race de paparazzi. Il photographie la misère des cœurs sous leur plus mauvais angle. Le suspense est à son comble, on se ronge les ongles. L'audimat explose. Les flashs des confidences pour confidences, sont une bonne formule. La télé-réalité est une poule aux Yeux-d'or ! Mais à ne jamais ciller, les yeux écarquillés s'engourdissent. Ils ont des fourmis dans le regard. Éreintés, ils s'étirent de toute leur cornée ! Ils baillent à s'en coincer les paupières. Les cils ont du plomb dans leurs poils. Les vues sont crevées. On éteint le cyclope télévisuel, et on va se coucher.
Dans l'obscurité des ennuis et des solitudes, le règne de l'image est à profusion. L'esprit des hommes est sous perfusion.
Etre l'ami de tout le monde
C'est n'avoir aucun ami
Etre un homme à femmes
C'est n'avoir aucune femme
Etre un homme de tous les plaisirs
C'est n'avoir aucun plaisir
...
Le malheur réside dans la multitude !
J'aime avoir la liberté de ne pas aimer, sans m'attirer les foudres de la haine !
Douloureusement désertique
La vie ?
Un souffle qui remplit le vide de nos vêtements
La mort, elle, nous déshabille !
-Quel âge as-tu mon petit ? - J'ai dix ans...enfin...soit disant ! - Pourquoi dis-tu cela ? - Parce que je pense et agis comme un adulte - C'est-à-dire ? - Je travaille dur dans les champs pour nourrir ma famille...je réfléchis à la meilleure façon de lui venir en aide - Où est ta famille ? - Au Maroc - Et que fais-tu ici en France ? - J'ai fuis la misère de mon pays... ma famille compte sur moi... je suis leur dernier espoir... - Mais comment as-tu appris à parler si bien le français ? - J'ai étudié dans un vieux livre, acheté à crédit,dans le marché de mon village - Ah ! Et quel était ce livre ? -Lettre à un jeune poète, de Rilke - Exellent livre en effet !... Mais que comptes-tu faire maintenant ? - Aller à l'école... Je veux devenir écrivain, vendre suffisement de livres pour mettre ma famille à l'abri du besoin... définitivement !... D'ailleurs, je dois vous laisser, aujourd'hui, c'est mon premier jour de classe, et j'ai hâte d'y être... Heureux de vous avoir connu cher Monsieur...
L'homme, stupéfait par la hardiesse de ce garçon, resta un long moment immobile, songeur et admiratif devant tant de maturité et de détermination. Dans son for intérieur, il s'interrogea : "Quel garçon j'étais, quand j'avais dix ans ?"
Je n'aime pas être partagé entre un bonheur indécis et un malheur indécant !
J'aime quand les corps s'épousent et que les coeurs s'apaisent !
Je n'aime pas lesGéantsaux coeurs minuscules !
Je n'aime pas l'odeur des sanitaires
Mais y rentrer est toujours salutaire !
Les générations se succèdent dans un espace-temps qui s'oxydent. En guise d'héritage, l'automatisation des consciences et la mécanisation des coeurs.
2008, la paternité s'organise.
Soucieux de rétablir leurs blasons, les mâles se vouent à leur progéniture comme le prêtre à son culte ! Tous les soirs, ils convergent et s'enfonçent dans les enrailles de la capitale, bambins suspendus aux cous - tels des colliers sacrés - afin d'expérimenter ce qu'ils appellent : "un état extra-utérin post-accouchement officieux" Sic !
Mères carriéristes, pères kangourous en mal de grossesse, chacune des parties y trouvant son compte, d'un commun accord.
Affaire à suivre...
Cher moi-même, je t'écris cette lettre en réponse de ton message, m'implorant expressément de t'aider à comprendre les souffrances qui t'assomment et te tourmentent. Tu voudrais savoir pourquoi tu persistes, tu persévères et t'éternises dans la douleur ?
Cher moi-même, si j'ai mis autant de temps à te répondre, c'est qu'il ma fallu au préalable, enquêter auprès de tous les éléments qui composent ton Moi intime, ou si tu préfères, qui Nous constituent. J'ai commencé par le Coeur, car la vérité et la paix de chacun s'y trouvent. Ensuite, j'ai interrogé l'âme, la volonté et la conscience. On m'a chargé officiellement, moi, la Raison, de te divulguer le résultat de notre conciliabule, car j'ai les facultés de parler avec mesure, justesse et sans passion.
Aussi, je te préviens, je ne parle jamais avec complaisance. Es-tu seulement prêt à entendre ce que j'ai à te dire ?
...
Il releva les yeux brusquement. Non ! Il n'était pas prêt pour le face à face. Se fuir encore une fois. Se mentir. Son courage l'abandonna. Il rangea la lettre, et s'en alla rejoindre un monde qu'il connaissait bien, celui des apparats et des apparences, celui où l'on fait semblant d'être heureux.
J'aime ceux qui cherchent à faire la Paix
Je n'aime pas ceux qui cherchent des poux !
Souviens-toi d'aimer
N'oublies pas de pleurer
Et prends le temps de rire
Souviens-toi d'aimer
N'oublies pas de pleurer
Et prends le temps de rire
Dans le grand livre illustré de sa biographie inachevée, il manquait quelques pages, tout un chapitre en fait, celui d'une adolescence désastreuse.
Ces pages, soigneusement numérotées par le Scribe du jour et de la nuit, jadis déchirées par les mains implacables du Destin, s'étaient égarées quelque part dans les méandres du temps. C'est ce tas de feuilles qu'il cherchait désespérément à récupérer.
Mais le Temps, ce Géant qui avale les siècles à grandes bouchées, n'est qu'une créature parmi toutes celles qui composent l'univers. Il n'a pas le pouvoir de faire marche arrière, et n'a qu'un seul devoir : celui d'avancer à travers les joies et les peines, les rires et les pleures des mortels. Il est impuissant pour les personnes comme lui, qui capitalisent leur malheur comme un patrimoine ; impuissant, devant les esprits qui ne veulent rien oublier, en se faisant les gardiens d'une mémoire, où le souvenir de leur drame est conservé dans les détails les plus douloureux.
Dix ans, qu'il était asservi, enchainé dans un coin de l'existence, retenu par les carcans rouillés du passé !
J'aime oberver la jalousie des joues qui ne reçoivent que des bises, quand la bouche, elle, reçoit des bisous !
Persévérer est humain
S'acharner est diabolique !
A TOUT PRIX...
Un jour, mon coeur m'a dit :
- Frère ! Si tu penses que tes yeux ont le monopole de la vue, alors...tu peux considérer que tu es aveugle !
Un jour, mon âme m'a dit :
- Frère ! Si tu penses que ton corps à le monopole de la sensation, alors...tu peux considérer que tu es insensible !
Au fin fond de mes pensées
Se loge une blessure
Elle écorche mon esprit et le cicatrise de mille failles
Au fin fond de mes pensées
Demeure un soufi aux mille vertus
Il panse ma plaie invisible aux communs des mortels
Au fin fond de mes pensées
Dort un dragon aux mille flammes
Il alimente le feu de mon orgueil
Au fin fond de mes pensées
Se livre un châtiment sur une place secrète
Un bourreau tient ma conscience sous sa guillotine
Au fin fond de mes pensées
Prie un homme pieux
Ses invocations diffèrent la chute de mon âme
Au fin fond de mes pensées
Rampe un serpent vénéneux
Il mord mon cœur de son crochet infernal
Au fin fond de mes pensées
Le vent du paradis souffle
Il m'aide à voguer sur mes vagues à l'âme
Au fin fond de mes pensées
Des yeux malveillants me regardent
Ils me fixent, ils me troublent
Au fin fond de mes pensées
Un poète raconte l'histoire de mes cinq sens
Il chante mes louanges de la tête au pied
Au fin fond de mes pensées
Un enfant perdu cherche son chemin
Il rêve de devenir un Homme
Au fin fond de mes pensées
Le désespoir et le dépit sont deux frères
Ils se disputent la main d'une Princesse : ma Joie
Au fin fond de mes pensées
Les démons convoitent le trône de ma Reine,
Sa Majesté… LA PAIX
Au fin fond de mes pensées…
Pointe à pitre, le 22 juillet 2008. 14h00.
La chaleur est accablante. Le soleil écrase la ville. Tout le monde trouve à redire : « i ka fè cho mèm ! ». Tout le monde ? Sauf un. Ici, on l'appelle le Paro, connu de tous les pointois. Assis sur un banc de la place de la Victoire, il observe les badauds passés, tout en murmurant des phrases inaudibles. Il ne tend pas la main, il ne mendie pas, il n'embête personne. Par le passé, l'indifférence des hommes le blessait. Mais il s'est résigné. Il vit de solitude et d'ennui. Il mange en fouillant les poubelles et dort sur les trottoirs. En conclure qu'il n'est pas heureux serait une lapalissade. Pour autant, il a accepté son sort. Il est ce qu'il est. Il se contente de peu, parfois de rien. C'est ainsi qu'il se sent libre. Les autres sont esclaves pense-t-il, esclaves de leurs désirs et de leurs émotions.
Plongée dans ses pensées, il ne s'est pas rendu compte qu'un jeune garçon a pris place auprès de lui. Il s'étonne. D'habitude, personne n'ose l'approcher tant il est sale et bizarre. L'adolescent en question semble perdu. Soudain, l'invité lui adresse la parole :
- Ca vous ne dérange pas si je m'assois ici ?
- Non !
- Merci ! … Vous savez je … je …
Silence. L'inconnu cherche ses mots… il semble en avoir gros sur le cœur… il a besoin d'un confident. Le Paro devine les non-dits. Il a le don de l'empathie. Il était pédopsychiatre par le passé, connu et reconnu de tous. Il ressent les choses comme personne. Devant cet individu, il a l'impression d'être devant un patient. Soudain, un désir violent, refoulé depuis fort longtemps, remonte à la surface et l'étouffe. Il veut reprendre du service, comme au bon vieux temps. Il sent qu'il peut l'aider, qu'il doit l'aider ! D'emblée, il engage la conversation :
- Je vous écoute… Qu'est ce qui ne va pas ?
- Je n'en sais rien… vous pouvez me tutoyer si vous voulez…
- D'accord, comment tu t'appelles ?
- Zéphyr, mais on m'appelle Zef.
- Ok Zèf !… Alors… c'est quoi ton problème ?
- Le problème !… c'est que … je hais la vie…je hais le monde entier… je… je… je suis désespéré !!! Je veux mourir !!!
- Vis ta vie ou meurs ta mort !
- Pardon !
- Vis ta vie ou meurs ta mort !
- Je comprends pas ce que vous dîtes !
- Viens, suis-moi !
Il l'emmène dans un coin retranché d'une ruelle, dans un taudis où est affalé un homme.
- Tiens regarde ! Tu dis être désespéré, et que tu en marres de vivre ! Et bien ouvre grand tes yeux, car tu as devant toi le Désespoir en personne… regarde bien cet homme allongé, inerte, impuissant, pourrissant dans son urine et ses excréments, allongé à même le sol, complètement déshydraté par le soleil… C'est ça le désespoir ! C'est l'absence totale de volonté et de mouvement ! Il se laisse mourir, sans broncher, car s'il levait le moindre petit doigt, cela voudrait dire qu'il souhaite de l'aide et continuer de vivre ! Mais cet homme a fait son choix…celui de rester immobile… il a renoncé… il attend la mort depuis deux jours…
- Mais c'est horrible !
- Ca l'est en effet !
- Mais il faut faire quelque chose !
- Je suis d'accord ! Si tu as un portable, appelle tout de suite…TOUT DE SUITE !!
Zef, pétrifié, saisit son portable de ses mains tremblantes. Une demi-heure plus tard, le mourant est transporté aux urgences, inconscient.
De retour sur le banc, Zef, qui s'était contenu jusqu'ici, sort de ses gongs :
- Vous saviez que cet homme allait mourir et vous n'avez rien fait ! Si je ne vous avais pas rencontré aujourd'hui, vous l'auriez laissé mourir ??!!
- C'était sa volonté ! Il ma fait promettre de rien faire pour m'opposer à son projet funeste ! …
- Vous le connaissiez ? – Oui
- Mais alors, vous n'avez pas respecté votre parole !
- Bien que sur que si ! Ce n'est pas moi qui ai appelé les pompiers !
- Permettez-moi de vous dire que vous êtes vraiment bizarre…vous avez pris un gros risque !
- En effet, mais je crois que rien n'est fait au hasard ! … Notamment, le fait que tu m'aies abordé aujourd'hui, alors que personne ne m'adresse la parole d'habitude…
- Je vois…mais je trouve ça cher payé ! Maintenant, j'ai l'image de ce pauvre homme qui m'obsède.
- Mais tu n'as plus envie de mourir ?
- Non !…mais ça ne règle pas mon problème !
- Je sais ! Mais tu veux vivre, c'est déjà un bon début !
- Oui…mais la vie est…tellement dure !
- On a souffert avant toi tu sais ! Des hommes, des femmes, des enfants ont pleuré et déploré l'inhumaine action des alter ego !
- Je vous aime bien…je comprends pas pourquoi on vous prend pour un fou !
- Parce que je les renvoie à leur propre misère ! Ou alors…je leur permets de la relativiser… En me voyant, ils se disent qu'il y a pire qu'eux et ils se satisfont de leur sort ! …
- Vous croyez ?
- Ce que je crois, c'est que je remplis une fonction sociale importante de ce point de vue !
- Ah bon !
- Bien sûr ! Je suis même payé pour ça…en tant que fonctionnaire de rue !
- Comment ça ?!
- Ecoute…ça reste entre nous…l'état accorde des faveurs secrètes pour les parias comme moi…oh ce n'est pas grand-chose, mais ça permet de ne pas faire la queue devant les centres d'accueil, quand on me force à y aller. Je suis un V.I.P de la misère si tu veux !
- Mais dans quel but ?
- Dans quel but ?! Voyons ! c'est pour tenir le peuple tranquille…quand il voit tous ces SDF dans la rue, il se dit qu'il est bien traité par l'état avec son RMI et ses allocations…Même si la population a des velléités de révolte, elle s'abstient, car elle a des scrupules ! On ne mord pas la main qui vous nourrit !
- Vous êtes fou ! Vous dîtes n'importe quoi !
- Fou ? J'en sais rien…J'ai tellement faim…c'est ma seule certitude. Je suis seul depuis si longtemps…je me pose un tas de questions, et comme j'ai personne à qui parler, je me fais mes propres réponses !
Ils restèrent un long moment ensemble à discuter. Quand la nuit arriva, Zef lui promit de revenir régulièrement le voir. Il avait besoin de lui. Ils avaient besoin l'un de l'autre.
- Au fait ! Comment vous appelez-vous ?
- Henry…je m'appelle Henry Hao…J'ai cinquante sept ans, marié, divorcé, et trois enfants !
Zef le salua avec respect et s'en alla.
Henry était bouleversé. Cela faisait des lustres qu'il ne s'était pas présenté à qui que ce soit !
J'adore ce texte...trop réel...les autres textes idems..;mais celui-là est poignant...en le lisant j'imaginais la scène...bravo et bonne continuation..étoilé par Henry HAO...
Découvrez ma première chronique. C'est une adaption des Fables de La Fontaine, revues à ma sauce...
D'autres seront publiés régulièrement.
http://www.fwiyapin.fr/
Maquette de Slam pathétik en préparation, en collaboration avec Circus Marcus. Les textes sont extraits de mon recueil de proses, ECHECS & VIVRE ! , que j'ai réecrits et adaptés pour l'occasion.
Mon site (Présentation de mon nouveau recueil)
( il y a plus de 18 mois )
Titre : ECHECS & VIVRE ! Proses pathétiks
Editeur : Joseph Ouaknine (http://www.ouaknine.fr/catalogue3.htm)
Site : http://proze-pathetik.fr.gd/
SALON DU LIVRE DE POINTE A PITRE (Avril 2008)
( il y a plus de 18 mois )
J'aurai le plaisir de participer au salon du livre de Pointe à pitre en tant qu'auteur pour présenter mon recueil intitulé, ECHECS & VIVRE ! paru aux éditions Joseph Ouaknine.
Le salon se tiendra du 23 au 26 avril 2008 au Centre des Arts de Pointe à pitre. L'invité d'honneur sera LE BRESIL.
Ca y est...après un passage en studio et quelques galères, j'ai bouclé l'enregistrement d'un maxi. Un nveau morceau en bonus sur ma page Musik. Si certains(es) souhaitent avoir les morceaux en MP3, faites moi signe, je peux vous les envoyer par mail...
MON BLOG :
http://at-mahel.skyrock.com/