Besoin de perfusions pour pouvoir revoir la lumière du jour, savoir à nouveau ce que je ressens. Mon électrocardiogramme affiche 50 bpm, j'ai une tension faible. Peut-être suis-je tout bonnement en train de rêver ou alors dans un coma, mais pas éthylique, je conduisais hier, j'ai même lu une carte pour retrouver le bon chemin car je m'étais égaré en route. On demande un bilan complet, résultats mauvais: bilirubine en hausse, chute de la glycémie, taux trop élevé de dopamine, risque d'AVC. On cherche le stéthoscope, mon cœur ne bat pratiquement plus.
Faites-moi vite des électrochocs, chargez à 200. Je ne crains plus la douleur, enfin presque.
Allez-y je ne veux pas partir, même si rien ne me retient ici. J'attends les perfs, cherchez je suis A+. Rien à voir avec les notes scolaires qu'on voit dans les séries américaines. Regardez ma carte de donneur au cas où!
Je veux des antibiotiques pour lutter contre ces virus du mauvais rêve et de la tristesse. Cependant, passez-moi pas trop de pommade, cela ne marche pas avec moi. Allez-y, enfoncez vos aiguilles et tant pis si je fais une overdose de vos produits euphorisants.
Je vois un masque arriver, je ne rigole plus, j'entends une chanson en fond et je vois ce cercle lumineux au dessus de moi. Un ange est-il là? Breathe me, voilà la chanson. Pas le temps d'entendre le refrain, je chute…
Il va falloir passer directement à l'intubation, tant pis pour le bouche à bouche. C'est de pire en pire, allez chercher le scalpel, besoin de compresses, vite l'écarteur, I'm lost. Maintenant besoin d'un nouveau cœur, mon état s'aggrave, essayez de regarder dans le ventricule droit, j'y tiens à ce cœur! Palpez-le avec votre main s'il le faut mais n'oubliez pas vos gants en latex.
L'adrénaline monte, les nerfs se crispent, la sueur glisse des visages; et étrangement la testostérone monte.
Soudain, tout le monde scrute le moniteur; la route sinueuse a disparu pour laisser place à une route droite.
Quelqu'un prononce l'heure: 11h37. Comment savent-ils l'heure à laquelle je suis né?! On en revient donc toujours au même point?
Quand le silence s'abat sur la ville, quand la chaleur de l'été étouffe les derniers résistants de Morphée, les ténèbres nous entourent. La solitude provoquée par cette entité inconnue réveille les démons de chacun, laissant place aux bêtes de Satan ; nous observant, nous guettant comme leur proie, attendant le moment opportun pour surgir de l'ombre. On entend leurs pattes griffant le plafond, leurs poils se mélangeant avec le sol poussiéreux et leur queue tapant dans chaque obstacle rencontré . Le plus impressionnant reste leur griffes aiguisées comme la faucille de la mort. L'inquiétude du pêcheur étant à son paroxysme, celui-ci se demande ce qu'il a bien pu commettre. Se réfugiant comme un agneau sans défense sous la protection d'un puissant. Tout est contre lui, il n'est plus chez lui en sa propre maison : il doit être inconscient.
Le ciel gronde comme s'il indiquait la sentence, comme si la fin était proche, lui criant "tu es seul". L'espoir est l'unique chose a laquelle il peut se raccrocher, comme la dernière pierre visible & utilisable d'un alpiniste avant de tomber dans le néant.
Soudain le vent s'est affaiblit, les bêtes se sont immobilisées et la pluie s'est arrêtée ; le calme avant la tempête. La lumière, seul remède contre l'Angoisse, puis l'éclair prend soudainement d'assaut la maison, hurlant à la mort.
Les esclaves des ténèbres se réaniment comme des marionnettes; le bruit de leurs pattes se décollant lentement du sol est devenu insupportable. Comme un sentiment de remords, donnant l'envie de se repentir, nous forçant à regretter nos méfaits et même nos faits.
L'intouchable et l'invisible ont toujours alimenté la peur de l'Homme, d'où la crainte et la grandeur des ténèbres.
Je joue au solitaire, chacun son propre train de vie. Je saisi la première occasion pour poser mes As et autres cartes à jouer par crainte de ( tout ) perdre par la suite. Je ne suis pas un grand joueur, j'en ai juste l'apparence. J'ai trop peur des répercussions d'une petite erreur donc je joue carte sur table et dévoile mon jeux a qui veut le voir et surtout a qui prend le peine de le regarder.
Certains ont d'autres stratégies mais la mienne me convient très bien pour le moment, même si je ne gagne pas à tout les coups, ceci est un euphémisme évidement. En effet l'As de Trèfle me manque souvent et l'As de Cœur me bluffe. Never mind. Cependant il m'arrive de faire des erreurs comme le dit le proverbe " l'erreur est humaine" en est-il autant pour l'huma(n)ine/(ité) ?
Des fois je passe trop vite la main, ( non pas celle que vous vous imaginez ) je ne suis pas une personne rancunière, de même pas quelqu'un d'égocentrique ( un peu macho diront certaines) mais pas frimeur.
In fact, je sais rester humble devant une victoire, c'est uniquement ( ou pas ) par stratégie, car une défaite ou déception est si vite arrivée, au moins je tombe d'une table de poker pas très haute.
Voilà mise a prix a 0 euro, les enchères peuvent commencer, rien ne va plus, arrêtez de jouer avec moi.
Je ne comprend plus trop le monde qui m'entoure, comme un enfant qui regarde un film et qui ne comprend toujours pas pourquoi les méchants sont si mauvais, ou qu'est ce que les personnages font dans les scènes torides. Je vois les gens s'exalter devant un peu de neige mais moi cela ne me fais plus grand-chose de même que l'approche de Noel ou bien même du réveillon. La lassitude a du prendre le dessus sur moi et pourtant j'ai encore besoin de cela. J'arrive a comprendre les sentiments des gens mais je n'arrive pas à les ressentir.
J'ai l'impression de comprendre le fonctionnement de la vie mais ma perception n'est pas très plaisante ni même satisfaisante , un peu à la Schopenhauer , et je pense que les gens l'ont compris c'est pourquoi ils veulent s'obstiner à être heureux , à décrocher des sourires tous les matins, à préparer noel avec impatience même si tout leur enfants savent le plus grand mensonge du siècle ( Le père Noel n'existe pas CQFD ). Ils veulent juste se raccrocher à quelques choses et à chaque fois que l'évènement heureux est passé ils en trouvent un autre. Un peu comme pour le désir, une fois le désir assouvi, un autre ressurgis toute suite après.
Ils cherchent , on cherche, juste une motivation à se lever le matin, à s'habiller , à manger et à aller au travail ; à vivre en faite . Le monde tourne autour de ca : trouver sa raison d'être.
Ca peut-etre : être heureux dans ce qu'on fait, que ce soit en étude ou en travail ; trouver la Personne qui est aussi torturée que nous ; protéger ses proches ; faire de l'humanitaire ; être d'accord pour le don d'organe et donner son sang ; sauver des vies à sa manière.
Ceux qu'on aime envier c'est-à-dire les chanteur, acteurs , politiciens , ou bien même écrivains et peintres ne sont pas si invulnérable qu'on le croit et n'ont pas été toujours si heureux et ne le sont peut-être pas à l'heure actuel et surtout ne sont pas aussi « bons » qu'on le croit.
Baudelaire buvait de l'absynthe et se drogait pour alimenter son spleen et chasser ses démons. Bertrand Cantat à tué Marie Trintignant ; Lindsey Lohan et Britney Spears ont fais des séjours en cure de désintoxication, ainsi qu'un grand nombre de leurs homologues « stars ». Mickeal Jackson à été maltraité durant toute son enfance par son père. Teri Hatcher a été violé par son oncle. Kennedy a été assassiné. James Dean est mort d'un accident de voiture de même que Lady Diana. Claude Francois fur foudroyé en plein succès. Elvis Presley , Marylin Monroe ou même Mike Brant sont mort subitement. Killy Mingogue a eu un cancer du sein. Balavoine est mort d'un crash d'avion. Van Gogh a été toute sa vie seul et malheureux.
Même si l'on aimerai tous avoir son nom dans Wikipedia ou sur Google, je pense qu'il faut relativiser , voir comment on veut que les gens qu'on aime se souviennent de nous.
Chamfort a dit : « L'estime vaut mieux que la célébrité, la considération vaut mieux que la renommée. »
Je suis perdu dans le labyrinthe de la vie, j'ai peur d'affronter mes Minotaures, si seulement je trouvais le fil conducteur à tout cela.
Je ne possède pas les ailes d'Icare pour m'élever, ni le feu volé de Prométhé pour m'éclairer.
J'ai la moitié du corps dans le Styx, les Moires me font de l'oeil. Je vois tout en noir à force de trainer dans les Enfers et ma vue se trouble à force de fixer le Cerbere. Je devrais faire confiance à Athena et refermer ma boite de Pandore pour qu'enfin Apollon ramène le soleil
J'aimerai avoir le courage d'Antigone et la force d'Hercule, mais je ne suis juste qu'un simple héros du royaume de Morphé.
Je devrais arreter d'avoir peur de croiser le regard des Gorgognes et vivre plutôt comme Hermès.
Pour l'instant je vais m'en remettre a Dyonisos.
« Je préfère vivre ma vie entouré d'oiseaux, plutôt que de la passer en rêvant qu'un jour je volerais ». Jouer la surêté plutôt que la prise de risque, voici la question. On peut démarquer les hommes comme cela, certains ont réussi à faire leur nid, d'autres ont pris le même risque et ils se sont retrouvés le bec dans l'eau et non sans perte de plumes ; les derniers ont préféré faire l'autruche. Qu'est ce qui différenciait les deux utopistes au départ ? Ils voulaient tout deux vivre leurs rêves, l'un a réussi et l'autre échoua.
Le destin a dû lui voler dans les plumes ou bien la chance lui a cloué le bec. A nous de savoir si l'on veut attendre fatalement la ronde des vautours au dessus de notre charogne ou la venue du corbeau noir. Ne préférez-vous pas la blanche colombe ; surtout que la bave du crapaud ne l'atteind même pas.
Cependant je ne vous épargne pas qu'il pourrait y avoir des prises de bec sur le chemin de votre migration.