-Prix au concours de poésie de la ville de Rieumes, 1998 et 2000
-Prix au concours régional de la SPAF, 1998, 1999, 2000, 2001
-Prix au concours national de la SPAF, 1998
-Poème présélectionné au concours national des Amis de Thalie 2006
-Article Clairvoyance et non voyance dans le mythe d’Œdipe publié dans la revue « Connaissance Hellénique », janv 2003, n°94
-Poèmes édités dans la revue « Art et Poésie » : n°176, oct 2001, n°180, oct 2002, n°182, avril 2003
-Poème édité dans la revue « Evasion littéraire » : n°1, sept 2007
-Un recueil de poèmes, Fleurs de névrose, édité par édilivre ( www.edilivre.com )
-Un recueil de poèmes, Flammes sans ombres, édité par Jets d’Encre ( www.jetsdencre.fr )
-Un recueil de nouvelles fantastiques, Nouvelles d’un autre monde, édité par Le Manuscrit ( www.manuscrit.com )
Décline mon esprit sous tes ongles fanés ; Les gerçures du temps ont toujours condamné Les douces fleurs polies par la sombre mémoire. On cherche dans la lune une lumière noire, On laisse s'échapper les sentiments flambants Emportés loin de nous par de terribles vents Et dans les plis du cœur se cache avec paresse L'espoir assassiné d'un reste de tendresse. Le néant encombrant crache ses souvenirs En cris terrorisants et douloureux soupirs Dans l'âme gangrenée par les pires névroses : Quoi qu'on puisse en penser, la nuit n'est jamais rose !
Extrait du recueil Fleurs de névrose : cliquez ici :
http://www.edilivre.com/doc/3003
Les fleurs du mal
La douceur infinie de ta peau illusoire Caresse au fond du rêve une âme sombre et noire, La tendresse amoureuse imaginée un jour Enlace mes secrets, mes fantasmes toujours D'une beauté discrète, ardente et féminine, Et d'une pureté sans doute libertine.
Extrait du recueil Flammes sans ombres disponible sur www.jetsdencre.fr
Dévorez, pâles ombres, un cœur qui vous appelle, Savourez la douceur de mon sourire frêle, Fuyez vers une lune anxieuse dans des cieux Plus obscurs que la nuit vibrante de mes yeux. O flammes, soyez l'or d'une vie sans mensonges, Laissez-vous fondre ensemble en un paisible songe, Larmes du paradis, visages découverts, Dont la fraîcheur me plonge au centre de l'envers, Où les désirs fougueux et les envies ardentes Dansent comme des fous dévorés par l'attente D'être enfin libérés et rendus à mon cœur Débordant de questions, d'angoisses et de peurs.
Extrait du recueil Flammes sans ombres disponible sur www.jetsdencre.fr
CLAIRVOYANCE ET NON VOYANCE DANS LE MYTHE D'OEDIPEI°) Le mythe : rappel succinct Laïos, roi de Thèbes, descendant des Labdacides, famille maudite, et sa femme Jocaste, comme ils ne parviennent pas à avoir un enfant, vont consulter l'oracle de Delphes, qui leur prédit qu'ils auront un fils qui “tuera son père et épousera sa mère”. Quand l'enfant naît, effrayé par l'oracle, le couple royal le confie à un messager avec l'ordre de l'abandonner. Cependant, le messager pris de pitié confie l'enfant à des bergers qui l'amènent au roi de Corinthe, Polybe, qui, n'ayant pas d'enfant, l'adopte et l'élève avec sa femme Mérope. Un jour, un homme qui avait trop bu révèle à Oedipe qu'il est un enfant trouvé. Troublé, ce dernier va voir l'oracle de Delphes qui répète sa prédiction. Persuadé que ses parents adoptifs sont ses vrais parents, Oedipe s'enfuit pour que la prédiction ne se réalise pas. A un carrefour, il rencontre Laïos, sans savoir qui il est, et après une querelle pour une vulgaire histoire de priorité, il le tue. Il continue sa route jusqu'à Thèbes, où le Sphinx semait la terreur en dévorant les voyageurs qui ne répondaient pas à son énigme et où l'on avait promis le titre de roi et la main de Jocaste à celui qui débarrasserait la ville de ce fléau. Oedipe trouve la réponse à cette énigme, et le monstre, de dépit, se jette du haut d'un rocher et se tue. Notre héros est alors nommé roi de Thèbes, et épouse la reine, sans qu'aucun des deux ne connaisse les liens du sang qui les attachent. Ils ont ensemble quatre enfants. Des années plus tard, la peste ravage Thèbes. Oedipe consulte alors l'oracle qui lui annonce qu'il faut expulser de la ville celui qui a tué le roi Laïos. Ignorant qu'il s'agit de lui-même, Oedipe se met à la recherche de ce meurtrier. C'est alors qu'intervient le devin Tirésias. Il fait à Oedipe des révélations, d'abord masquées, puis plus explicites: “C'est toi l'assassin que tu cherches” , “Tu vis dans un honteux commerce avec tout ce que tu as de plus cher”. OEdipe n'y croit d'abord pas, mais le devin sème le doute en lui, ce qui le pousse à poser des questions autour de lui pour finalement découvrir la vérité. De honte, Jocaste se pend et Oedipe se crève les yeux. La fin de la vie d'Oedipe, et l'histoire de ses enfants ne sont pas nécessaires au sujet abordé ici. LABRANDE Pauline
II°) TirésiasGénéralités Tirésias est un devin aveugle, comme la plupart des devins d'ailleurs (Calchas, Niobé...). Fils d'une nymphe, il est le devin de Thèbes, et le plus célèbre de la mythologie grecque. Il intervient dans beaucoup de mythes grecs en plus de celui d'Oedipe : (l'Odysséed'Homère,Antigonede Sophocle,les Bacchantesetles Phéniciennesd'Euripide, laThébaïdede Stace ) Comment il est devenu aveugle et devin Il existe plusieurs versions de ce mythe, mais dans toutes, c'est en même temps qu'il est devenu aveugle et devin, ce qui, comme le fait que tous les devins soient aveugles, laisse à penser que ces deux “qualités” soient liées. Une version du mythe raconte que quand Tirésias surprit la déesse Athéna en train de se baigner, celle-ci lui ôta la vue, mais le dota en compensation du don de divination. Une autre version de ce même mythe explique que Tirésias, un jour, vit deux serpents en train de s'accoupler, quand il en tua un, il devint une femme, en tuant l'autre, il redevint un homme. Zeus et Héra vinrent lui demander lequel de l'homme ou de la femme prenait le plus de plaisir dans l'acte sexuel. Comme il répondit que c'était l'homme, Héra le rendit aveugle, mais Zeus lui procura le don de prophétie.Paroles d'Oedipe au sujet de la clairvoyance et de la non-voyance du devin Oedipe ne veut pas croire aux révélations de Tirésias, il insulte alors son don de prophétie :“Tu ne la connais pas (la vérité) car tu es aveugle autant de l'âme et des oreilles que des yeux” , il pense que le devin ne voit pas plus avec son esprit qu'avec ses yeux, qu'il ne voit ni la vérité, intelligible, ni le monde qui l'entoure, sensible. Il rapproche alors la voyance de la vue et fait l'erreur de les confondre.Plus tard, à force d'obtenir de son entourage des informations qui confortent les révélations auxquelles il ne voulait pas croire, il avoue : “Je crains terriblement que le devin ne voie clair.”Plus il se rapproche de la vérité, plus il prend en considération ce que Tirésias lui a annoncé. Ironiquement, il a peur qu'un aveugle ne “voie clair” , en fait, il commence à faire la distinction entre vue et voyance. Si le devin est non voyant, il est pourtant clairvoyant. Il voie (la vérité) sans voir (avec les yeux). LABRANDE Pauline
III°) OedipeParoles de Tirésias sur ce qu'Oedipe voit et ne voit pas Comme on l'a déjà vu avec les paroles d'Oedipe au sujet de Tirésias, le thème de la vue est récurrent dans ce passage de la pièce où l'un révèle à l'autre une vérité à laquelle il ne veut pas croire. Mais attention, il ne s'agit pas toujours du même “voir” , et il est capital de faire la distinction. Par opposition au devin, Oedipe voit (avec les yeux) sans voir (la vérité).Tandis qu'Oedipe refuse de croire la vérité, le devin devient insistant :“Tu ne vois pas à quel degré de misère tu es parvenu” : c'est avec l'esprit qu'Oedipe ne voit pas, ne se rend pas compte de la situation. “Toi, tu as des yeux mais tu ne vois pas”. Le “voir”dont parle ici Tirésias n'a en fait pas de rapport avec les yeux : ce n'est pas le regard qui mène à la vérité, ce n'est pas avec ses yeux qu'Oedipe ne voit pas, mais avec son esprit. “Tu y vois clair maintenant, mais tu n'y verras ensuite que ténèbres” , “Il y voit clair, il sera aveugle”on reconnaît ici l'allusion au fait qu'Oedipe se crèvera les yeux en découvrant la vérité, c'est de la vue que parle ici le devin, il prophétise l'aveuglement prochain du roi. Il faut donc toujours distinguer le fait de voir avec les yeux, et celui de voir avec l'esprit. Oedipe y voit clair : il devient aveugle Quand Oedipe se rend compte du parricide et de l'inceste qu'il a commis à son insu, il se crève les yeux. On assiste alors à une sorte d'”inversion” : quand Oedipe voyait parfaitement avec ses yeux, son esprit était pour ainsi dire aveugle, et lorsque enfin son âme y voit clair, ce sont ses yeux qui n'y voient plus. Il se rapproche alors plus ou moins de la condition du devin : il voie la vérité, pas le monde sensible. De plus, c'est au même moment lui aussi qu'il perd la vue et qu'il voit la vérité. Ce qui confirme l'idée que ces deux choses sont liées et nous amène à.... LABRANDE Pauline
la Conclusion: Il est évident dans ce mythe que ceux qui voient avec les yeux ne voient pas avec l'esprit et que ceux qui, inversement, voient avec l'esprit, ne voient pas avec les yeux. Il est flagrant aussi que c'est le fait de voir avec l'esprit qui est valorisé au détriment du fait de voir avec les yeux. Or c'est le monde sensible que les yeux permettent de voir, et le monde intelligible que l'esprit permet d'atteindre. On peut donc dire que ce mythe serait une parfaite illustration des thèses de philosophes tels que Platon, ou plus tard Descartes, qui soutiennent que les sens, dont la vue, sont trompeurs, et que la vérité ne se trouve pas dans le monde sensible, mais dans le monde intelligible, que l'on ne peut atteindre que par l'esprit. LABRANDE Pauline
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L'enfant salvateur
L'innocence naïve et pure de l'enfance
Saurait rendre un sourire à une âme en souffrance,
Même au plus bas degré du pire des instants
Et même au plus profond du trou le plus béant ;
Car l'enfant porte en lui la dernière étincelle,
La clarté survivante et la lueur rebelle,
Qui permet dans l'obscur néant trop dangereux
D'une existence vide et d'espoirs et de dieux
De percevoir encore un avenir possible
Pour un cœur tourmenté aux douleurs indicibles.
Extrait du recueil Mots pour maux, à paraître sur www.edilivre.com
Oeuvre d'art naturelle
Ton oeil humide et chaud pétillait de soleil,
Sa couleur phyto-vert n'avait pas son pareil,
Sa profonde clarté éblouissait mon âme
Et ton regard perçant lançait de douces flammes.
Sur ta bouche pulpeuse, un sourire charnu
Pénétrait en mon cœur affolé et perdu:
Je frissonnais devant ce superbe visage,
Qui n'était, je croyais, qu'un merveilleux mirage.
Mes frissons parcouraient les courbes de ton corps
Si tendre, si parfait, et dont je rêve encor;
Ta beauté rayonnante a saisi mes entrailles
Car il n'est pas au monde oeuvre d'art qui la vaille!
Extrait du recueil Tu fais danser ma vie au rythme de ton cœur (www.edilivre.com)
Les fiançailles
Cyril était tout excité, ce soir, ce serait le grand soir ! Il venait de visiter toutes les bijouteries de la ville afin de trouver la bague de fiançailles qui serait assez belle pour représenter à la fois sa magnifique petite amie et la force pure de l'amour qu'il éprouvait pour elle. Et il l'avait enfin trouvée ! LA bague ! La bague qui avait épuisé son compte en banque, mais celle qui éblouirait sa future fiancée. Ca en valait la peine ! Elle était constituée de deux anneaux entremêlés, l'un en or blanc, l'autre en or jaune, à chaque jointure desquels se trouvait un diamant. Ce bijou était magnifique. En sortant de la bijouterie avec sa petite boîte profondément enfoncée dans la poche de sa veste, il était très fier de sa trouvaille, et à la fois impatient, excité et nerveux à l'approche de cette soirée magique dont il allait faire la surprise à sa bien aimée. Il faudrait que tout soit parfait ! On dit que l'amour donne des ailes ; cet amoureux-là avait laissé son esprit s'envoler si haut qu'il ne remarqua même pas la voiture qui arrivait à sa gauche quand il traversa la rue, il n'entendit que les crissements aigus des pneus qui laissaient leur gomme sur la chaussée glissante.
La première surprise de Marina quand elle ouvrit la porte de l'appartement fut l'odeur : un parfum frais de lavande flottait dans l'air. C'était très agréable, mais inhabituel. Elle remarqua le bâton d'encens posé sur le petit meuble du couloir et soupira, déçue, s'imaginant que Cyril avait encore fumé en cachette et avait camouflé ainsi l'odeur de la fumée de cigarette. Cette pensée la mit de mauvaise humeur : il avait promis qu'il avait arrêté ! Mais ce sentiment négatif s'évanouit dès qu'elle entra dans la salle à manger : tous les meubles étaient recouverts de fleurs et de bougies parfumées, la table était mise, avec des verres en cristal, le service de porcelaine, les couverts en argent, dont ils ne se servaient jamais ! Des pétales de roses étaient éparpillés sur la nappe rouge. Lumière tamisée. Et Cyril, en costume, debout devant la porte de la cuisine, une bouteille de vin à la main. Elle sourit. « C'est superbe ! On ne voit ça que dans les films ! Que me vaut cet honneur ? _ Ce soir, je dois te parler de quelque chose d'important. _ J'espère que c'est une bonne nouvelle ? _ Il faudra attendre jusqu'au dessert pour le savoir, laisse-moi le temps de trouver les mots… _ Mmh… Viens par là ! » Elle l'attira à elle pour l'embrasser. Quelle agréable surprise ! Elle avait hâte d'entendre ce qu'il avait de si important à lui dire, quoiqu'elle s'en doutât : cela faisait longtemps qu'elle espérait qu'il la demande en mariage ! Mais s'il lui fallait encore un peu de temps pour trouver les mots parfaits, elle pouvait le lui laisser… Elle patienterait donc jusqu'à la fin du repas, en essayant de ne pas le torturer d'ici-là pour le faire parler.
Ils s'installèrent à table. Cyril remplit les verres de vins en confessant avec une petite rougeur sur les pommettes que ce n'était pas lui qui avait cuisiné mais il avait fait appel à un traiteur : il préférait que ce soit bon que personnel. Elle rit. Ils trinquèrent. Et le repas commença. Un repas interminable, pour l'un comme pour l'autre : elle ne cessait de se demander ce qu'il allait lui annoncer, et surtout comment ; lui cherchait ses mots, et le moment propice. Ils discutaient de choses et d'autres, mais sans penser vraiment à ce qu'ils disaient : « Tu as passé une bonne journée ? _ Oui, une matinée un peu mouvementée, mais ça s'est bien terminé. _ Ah bon ? Que s'est-il passé ? _ Oh, rien de bien grave, mais ça m'a agacée. Tu sais, Suzanne, la prof de philo, la vieille qui passe son temps à râler après la « jeunesse d'aujourd'hui »… _ Oui ? _ Son téléphone portable qu'elle avait laissé sur le bureau de sa salle avait disparu pendant la pause, et elle était persuadée que le coupable était un de mes élèves parce que la moitié de la classe était restée dans le couloir. Elle est venue perturber mon cours à cause de ça. Elle en a fait toute une histoire ! Elle voulait que je leur donne une punition collective jusqu'à ce que le coupable se dénonce… _ Qu'est-ce que tu as dit ? _ J'ai refusé bien sûr ! Tu sais que je ne supporte pas ce genre de pratique archaïque, injuste et inutile ! Et j'ai bien fait parce que finalement elle a retrouvé l'appareil par terre près du bureau, il était simplement tombé ! » Chacun des deux aurait bien voulu parler d'autre chose que du portable de la vieille Suzanne, mais le sujet qui les intéressait était un peu difficile à aborder. Leurs pensées ne convergeaient que vers le moment de LA discussion, mais pas leurs paroles. Ils s'en tiendraient à ce qui avait été décidé et attendraient la fin du repas. Marina était heureuse. Elle appréciait vraiment tous les efforts que son homme avait fait pour lui plaire ce soir. Tout était vraiment parfait, le repas lui-même était délicieux. Mais quand allait-il se décider ? Cyril revint de la cuisine avec les desserts. Il les déposa sur la table et se rassit. Machinalement, il glissa sa main dans sa poche et caressa la petite boîte qui y était resté cachée. C'était le moment. Il devait se lancer maintenant. Ses genoux tremblaient, son cœur palpitait, il avait la bouche sèche et les mains moites. Jamais il ne lui avait été plus difficile d'aborder un sujet, jamais une prise de parole ne l'avait autant angoissé. Sa voix avait même du mal à s'échapper de sa gorge.
« Marina, est-ce que tu m'aimes ? _ Bien sûr mon amour, tu le sais, je t'aime plus que tout, je t'aime passionnément, à la folie ! _ Tu m'aimes… pour toujours ? _ Oui mon cœur, je t'aimerai toute ma vie ! _ Il faut que tu saches que moi aussi, je t'aime, je t'aime comme je n'ai jamais aimé et comme je n'aimerai jamais. Je ferais n'importe quoi pour toi, ma déesse. Tu es la femme de ma vie, la femme parfaite, celle dont j'ai toujours rêvé, mon idéal, ma reine, ma fée… Je n'ai toujours pas trouvé les mots… Le temps du repas ne m'a pas suffit. Je pense que l'éternité n'aurait pas suffi… Mais c'est le moment je crois. Alors voilà, ce soir je voulais te dire que quoi qu'il arrive, je serai toujours avec toi, je t'aimerai, je te chérirai à jamais… _Tiens, dit-elle avec un sourire, ces mots-là me rappellent quelque chose… Tu me promets donc de m'aimer et de me chérir… Jusqu'à ce que la mort nous sépare c'est ça ? _ Non, plus que ça, même après la mort. Je ne t'aime pas pour la vie, je t'aime pour l'éternité. Je devais te dire ça avant de partir. » Marina reçut comme un coup de tonnerre en plein cœur. « Comment ça partir ? » Il eut l'air gêné. Une boule lui obstruait la gorge. Ses yeux s'emplirent de larmes. Il lui prit la main, la serra entre ses doigts, puis la relâcha. « Je voulais te dire au revoir mon amour. Et il fallait que tu saches que mon amour pour toi est immortel. » Elle ne comprenait plus rien. Etait-ce une blague de très mauvais goût ? Elle était si sûre qu'il allait la demander en mariage ! Et il lui annonçait un départ ! Mais pourquoi partir ? Et où ? Les questions se bousculaient dans l'esprit de Marina. Il aurait donc fait toute cette mise en scène pour la quitter ? La quitter en lui disant qu'il l'aimerait toujours ? C'était absurde ! « Il va falloir que tu m'expliques ! Qu'est-ce que ça veut dire ? » Le téléphone sonna. Elle refusa de décrocher. « Qui que ce soit, il peut attendre ! Pour l'instant il y a plus important et plus urgent. Tu vas me dire de quoi il s'agit, parce que là je n'y comprends plus rien ! Alors laisse sonner et explique-moi ce qui se passe ! » Il insista pour qu'elle y aille, et lui promit qu'elle aurait ses explications dans les instants qui suivraient.
Elle les eut.
L'hôpital appelait pour lui annoncer le décès de son petit ami renversé par une voiture dans l'après-midi.
Nouvelle extraite du recueil Nouvelles d'un autre monde : http://www.manuscrit.com/
Attention: ce texte en vers n'a rien de vraiment "poétique" ni "littéraire", c'est juste pour rire!
Une histoire de champignons (pour rire)
La semaine dernière, Allant dans la forêt Au cœur d'une clairière Entourée de cyprès, Je trouvai, ô délice ! Un tas de champignons ! Ils étaient plus de dix ! Ils étaient gros et ronds ! Lors je les ramassai, Les mis dans mon panier Heureux et satisfait, Puis rentrai les manger. Une bonne cuisson, Sans huile, à la vapeur, Parfumant la maison D'une agréable odeur. Enfin je dégustai Le premier champignon En petite bouchée Mais ce n'était pas bon ! Ça craquait sous la dent Et n'avait pas de goût ! Qu'y avait-il dedans ? Etait-ce des cailloux ? Peut-être bien des fibres Ces fins et longs fils blancs… Mais… mon estomac vibre Et le champignon rend : Horreur, c'étaient des vers ! Il y en avait plein Et m'ont mis à l'envers Le cœur et l'intestin !
Et le plus dôle dans l'histoire (ou le plus dégoûtant) c'est que c'est une histoire vécue! Euh... pas par moi!
Au-delà du présent
Tu balances mon cœur dans le creux de ta main
Quand mes espoirs naïfs se tournent vers demain.
Il n'y a que ton image au fond de ma pupille,
Je pense encore à toi et mon regard pétille.
Pourtant je suis perdue dans le gouffre béant
Des questions sans réponse ancrées dans le néant :
Tout n'est que confusion, incertitude et doute
Dans mon esprit troublé qui dévie de sa route ;
Dans ton creux chaleureux j'apprécie chaque instant
Mais j'ai peur d'aller voir au-delà du présent. Extrait du Recueil Tu fais danser ma vie au rythme de ton cœur (édilivre)
Douce étoile sans voix dans une nuit câline,
tu étincelles au vent dans une pluie aveugle.
Mes vagues sont sans sel, mon sourire sucré,
mais son miel alourdit mes lèvres sur les tiennes.
Ton regard dilué s'évapore en printemps
faisant glisser mon âme au fond de tes désirs.
Nos jeux rient sous la lune et des enfants qui chantent
encore nos amours font une ronde douce.
[i]Extrait du recueil Tu fais danser ma vie au rythme de ton coeur[/i]
Bonjour et vraiment toutes mes félicitations pour "Les fiançailles", nouvelle qui m'a à la fois captivé, surpris et interloqué. Ce fut un réel plaisir et je n'attends qu'une chose: qu'il se renouvelle.