Présentation : Ma vie a toujours été passions, tourbillons, amours, mouvements. Même lorsque je me "pose", tout mon intérieur est en ebullition, en effervescence. Je trouve toujours à apprendre, à découvrir de tout, de tous. Je surprends souvent car mes yeux sont toujours étonnés et agrandis d'un "rien". Mais un rien me parait toujours, souvent, énorme !
Alors, depuis longtemps j'ai voulu comprendre ce qui se passait là, tout dedans, tout profond... Je suis partie à la découverte de mon intérieur puis j'ai aidé les Autres à faire de même, à les guérir même parfois. Il me semble que l'écriture est la plus à-même d'aller nettoyer ce vaste grenier qu'est notre inconscient, notre histoire.
Le matin, ma petite main dans la sienne, nous "descendions" à la ville faire les quelques courses que ne permettaient pas encore les supermarchés d'aujourd'hui. Ma mère était je crois déjà triste. Mais j'avais déjà de la joie à revendre ! Je savais que nous arrivions à destination lorsque l'odeur de l'usine de torréfaction m'enveloppait toute entière, embrumant mon cerveau d'un plaisir caramélisé. Si je n'avais encore jamais goûté de café mais je suis sûre que j'en connaissais déjà la saveur. Je me laissais ainsi porter jusqu'à l'épicerie d'à côté, où là, je crois bien que le curry allié au viandox anhilait le reste de la boutique. Quoique lorsque nous arrivions vers l'épicière, les odeurs de laque de ses cheveux trop plaqués mariées à celle du parfum de violette sur sa blouse bleue me soulevait un peu le coeur et annulait toutes les autres effluves (et le plaisir que j'avais accumulé avec le café). Etais je alors suffisamment "bien" éduquée pour éviter à mon visage d'exprimer une grimace de dégoût ? Nous allions ensuite parfois prendre le journal du jour pour mon père. Là sans doute se sont révélés mes "penchants" pour l'odeur d'imprimerie, des livres, que je ne peux depuis lors ouvrir sans m'emplir du souffle de chaque feuille, sans enfouir tout mon visage au coeur de l'ouvrage comme on le fait dans le coup d'un être aimé, avant de les engloutir. Je m'imprègne des mots avant de les saisir, de l'histoire avant que d'y plonger. L'odeur d'un livre n'a pas son égale, c'est ma favorite je crois parmi toutes. Elles sont pourtant nombreuses ces effluves qui atteignent mes neurones pour m'emplir de couleurs, de sons et de films entiers, vécus ou non, fictifs ou réels. J'aimais aussi cette boutique de tissus où j'humais avec ravissement les énormes rouleaux entreposés. Chaque tissus a son odeur : la soie, les cotons, les lainages, comme si chaque tisserand avait collé un bout de lui sur les trames. Le toucher a son rôle aussi dans de nombreux cas et s'allie à merveille à celui de l'odorat. Les livres comme les tissus se sentent et se caressent, si, si ! Je crois que cette capacité à saisir les odeurs avant même que de voir permet une plus belle découverte ensuite de l'objet ou l'être. Car l'odeur ne trompe pas. Lorsque l'automne arrive, bien que n'étant pas ma saison préférée, m'ennivre de ses arômes de moisissures, d'écorces et d'herbe humide. J'aime à marcher dans les feuilles mortes et roussies de trop d'été, trainer mes pieds tant et bien dans ces amas de feuilles de maronniers (mes préférées entre toutes !) jusqu'à ce que mon nez, saoul de ces effluves n'en puisse plus de respirer, de prendre et brasser mon cerveau, et crie "halte, c'est assez" et je continue mon chemin comme si de rien n'était. Car je n'ai plus l'âge de "me livrer à tant de folies, tant de gamineries" disent certaines personnes dites proches. Je crains bien que je l'aurais toujours cet âge et ma joie n'en est que décuplée !
Le matin, ma petite main dans la sienne, nous "descendions" à la ville faire les quelques courses que ne permettaient pas encore les supermarchés d'aujourd'hui. Ma mère était je crois déjà triste. Mais j'avais déjà de la joie à revendre ! Je savais que nous arrivions à destination lorsque l'odeur de l'usine de torréfaction m'enveloppait toute entière, embrumant mon cerveau d'un plaisir caramélisé. Si je n'avais encore jamais goûté de café mais je suis sûre que j'en connaissais déjà la saveur. Je me laissais ainsi porter jusqu'à l'épicerie d'à côté, où là, je crois bien que le curry allié au viandox anhilait le reste de la boutique. Quoique lorsque nous arrivions vers l'épicière, les odeurs de laque de ses cheveux trop plaqués mariées à celle du parfum de violette sur sa blouse bleue me soulevait un peu le coeur et annulait toutes les autres effluves (et le plaisir que j'avais accumulé avec le café). Etais je alors suffisamment "bien" éduquée pour éviter à mon visage d'exprimer une grimace de dégoût ? Nous allions ensuite parfois prendre le journal du jour pour mon père. Là sans doute se sont révélés mes "penchants" pour l'odeur d'imprimerie, des livres, que je ne peux depuis lors ouvrir sans m'emplir du souffle de chaque feuille, sans enfouir tout mon visage au coeur de l'ouvrage comme on le fait dans le coup d'un être aimé, avant de les engloutir. Je m'imprègne des mots avant de les saisir, de l'histoire avant que d'y plonger. L'odeur d'un livre n'a pas son égale, c'est ma favorite je crois parmi toutes. Elles sont pourtant nombreuses ces effluves qui atteignent mes neurones pour m'emplir de couleurs, de sons et de films entiers, vécus ou non, fictifs ou réels. J'aimais aussi cette boutique de tissus où j'humais avec ravissement les énormes rouleaux entreposés. Chaque tissus a son odeur : la soie, les cotons, les lainages, comme si chaque tisserand avait collé un bout de lui sur les trames. Le toucher a son rôle aussi dans de nombreux cas et s'allie à merveille à celui de l'odorat. Les livres comme les tissus se sentent et se caressent, si, si ! Je crois que cette capacité à saisir les odeurs avant même que de voir permet une plus belle découverte ensuite de l'objet ou l'être. Car l'odeur ne trompe pas. Lorsque l'automne arrive, bien que n'étant pas ma saison préférée, m'ennivre de ses arômes de moisissures, d'écorces et d'herbe humide. J'aime à marcher dans les feuilles mortes et roussies de trop d'été, trainer mes pieds tant et bien dans ces amas de feuilles de maronniers (mes préférées entre toutes !) jusqu'à ce que mon nez, saoul de ces effluves n'en puisse plus de respirer, de prendre et brasser mon cerveau, et crie "halte, c'est assez" et je continue mon chemin comme si de rien n'était. Car je n'ai plus l'âge de "me livrer à tant de folies, tant de gamineries" disent certaines personnes dites proches. Je crains bien que je l'aurais toujours cet âge et ma joie n'en est que décuplée !
Le matin, ma petite main dans la sienne, nous "descendions" à la ville faire les quelques courses que ne permettaient pas encore les supermarchés d'aujourd'hui. Ma mère était je crois déjà triste. Mais j'avais déjà de la joie à revendre ! Je savais que nous arrivions à destination lorsque l'odeur de l'usine de torréfaction m'enveloppait toute entière, embrumant mon cerveau d'un plaisir caramélisé. Je n'avais encore jamais goûté de café mais je suis sûre que j'en connaissais déjà la saveur. Je me laissais ainsi porter jusqu'à l'épicerie d'à côté, où là, je crois bien que le curry allié au viandox anhilait le reste des senteurs de la boutique. Quoique lorsque nous arrivions vers l'épicière, les odeurs de laque de ses cheveux trop plaqués mariées à celle du parfum de violette sur sa blouse bleue me soulevait un peu le coeur et annulaient toutes les autres effluves (et le plaisir que j'avais accumulé avec le café). Etais je alors suffisamment "bien" éduquée pour éviter à mon visage d'exprimer une grimace de dégoût ? L'éducation n'ayant rien à faire là, je crois que la grimace se faisait d'elle-même.Nous allions ensuite parfois prendre le journal du jour pour mon père. Là sans doute se sont révélés mes "penchants" pour l'odeur d'imprimerie, des livres, que je ne peux depuis lors ouvrir sans m'emplir du souffle de chaque feuille, sans enfouir tout mon visage au coeur de l'ouvrage comme on le fait dans le cou d'un être aimé, avant de les engloutir. Je m'imprègne des mots avant de les saisir, de l'histoire avant que d'y plonger. L'odeur d'un livre n'a pas son égale, c'est ma favorite je crois parmi toutes. Elles sont pourtant nombreuses ces effluves qui atteignent mes neurones pour m'emplir de couleurs, de sons et de films entiers, vécus ou non, fictifs ou réels. J'aimais aussi cette boutique de tissus et de confection où j'humais avec ravissement les énormes rouleaux entreposés. Chaque tissus a son odeur : la soie, les cotons, les lainages, comme si chaque tisserand avait collé un bout de lui sur les trames. Le toucher a son rôle aussi dans de nombreux cas et s'allie à merveille à celui de l'odorat. Les livres comme les tissus se sentent et se caressent, si, si ! Je crois que cette capacité à saisir les odeurs avant même que de voir permet une plus belle découverte ensuite de l'objet ou l'être. Car l'odeur ne trompe pas. Elle est révélatrice du caractère même. Lorsque l'automne arrive, bien que n'étant pas ma saison préférée, je m'ennivre de ses arômes de moisissures, d'écorces et d'herbe humide. J'aime à marcher dans les feuilles mortes et roussies de trop d'été, trainer mes pieds tant et bien dans ces amas de feuilles de maronniers (mes préférées entre toutes !) jusqu'à ce que mon nez, saoul de ces effluves n'en puisse plus de respirer, de prendre et brasser mon cerveau, et crie "halte, c'est assez" et je continue mon chemin comme si de rien n'était. Car je n'ai plus l'âge de "me livrer à tant de folies, tant de gamineries" disent certains de mes dits "proches". Je crois, moi, que je l'aurais toujours !
Comme j'aime lorsque les enfants me disent "mais t'es complètement folle Maman !", les yeux pétillants de joie. Oh oui, comme j'aime. J'aime à sentir et ressentir cette légèreté qui m'emplit lorsque nous marchons sous la pluie tous les deux, sur cette terre d'Irlande, lorsque mes yeux s'équarquillent à n'en plus finir jusqu'à se cogner aux parois orbitales alors que j'observe un papillon se saouler du suc d'une rose, lorsqu'un rayon de soleil Irlandais vient sécher nos yeux et réchauffer nos corps. Lorsque j'éclabousse tout le monde en sautant allègrement dans les flaques d'eau pour en entendre le bruit et... les entendre tous raler et gronder... que je suis complètement folle ! Lorsque je leur dis d'écouter le mouvement éternel du ruisseau qui glisse et clapote ou bien ce pinson qui nous nargue du haut de ce chêne... Lorsque j'arrive les sortir de leur torpeur dominical pour les entrainer pour un pique nique en forêt. Et si mes folies n'étaient pas si folles ? Lorsque j'observe tant de tristesse sur les visages qui traversent mon chemin sans rien voir, rien entendre, j'aimerais tant sauter dans une flaque d'eau pour déclancher quelque chose à l'intérieur de leur corps, de leur âme, tout au fond, tout profond...Une lueur, une lumière, une... joie...
Et si la sagesse était justement de ne pas être sage ? Si la sagesse était justement l'anti-grandeur d'âme des gens qui se prennent la tête et qui croient que le fait de penser fera d'eux un être grand, grand, grand et un grand sage ? Parce qu'un Sage est justement d'après eux quelqu'un qui pense beaucoup. Ben moi je dis qu'un Sage est quelqu'un qui a finit de penser et qui SAIT. Et qui est prêt à mourir s'il ne l'est déjà parce qu'il a compris ce que VIVRE voulait dire. Et là, il n'est plus besoin ni de parole ni... de pensée.
Elle était là, petite et grise, recroquevillée sous la porte cochère. Ses yeux reflétaient tous les maux de sa vie et restaient loin, bien loin de la vie, de tous ces passants la fuyant ou ne la voyant même pas, de tout ce trop plein de monde. Les mots depuis longtemps ne passaient plus le seuil de sa bouche. Pour quoi faire ? Pour quoi dire ? Dire ces bonheurs si souvent souhaités, imaginés voire même effleurés ? Dire ces chagrins bien vite ravalés à se brûler la gorge et le corps tant ils étaient brûlants ? Doucement, lentement elle a glissé dans le fond de la vie, en bas, tout en bas. Elle eut même des enfants, si beaux, sa fierté ! Où sont ils ? Peuvent ils même se souvenir qu'ils eurent une mère, que ce ventre si mal nourris, si desséché eut pu porter avec amour les tout petits qu'ils furent un jour ? Lorsque cette foutue maladie eut raison de SON homme (était ce bien raisonnable ?) après l'avoir bouffé de l'intérieur et pétri de souffrances, son esprit à elle a perdu cette "raison". Un beau matin elle est partie. Ce fut sa dernière VRAIE décision. Depuis la vie décide d'elle. L'abrite lorsque la pluie est trop forte. Parfois le froid parvient encore à égratigner le peu qu'il reste de corps. Ce vieux manteau de laine, aussi troué que son âme, rempli encore -si peu- ses fonctions de chaleur. Peu importe, elle ne sent plus. Elle n'est déjà plus. Et pourtant... il arrive que parfois dans une jolie maison, pas si loin que ça, une toute petite fille demande "dis Maman, elle est où grand-mère ?". Nulle réponse ne viendra car de "grand-mère" ne reste qu'un vague souvenir, qu'un tout petit point gris au fond de souvenirs. Un tout petit point gris qui fait à peine retenir un regard et encore moins d'attention. Rappelez vous cette vieille femme au coin de votre rue... toute grise, toute menue. Elle n'est déjà plus...
Je n'attends rien de toi... Je t'accueille tel que tu es, je ne te veux pas plus fort, ni plus aimant, ni plus ainsi, ni plus comme ça... Si je devais attendre quoi que ce soit, c'est que je voudrais un autre que toi... Mon chemin n'aurait pas de sens sans toi car il est intimement lié au tien, sans se perdre l'un dans l'autre, n'est ce pas ça "se compléter" ? Rester "entier" tout en étant DEUX Et tu me permets ainsi de rester MOI, d'être ce que je suis aussi, de DEVENIR un peu plus chaque jour la femme que je suis, que je serais... Nos âmes vont chaque jour, depuis toutes ces années, main dans la main,
et nos corps ne se lassent jamais de nos étreintes amoureuses, ni nos lèvres de nos baisers ! Tu combles tous mes désirs -car bien sûr, j'en ai encore !- Et au-delà des temps, j'en suis sûre, nous nous retrouverons... car nous deux, c'est sûr, c'est pour l'éternité : Je t'aime tellement...
"Cher", "très cher" Léonard ! Fan de la -presque- première heure (et pour cause car, lorsque tu "perces" en 68 ma main n'atteignait pas les boutons de l'électrophone et j'ignorais même jusqu'à son existence). Bref, comme je fus heureuse hier matin lorsqu'en attendant mon tram je découvre que l'envie t'a pris de venir sous nos lattitudes Slaves. O bonheur intense, O joie incommensurable ! Retour pour toi sur quelques branches d'une partie de ton arbre familial puisque certains de tes aieux étaient russo-polonais avant leur exil. Je serais bien venue moi, depuis le temps que j'en rêvais, m'assoir sur une branche avec toi ! Seulement voilà... le problème m'a sauté au visage et de ta branche, bien haut perché, tu es tombé ! Le concert que tu nous offres si gentiment à Prague est hors de portée de bien des bourses qui commencent à peine à s'enfler un peu depuis 89 !!! Je traduis donc : elles ne sont pas bien grasses. Même si je fais partie des détenteurs de biens plus conséquents que mes amis Tchèques, je n'ai pas envie d'alimenter ta bourse malgré tout l'amour que je te porte. L'amour n'a pas de prix n'est ce pas ? Tu te contenteras de lui, pas de moi. Je croyais pourtant que la "zénitude" où tu vécus en moine sur ton Mont de Bady,durant toutes ces années, t'aurait fait perdre le gout de ce papier-monnaie ? Loin s'en faut lorsque je vois les prix que tu demandes pour t'entendre chanter. En apparte, je découvres que ton nom de moine était "JIKAN" ("le silencieux"). Pour quelqu'un doté d'une voix si puissante, je suis éberluée ! Sans doute auras tu pris gout à toute cette monnaie depuis ton "exil" à Los Angeles lorsque tu décidas de sortir de ta boite-à-moines. J'ai toujours détesté les boites et pourtant dieu sait (enfin, je crois) que celle-ci, (celle du boudhisme) plus que d'autre, me tenta souvent, me tente bien toujours. J'y glisse parfois un orteil, voire le pied entier. Mais quelque chose en moi me tire en arrière, la peur d'être vite à l'étroit dans quelles boites que ce soit. Re-bref (ce qui est un peu long), je ne glisserais ni pieds ni corps dans ta salle de spectacle, la mort dans l'âme car mon Amour pour ce que tu fais reste entier (on en revient -n'est ce pas Pierre- à la question "est-on ce que l'on fait ?). Mais malgré l'état avancé je crois de ton "humanitude" ton coeur n'est pas allé plus loin que la côte de ton compte bancaire... Dommage. Pour moi. Car de ta scène -sène ?- tu ne verras que les lumières... artificielles, celles qui t'éblouiront sans jamais éclairer ton coeur. Plus que de la colère je ressens la tristesse. Mais après tout, ne suis-je pas seule responsable de cela puisque jamais tu n'as demandé de croire ce que je croyais sur toi. Tu es tel que tu es. L'amour le vrai n'est il pas d'accepter justement les ëtres tels qu'ils sont ? Et pas par ce qu'ils font ? Je m'égare, je fais comme toi. Bon vent et continue à nous faire de beaux album et faire vibrer nos coeurs !
Lorsque les jours ne s'appellent plus "jours" mais "quotidien", lorsque demain glisse vers hier, qu'aujourd'hui n'a plus de lendemain et que nos présents sombrent vers hier, avant hier, vers un passé qui n'en finit pas et qui revient sans cesse... Les jours deviennent alors sombres, puis ombre(s) puis nuit avant le noir complet. Ni mot, ni geste, ni regard n'ont plus de fonction, plus de sens, et le sens présumé plus de direction. Ces regards pétillants des rencontres naissantes puis des vies ensemble ne sont plus que fuyants et ne voient même plus. Le vois-tu ce mari, si tendrement chéri, si passionnemment aimé, adulé, il n'y a pas si longtemps ? Le vois-tu, là, tout près, sur le fauteuil en face de toi ? Sais tu quelle est sa vie au quotidien, quelles sont ses pensées, ses désirs les plus profonds, les plus intimes ? Et toi, l'homme-mari, sais-tu encore comment faire vibrer cette femme qui est tienne ? Vois-tu encore sa beauté et tout ce qui te plut tant en elle ? Sais-tu quels sont ses désirs les plus profonds ? Quels projets faites-vous encore ensemble pour demain, le prochain week-end, dans un an, dans 10 ans ? Lorsque les jours s'empilent ainsi les uns sur les autres, les êtres se délitent, lentement mais sûrement. Les consciences s'effritent, les désirs s'étiolent. Les mots deviennent maux, de plus en plus violents ou de plus en plus rares. Les mots d'amour deviennent cris puis rage, les soupirs de plaisir deviennent lassitude et les épaules tombent. Lorsque les jours s'empilent les uns sur les autres la Vie devient grise et traine les âmes dans sa peine quotidienne et, au lieu de choisir, l'on choit... Alors j'ai envie de crier (avec douceur) à tous ces êtres empêtrés dans cette non-vie d'ouvrir enfin leurs yeux, d'ouvrir à nouveau leur coeur, de voir à nouveau VRAIMENT, de redevenir ETRES. Le bonheur n'est pas là par hasard et ne reste, voire ne vient, que si l'on FAIT ce qu'il "faut". Il faut ? Je ne sais pas ce qu'il faut. C'est le choix de chacun. Mais j'aime ouvrir les yeux sur chacun de mes matins, quelque soit le temps que nous offre le ciel. J'aime fermer les yeux sur chacune de mes nuits en remerciant le ciel d'avoir suivi ma tête, en remerciant ceux que j'aime d'être toujours présents et en me remerciant de tout ce que j'ai fait. Mon bonheur est un choix.
"Cher", "très cher" Léonard (Cohen) !
Fan de la -presque- première heure (et pour cause car, lorsque tu "perces" en 68 ma main n'atteignait pas l'électrophone et j'ignorais même jusqu'à son existence). Bref, comme je fus heureuse hier matin lorsqu'en attendant mon tram de découvrir sur une affiche publicitaire que l'envie t'a pris de venir sous nos lattitudes Slaves. O bonheur intense ! O joie incommensurable ! Le grand Léonard, une légende pour moi. Retour pour toi aux sources d'une partie de ton arbre familial puisque certains de tes aieux étaient russo-polonais avant leur exil au Canada. Je me voyais déjà en face de toi, dans cette magnifique salle de spectacle Pragoise, depuis le temps que j'en rêvais ! Seulement voilà... Je suis tombée de haut (et toi avec) : Le concert que tu nous "offres" si gentiment à Prague est hors de portée de bien des bourses qui commencent à peine à s'enfler un peu depuis 89 !!! Je traduis donc : elles ne sont pas bien grasses. Même si je fais partie des détenteurs de biens plus conséquents que mes amis Tchèques, je n'ai pas envie d'alimenter ta bourse malgré tout l'amour que je te porte. L'amour n'a pas de prix n'est ce pas ? C'était il me semble le discours de certains Dalai devant lequel tu as dû te prosterner bien souvent ? Je croyais pourtant que la "zénitude" où tu vécus en moine sur ton Mont de Bady, durant toutes ces années, t'aurait fait perdre le gout de ce papier-monnaie ? Il n'en est rien. Le capitalisme de Los Angeles où tu vis désormais as eu raison de tout cet humanisme. En apparte, je découvre que ton nom de moine était "JIKAN" ("le silencieux"). Pour quelqu'un doté d'une voix si puissante, je suis éberluée ! Je redoute désormais que ton coeur puisse porter ce nom abandonné... J'exagère ! Sans doute auras tu juste pris goût à toute cette monnaie depuis ton "exil" à Los Angeles lorsque tu décidais de sortir de ta boite-à-moines. J'ai toujours détesté les boites et pourtant dieu sait (moi je sais) que celle du boudhisme plus que d'autres, me tenta bien souvent, me tente bien toujours. J'y glisse parfois un orteil, voire le pied entier. Mais quelque chose en moi me tire en arrière, la peur d'être vite à l'étroit dans quelles boites que ce soit. Re-bref (ce qui est un peu long), je ne glisserais ni pieds ni corps dans ta salle de spectacle, la mort dans l'âme car mon Amour pour ce que tu fais reste entier. Mais malgré l'état avancé je crois de ton "humanitude" ton coeur n'est pas allé plus loin que la côte de ton compte bancaire... Dommage. Pour moi. Car de ta scène -sène ?- tu ne verras que les lumières... artificielles, celles qui t'éblouiront sans jamais éclairer ton coeur. Plus que de la colère je ressens la tristesse (enfin, quand même, je bous !) Mais après tout, ne suis-je pas seule responsable de cela puisque jamais tu n'as demandé de croire ce que je croyais sur toi. Tu es tel que tu es. L'amour le vrai n'est il pas d'accepter justement les ëtres tels qu'ils sont ? Et pas par ce qu'ils font ? Je m'égare, je fais comme toi. Bon vent et continue à nous faire de beaux albums et faire vibrer nos coeurs ! Bon, quand même, j'y serais bien allée, moi, à ce concert :-(
Les mots… Aujourd'hui ils ne veulent pas venir. Ils butent, me rebutent, me narguent, déguerpissent et me fuient. Que leurs ai-je donc fait ou pas fait ? Pourquoi me font-ils la tête ? Tout mon cortex est ramolli, plus aucune liaison neuronale en circulation. Font la grève eux aussi ? Manquerait plus que ça. C'est pas un droit que je leur accorde ! Faut qu'ils le sachent. Malheureusement, je ne trouve plus le chemin jusqu'à eux, j'ai perdu la connection qui me reliait à eux, qui me reliait à moi. En y réfléchissant bien, je me rends à l'évidence : c'est le trop plein. Alors bien sûr, comme n'importe quel récipient, faut vider régulièrement, je le sais bien. Pourquoi tant de négligence ? Je sais bien pourtant que nos intérieurs sont à laver, nettoyer, lessiver, vider, dépoussiérer comme nos maisons, nos placards, nos valises. Je le prône suffisamment à mes « patients » (pas si patients). Je sais comment les aider à faire ce ménage pour qu'ils ressortent légers et alertes de nos consultations. Eh bien non ! Depuis 3 jours, je coince. Flashback sur quelques jours en arrière : mauvaise communication avec mon fils. Toujours du mal à nous comprendre, nous faire comprendre, comprendre l'autre. Les mots partent, sifflent, crient, s'éparpillent dans tous les sens, en dépit du bon sens. Colère. Chagrin. Souffrance. Tristesse. L'essentiel n'a pas été dit. Ce qui a été dit n'a pas été compris. Ce qui a été compris n'avait pas été dit. Les « bons » mots n'ont pas pu (su) être exprimés. Ils restent là, coincés dans cette « boule » là, tout prêt de la gorge, prêts à sortir lorsque le moment sera venu. Comme ces pensées qui tournent et retournent, s'empêtrent et s'entremêlent dans ce cortex qui a fini par se ramollir : Question de survie. Voilà pourquoi les mots ne viennent pas aujourd'hui. Comme une plomberie bouchée, ton cortex attend ton intervention. Finalement, les mots sont là. C'est moi qui ne veux (peux ?) pas les saisir, m'en emparer. Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés : pour une pro de la com, j'ai pas brillé dans cette histoire. Allez, je vais mettre de l'ordre dans tout cela et faire un bon nettoyage !
Ils sont tout noirs, si noirs… ils traînent leur corps, comme ils traînent leur âme, comme ils traînent des pieds. Leur âme est elle aussi noirs que leurs corps ? Ils paraissent comme des ombres alors qu'ils sont si jeunes. Leur peau est blanche si blanche, comme pour mieux contraster avec toute cette noirceur dont ils s'affublent, dont ils se « parent » (ils se protègent ?). Comme pour leur montrer que le blanc existe encore, tout prêt, si prêt d'eux, si lumineux. N'auraient qu'à regarder, regarder vraiment, ouvrir leurs yeux qui paraissent si lourds… Ne veulent pas, surement... Que veut camoufler, cacher, leur maquillage si noir ? Qu'ont-ils voulu percer vraiment autre que ces multitudes d'endroits de leur corps ? Des secrets ? Quelles sont ces souffrances dont ils ont l'air emplis ? Quelles sont ces souffrances dont ils ont l'air s'assouvir ? Ils paraissent baigner dedans comme d'autres aiment des bains de douceur, de mousse ou d'eau fraîche. Ils portent autour du cou des croix que d'autres, en leur temps, portèrent sur leur dos, presque aussi grosses, presque aussi lourdes. Ils ont même les clous qui vont avec. Ils portent des chaussures si lourdes alors que chacun de leurs pas ont l'air déjà entravés par je ne sais quelles chaînes, je ne sais quels fers ? A quelles sombres pensées sont ils enchaînés ? J'ai entendu que leur « mouvement » tirait vers le gothique… Quel mouvement ? Ce le fut à une époque où cet art gothique venait en pleine renaissance : Je les vois morts avant que d'avoir vécu. Je les vois tristes avant que d'avoir ri. Pourtant l'enfance n'est pas si loin qui les entendait rire, indubitablement, où ils étaient légers encore. Que se passa-t-il à ce moment X pour que tout bascula dans le noir plutôt que dans le rose ? Pour que la vie, encore toute fraîche, s'engage vers le trépas ? Je cherche encore une réponse à ce qui reste une énigme pour moi, de ces jeunes si noirs que je croise chaque jour. Je ne peux m'empêcher de me dire que l'Amour n'a pas dû s'attarder sur leur chemin de vie. Je ne peux m'empêcher de penser (d'espérer ?) qu'il ne tardera pas…
J'arrive à un âge qui glisse trop vite vers mes demains moins nombreux que mes « hiers ». Tu as passé cet âge depuis bien longtemps… Et je me rends compte que je ne t'ai encore jamais dit ce que mon cœur contient de toi. Tous les « je t'aime » que j'ai pu te dire sont bien trop insuffisants, insignifiants, contrairement à ce que « l'on » dit souvent. Je sais que ce ne fut pas facile de devenir père pour toi qui n'eut plus à l'âge de 3 ans. Comment savoir les gestes ? Comment savoir les mots ? Tu viens d'un temps où l'on n'exprimait pas, où l'on ne disait pas, un homme ne pleurait pas, ça ne se « faisait » pas. Comment as-tu pu exprimer cette douleur lorsque chaque soir tu attendais un père qui n'arrivait jamais ? Comment l'as tu compris ? Et pourtant, je me souviens de ce soir où je te vis pleurer. Tes rapports à ma mère étaient déjà houleux… Mon cœur de petite fille en fut chaviré et, du haut de mes 5 ans, je m'entends encore te dire « ne pleure pas petit père, ça va aller mieux bientôt » ( J'ai toujours aimé t'appeler « petit père » même lorsque nous fûmes en guerre). « Aller mieux », donc, ne fut jamais vraiment le cas. Et de cris en dépits, plutôt que de te jeter à l'eau tu préféras l'alcool en même temps que tes « copains » et de beaucoup ta mère plutôt que la mienne. Non que tu ne l'aimais pas (ma mère) mais pas comme elle devait l'imaginer, pas comme elle aurait voulu, pas comme tu aurais voulu peut-être aussi. Tout est allé si vite, vous êtes partis si vite : de ce pays que vous pensiez « vôtre » (ah… satané patriotisme !) il a fallu partir. D'abord Maman et moi, toute petite. Un an plus tard tu en partit aussi en prenant soin d'emporter avec toi cette gaieté des gens du Sud que l'on entend lorsqu'ils ouvrent la bouche, que l'on voit briller au fond de leurs yeux malgré les souffrances et les horreurs vécues. Soin que ne prit pas Maman, que je vis rire bien moins et dont les yeux sont bien souvent « là-bas », loin si loin de nous. Je suis tellement heureuse des valeurs que tu m'as transmises. La gaieté d'abord, l'optimisme, les garder, toujours, quoiqu'il arrive. Ils vont si bien à nos lendemains !La générosité, même lorsqu'on a peu, lorsqu'on a « rien » on peut toujours aider, donner, partager. La porte de la maison était toujours ouverte (est-ce à cause de cela que désormais tu te barricades tant au fond de ta tanière ? Préserver le peu qu'il reste ? Le peu de chaleur ? Le peu de bien(s) ? Le peu de tout ?) Je ne veux retenir que les « ouvertures », celles des portes, des fenêtres, du cœur, sur le monde, sur les autres. La curiosité, la soif d'apprendre, l'amour des autres… Elles me conviennent si bien.Et puis, le goût des livres, des belles lettres, des jolis mots. Des poèmes que tu nous récitais souvent, et nous récites toujours ! J'ai pardonné depuis longtemps toutes les souffrances : ta violence, l'alcool, tes absences, tes brimades, les humiliations, tes silences… Tout cela est si lointain et tellement inutile...
A suivre...
J'ai tout lâché sur des fauteuils, des divans, des livres et des cahiers, dans mes larmes, pour n'en retenir que le meilleur. Si, si, on peut retenir le meilleur du pire. En bien mieux, bien sûr. Le transformer en lumière, en clarté, en légèreté. Est-ce cela que l'on appelle la Paix ? Faut dire aussi que tu as bien évoluer, bien avancer depuis cette époque lointaine et si noire. Toi aussi, tu as lâché tout cela depuis bien longtemps. Et c'était pas facile je le sais, car pour toi, point de divan ! Debout, toujours debout ! As tu pu oublier les tiennes, de souffrances ? Jamais tu ne nous en parles…
Alors je veux te dire -enfin- toute ma reconnaissance à t'avoir eu, toi, comme père et te dire « merci petit père » ! Tu veux bien rester encore un peu ici-bas hein ! J'ai encore tant à apprendre de toi… Et peut être, qui sait, voudras tu apprendre un peu de moi ?
Je t'aime petit Père !
J'aime l'idée de changer mes "j'aime pas" en "j'aime". J'aime l'idée que rien n'est figé , qu'on peut tout transformer, même les idées !
Depuis le tout premier j'avais déjà laissé filer le matin !
Mais il était hors de question de me pointer avant qu'il ne termine. Sans doute est-ce pour cela qu'à chaque première heure de votre naissance je me hâte de ne pas « perdre » de temps…
Car vous coulez, courrez, fuyez, sans aucune pitié, sans jamais ralentir, encore moins faire une halte…
Je vous compte à ce jour 16 709,8306 dans ma vie.
Je ne pensais pas que l'on pouvait ainsi vous fragmenter : d'où provient cette virgule ? Quel est donc ce moment qu'elle ponctue ainsi ? Resterait-il en fin de vous quelques poussières inutilisées ?
Ne pourrions nous pas alors les avoir pour « bonus » lorsque vous saurez le dernier arrivé ?
Ces fameuses « poussières » sont-elles avant ou après le lever du soleil ?
Que de questions je me pose lorsque je vous sens galoper ainsi sur mon corps, sillonner un peu plus chaque parcelle de ma peau d'hier en lendemain.
Mes épaules, mon dos, mes bras, l'ensemble de mon corps résiste bien encore à votre folle course. Mais jusqu'à quand ? Quel est ce matin qui viendra qui verra ma silhouette se voûter, se courber, se traîner, s'effriter ? Quel est ce matin où mon visage me sera méconnu ? Où le regard de l'autre me renverra bien autre chose que de la convoitise, ou de la séduction, ou de l'admiration. On s'illusionne bien en pensant qu'on vous « passe », « gagne », « perd », « partage ». Tout ce que nous pouvons faire est de vous « remplir » du mieux que nous pouvons : aménager, organiser, profiter, savourer, manger, rire, pleurer aussi. Si vous passez sur nous, nous ne faisons que passer, vous nous le rappeler bien assez. Pourquoi fallait-il qu'aujourd'hui je vous sente détaller aussi rapidement ? Peut-être à cause de cette question hier : « que faisons-nous pour Noël, Maman ? » alors que j'avais l'impression d'être toujours en été, en vacances… Que le 1er de l'an me semble juste hier ! « O temps, suspends ton vol… ». Mes jours, mes jours, vous êtes bien trop rapides !
L'œil sombre et dur, perdu quelque part dans ton histoire, tu avances de cette démarche qui se veut assurée (assurée sur quoi ? Ta vie ?). Une vraie démarche de macho ! C'est ce qu'on te dit presque chaque jour. Tu arrives sur les lieux où l'on t'a appelée. Un coup de main lissera rapidement, presque nerveusement, tes cheveux que tu veux toujours tellement courts avant de prendre cette civière. D'un coup de rein d'un seul, 2 autres mains pour t'aider, vous hissez à vous deux cet homme de 90 kilos dans l'ambulance. En route pour les hôpitaux Sud. Ne plus penser, ne pas parler. Chaque geste est important. Garder l'esprit clair pour l'urgence. Et pourtant tout s'emmêle ces temps-ci. Ta nouvelle « femme » -comme tu l'appelles- n'a pas vraiment la douceur qu'elle laissait espérer. Elle aussi un peu paumée, tellement gamine encore empêtrée dans ses 25 années. Toi, tu refuses les tiennes, le temps qui t'écrase chaque jour un peu plus, ta vie que tu ne comprends pas toujours. Tu voulais être garçon mais tu es née fille. Durant de nombreuses années tu t'acharnais à surveiller une soudaine poussée de cet attribut qui aurait fait de toi ce que tu voulais vraiment être. Tu t'acharnais à demander à ta mère quand il se déciderait enfin, ce pénis tant voulu ! Que tu puisses enfin faire pipi sans t'en mettre plein les jambes ! Les premiers déçus de cette « absence » sexuelle furent tes parents, c'est sûr. Depuis le temps qu'il l'attendait ce garçon. Pensez : 2 filles déjà ! Eux aussi, quelque part au fond d'eux, espérait un miracle. Comme il n'est jamais venu, ils t'ont aidée à grandir comme ce garçon que tu voulais être :« Notre garçon manqué » disaient-ils à tout vent ! Panoplie de Zorro, chapeaux de cow-boys, pistolets et pantalons de velours, tout y était. Tu as fait quand même ton bout de chemin « en femme », tant bien que mal, malgré les « bonjour jeune homme » et tes attirances pour le sexe non-opposé. Puis leur faire accepter cette évidence, à tes parents, à ta famille, puis accepter toi-même une bonne fois pour toute cet état. Aimer les femmes lorsqu'on est une femme c'est une chose. Mais vouloir à tout prix se considérer comme un homme alors qu'on est une femme en est une autre. Ce n'est plus une histoire d'amour mais un déni de ce que tu es. Comment aimer ce qu'on ne veut PAS être ? Durant la journée, tout est possible. Bonjour jeune homme par-ci, bonjour jeune homme par là… On est fort, on est mâle, on a mal parfois, mais si peu : ne pas penser. Mais le soir à la veillée, se retrouver face à soi-même ne permet plus le ment-songe. Quel qu'il soit d'ailleurs, c'est valable pour tout le monde. Ce soir tu te retrouveras avec « ta femme », tu feras « comme si ». Et puis, elle s'endormira. Et toi tu ne pourras pas. Car tu repenseras à toute cette supercherie, cette tromperie sur ta vie, sur ton corps. Tu voulais tant être un homme…
La mort est là, tout prêt, si prêt qu'on pourrait la toucher
Si prêt qu'on pourrait la frôler.
Je peux en voir le fil qui nous y relie, je le vois même frémir…
J'ai même déjà vu ce fil se rompre, si, si
Et en tellement peu de temps ! Et même tellement de fois…
On est tellement plein d'immortalité qu'on en oublie la fin,
Qu'on en oublie le fil : Sauf que le temps file, lui
Et lorsque sa pensée nous revient, on prend la vie à pleine main !
On aime jamais autant la vie que lorsque l'on a vu la mort…
La Vie est là, tout prêt, si prêt que je peux y plonger
Si prêt que je peux m'en gaver et jamais je ne suis rassasiée !
A force de l'attendre je ne l'attends même plus ! Tu penses, tous ces longs mois d'attente, d'espoir devant l'inespéré. Chaque jour pourtant je guette quand même, je trépigne, je cours dès que je rentre pour vérifier que tu n'es pas arrivée. Puis je peste, je rage : rien ! Le vide, le néant, le noir. Alors vient la tristesse, celle que l'on peut avoir tout au fond de son cœur devant une boite aux lettres tellement vide… Aucune lettre aujourd'hui encore. Pourtant je leur rappelle régulièrement que le papier et les stylos existent. Du beau papier qui sent bon, du beau papier tout doux et de l'encre à la violette ! Mmmm…
(toute ressemblance avec des personnages ayant existé sera pure coïncidence, même si la Vérité de l'histoire est proche, tellement proche de la réalité…)
Ce matin Malêtre a R.V. chez « sa » psy. Comme c'est étrange cette manière de s'approprier les êtres humains comme on s'approprie un café : « mes » enfants, « mon » mari, « ma » mère, « mon » oncle, « ma » psy… Avoir, encore et encore. Tellement plus confortable que d'Être, tout simplement Être… Simple ? On y parvient si mal, comment est-il possible « d'être » de façon simple ? Mal d'aimer, mal s'aimer, mal de ne pas se sentir aimé, mal de vivre, mal au cœur, mal au dos, mal de tête. Notre corps hurle chaque jour notre mal-être, notre difficulté à vivre.
Elle s'assoit, l'une à côté de l'autre. Tiens, bizarre. Il est coutume, dit-on, de s'installer l'un en face de l'autre, voire même de s'allonger. D'où elle vient cette « psy » ? Où a-t-elle appris la psychologie ? Et puis elle est bien souriante, avenante, aimable même. Elle pourrait être son amie, pourquoi pas ? A peine plus vielle que Malêtre.
- Tous les jours sont les mêmes, j'en ai marre de vivre !
- Comment ça les jours sont les « mêmes » (« m'aime » entend Psy… car psy entend plein plein de choses que l'on imagine même pas dans un cerveau «commun« . Pourtant elle dit toujours qu'elle est «commune » à qui en doute. Mais elle décide d'y revenir plus tard, car «ça » reviendra, c'est sûr !)
- Oui tous les mêmes : je me lève, on se dit au revoir avec mon mari, j'emmène les enfants à l'école, je pars au bureau, je fais mon boulot, je rentre à la maison, on mange, on regarde la télé, on se couche. Et voilà une journée qui finit, une journée qui s'empilera sur les autres. Jusqu'à quand ?
- Jusqu'à ce que vous décidiez, VOUS, de faire différemment !
- Mais c'est quoi « faire différemment » ? (car Malêtre est un peu curieuse)
- Comment pourriez vous, VOUS, organiser une vie différente, vivre différemment chaque jour ?
- …
- Par exemple, avant de dire « au revoir » à votre mari, comment lui dites vous « bonjour » ?
- Ben… je lui dis bonjour quoi, comme ça.
- « comme ça », et c'est tout ?
- oui
- Vous ne lui dites rien d'autre ?
- non
- pourquoi ? (car Psy veut la faire chercher encore plus au fond)
- je sais pas. J'y pense pas.
- Et si vous y pensiez, ça changerait quoi ?
- Sûrement que ça changerait la façon de commencer la journée…
- oui, je crois aussi (car Psy ne veut surtout pas apporter de certitudes…)
- Et d'abord, je crois que mon mari ne me voit plus, il ne m'aime plus ! (car Malêtre a plein de certitudes, elle)
- Qu'est ce qui fait que l'on REGARDE avec d'autres yeux quelqu'un ? Que pourriez vous faire pour qu'il vous regarde mieux ? (elle savait bien que le "m'aime" allait revenir !)
... à suivre...
Lorsque Malêtre ressort de cette séance avec tous ces « petits trucs » que la psy lui a fait découvrir, elle se sent un peu plus légère, un peu plus « neuve » quelque part. Comme si quelque chose s'était réparé, là, à l'intérieur, comme si un "mécanisme" s'était ré-enclanché. Elle doit préparer quelques changements, se préparer à une autre vie : la même mais en mieux !
Dans sa voiture, elle décide de prendre une route qu'elle n'a jamais emprunté, de voir d'autres paysages, commencer à casser les habitudes quotidiennes. Voici un bon début non ? Tiens, elle n'avait jamais vu ce bout de campagne ! Comme c'est beau ! Elle a l'impression que ses yeux s'ouvrent sur la vie, sur le monde. Y avait-il autant de soleil ce matin ? Elle a envie de parler de son amour à l'homme qui partage sa vie depuis presque 15 ans. L'appeler, vite, vite, lui dire qu'elle l'aime, qu'elle pense à lui. Qu'elle a même envie de le retrouver, déjeuner ensemble, pourquoi pas ? Tout ce temps perdu, tant de vide, tant de peines, tant de mal... Faire comme si ce jour serait le dernier de sa vie, pour n'en perdre rien, pour en gagner tout, voyager dans sa vie plutôt que la traverser les yeux et le coeur fermé : Ouvrir ses yeux, ouvrir son coeur !
... à suivre...
Prague, place Staromestka, hier soir : Des verres brisés, des bouteilles, des canettes par milliers. Désolation, consternation. Des corps blessés, frappés, des nez brisés, du sang séché ou qui coule encore. Des débris d'humains, aucun reste d'humanité. Ce calme qui suit toute tempête. Une atmosphère d'apocalypse : celle de la désertion neuronale de certains érectus-non-pensant ! Des centaines de policiers en tenue de combat, scaphandriers en apnée dans cette violence, tentant de ramener un semblant d'ordre. Que s'est-il donc passé ? "Bah, les supporters de l'équipe de foot de Zagreb qui ont attaqué les passants et les policiers". Qu'auraient-ils fait devant les chars russes il y a 40 ans, sur cette même place ? Ou devant certains envahisseurs extrêmistes ou autres ? Rien, j'en suis absolument sûre !
M. Malêtre, juste après…
Il avait une voix bizarre au téléphone, la surprise sûrement : Elle ne l'appelle jamais au bureau, ni ailleurs d'ailleurs. D'abord, il l'a crut malade. Ensuite, il a cogité. Sa voix était tellement gaie, comme « avant ». Avant quoi ? Avant que leur relation se dégrade, devienne routinière, devienne « habitudes ». Tant d'habitudes ! Il s'était pourtant juré de ne jamais laisser rentrer les habitudes dans sa vie. Tant de projets, tant de belles idées lorsqu'ils avaient décidé de se marier, de construire leur vie il y a 15 ans. A quand remontent leur dernier projet ? A quand remonte leur dernière VRAIE discussion, leur dernier VRAI partage. Entre adultes et non comme « parents de leurs enfants » ? Loin, si loin… Leur bonheur s'est effiloché, petit à petit, comme un bout de chandail que l'on accroche à une écharde de bois. Ce petit morceau, tellement petit qu'on a pas envie, pas la motivation de décrocher de l'écharde. Et tout le reste fout le camp : trop d'efforts, on laisse faire. Elle a commencé par ne plus se parfumer, plus se maquiller, plus mettre de jupe ni de jolis sous-vêtements, à manger, manger (our combler quoi ?). Mais qu'a-t-il fait, lui, pour lui donner envie de continuer à faire tout ce qu'il aimait tant ? Pas grand chose, soit. Plus envie de la regarder finalement : Est-elle toujours jolie ? Oui, peut être. Pourraient-ils avoir encore des projets ensemble ? Au fond, il l'espère. Son désir, ses envies, il les a reportées sur cette fille, pas si jolie finalement mais tellement excitante et qui comble tant de phantasmes qu'il a encore. C'est tout récent, pas dramatique. Pas encore une relation. Finalement, quelles « relations » a-t-il vraiment tissées, créé dans sa vie ? Est-il même relié à sa vie ? Que lui prend-il à se poser autant de questions soudainement ? Il déteste les questions, il ne s'en pose jamais.
Bon, elle l'a appelé et après ? Se doute-t-elle de quelque chose ? Possible… Depuis le temps qu'ils n'ont pas fait l'amour. Qu'il n'ont rien « fait » du tout d'ailleurs, ni d'eux ni de leur vie. Stop. Arrêter de penser. Arrêter de tourner. Qu'a-t-elle dit déjà ? Ah oui, qu'elle m'aime ! C'est bon, tellement bon de l'entendre ! De le ressentir là, tout au fond de soi…
Finalement, il veut bien croire qu'ils ont encore des « possibles » entre eux deux, encore des choses à faire, des projets à construire.
Tiens, ce soir je l'invite au restau. Puis nous irons au ciné. On adorait ça « avant ». Pourquoi avoir arrêter ? Les enfants, pas le temps, la fatigue, puis l'oubli… Mille excuses quoi : aucune valables, il veut bien le reconnaître aujourd'hui. Après chaque séance ils parlaient à n'en plus finir devant un dernier café. Pourquoi avoir arrêté ?
Oui, il aurait tant envie de faire des changements dans sa vie. C'est étrange toutes ces questions qui arrivent... Jusqu'où serait-il allé s'il ne les avait pas eues ? Et où le mèneront-elles ? Car il est sûr qu'elles le mèneront "quelque part"... Et s'il décidait, LUI, de cette destination ?
...
Lorsque les hommes veulent se faire DieuIls en perdent le cœur et les yeux !Devenir créateur, pensez,C'est leur truc tant espéré !Pour redorer le blason de leurs pauvres banlieuesIls ont touillé, génétiqué, trafiqué,Chaque gène, chaque cellule à qui mieux-mieux,Pour nous créer, nous, des chiens bien baraquésEt surtout, élaborés pour bien attaquer !Ainsi, à défaut d'élaborer leur nombre de cellules grisesDont cruellement déjà ils manquaientIls espérèrent briller grâce à un beau Cerbère ! Ben tiens, grâce à leurs folies, ils avaient déjà l'enfer…Dieu, c'est heureux, en cette chose fourra son nezEt fit quelques modifs sur notre caryotype.Il connaissait ces bougres d'homos-érectuset les horreurs qu'ils commirentAu fil de ces longs siècles plein de sang et de tripes.Il permit donc que la plupart d'entre nous,Amstaff, pitt-bull ou même Rott,Puissent réchapper à tant de cruautéEn nous laissant cette grande bontéEt ce dévouement récupéré de nos lointains ancêtres.C'est ainsi qu'au fin fond de nos yeuxEn vous tenant bien loin de tous ces journaleux,Vous pourrez y lire tout l'amourQu'à nos maîtres nous portons, jusque dans les cieux !
Lorsque les hommes veulent se faire Dieu
Ils en perdent le cœur et les yeux !
Devenir créateur, pensez,
C'est leur truc tant espéré !
Pour redorer le blason de leurs pauvres banlieues
Ils ont touillé, génétiqué, trafiqué,
Chaque gène, chaque cellule à qui mieux-mieux,
Pour nous créer, nous, des chiens bien baraqués
Et surtout, élaborés pour bien attaquer !
Ainsi, à défaut d'élaborer leur nombre de cellules grises
Dont cruellement déjà ils manquaient
Ils espérèrent briller grâce à un beau Cerbère !
Ben tiens, grâce à leurs folies, ils avaient déjà l'enfer…
Dieu, c'est heureux, en cette chose fourra son nez
Et fit quelques modifs sur notre caryotype.
Il connaissait ces bougres d'homos-érectuset les horreurs qu'ils commirent
Au fil de ces longs siècles plein de sang et de tripes.
Il permit donc que la plupart d'entre nous,
Amstaff, pitt-bull ou même Rott,
Puissent réchapper à tant de cruauté
En nous laissant cette grande bonté
Et ce dévouement récupéré de nos lointains ancêtres.
C'est ainsi qu'au fin fond de nos yeux
En vous tenant bien loin de tous ces journaleux,
Vous pourrez y lire tout l'amour
Qu'à nos maîtres nous portons, jusque dans les cieux !
J'ai pourtant fait le maximum aujourd'hui pour illuminer sa journée : je les ai faits se croiser une bonne vingtaine de fois depuis ce matin, mais ni l'un ni l'autre n'ont daigné poser un regard sur l'autre. Ils sont pourtant « faits » l'un pour l'autre c'est sûr ! J'avais négocié un moment pour que Vénus arrive dans son ciel de naissance. J'ai poussé les nuages pour faire passer les rayons du soleil sur sa table de travail, elle a persisté à croire qu'il faisait sombre et que le temps était trop pourri pour la saison (on est quand même mi-Novembre !). J'ai déclenché mille idées pour son inspiration, elle est restée devant sa page blanche sans rien saisir et a continué à se croire vraiment trop nulle, incapable et bonne à rien ! J'ai fait éclore quelques roses dans l'allée du jardin malgré l'hiver avancé, elle est resté les yeux sur ses chaussures (tiens, faudra vraiment que je m'occupe de ses chaussures, regarder de plus près… elles doivent regorger de secrets extraordinaires pour que ses yeux y soient si souvent fixés ! Ah… les bouts des chaussures recèlent d'histoires extraordinaires !). La voiture a démarré du premier coup et a roulé sans à-coup et pourtant elle croit toujours qu'il faut la changer, qu'elle est fichue. J'ai incité tous ses amis à l'appeler dans la journée : Elle se croit toujours aussi seule au monde, que tout le monde est méchant, que personne ne l'aime et n'a pas décroché une seule fois le téléphone ni écouté le répondeur. Elle n'a ni fait 10 fois le tour de la ville pour trouver une place de parking, ni attendu 10 ans aux caisses du Beauchamp ce soir, ni reçu aucune facture à payer, ni essuyer les foudres du directeur du marketing comme à l'accoutumée, ni eu des reproches de qui que ce soit.
Non, vraiment, la vie d'ange gardien est bien trop ingrate !!! Lorsque l'esprit des humains s'assombrissent, dur d'y faire rentrer le soleil…
Toute la nuit, le sol avait tremblé, bougé, remué... Je n'avais plus entendu la grande chouette du sapin assez tôt dans la nuit. Un signe. Sans doute avait-elle, avant tout le monde, senti et ressenti ce qui était en train de se produire sur notre planète. Elle savait tout avant tout le monde ! Je n'avais pas voulu sortir tout de suite, de toutes façons, je ne pouvais pas changer le cours des choses et demain serait une journée bien remplie. J'avais besoin de sommeil. Toutes ces longues journées à attendre et patienter avait eu raison de mon dynamisme. Mais le temps était venu de sortir enfin. Je n'oubliais pas la clé que nous devions tous prendre dans cette situation. C'était une consigne importante. Elle permettrait d'ouvrir la capsule. Lorsque j'arrivais au portail du château, l'eau avait déjà atteint l'allée et léchait mes pieds nus. Quelle douceur... Cela faisait si longtemps que je n'avais pas gouté au contact de l'eau ! Elle avait disparu depuis si longtemps ! Alors, de toute la force de ma volonté je levais la tête... Quelle merveille, quelle beauté... J'étais stupéfaite de ce miracle qui s'était -enfin- produit ! Chaque partie du ciel était en mouvement, en "vivance", flamboyait de mille soleils ! La Terre, planète bleue, était toute proche de nous désormais... Et tous les soleils et lunes de l'univers aussi ! L'inversion du processus avait eu lieu. Au lieu de continuer de s'éloigner, chaque planète s'étaient rapprochées les unes des autres, comme pour faire front, pour faire un univers plus uni, plus solidaire. Et ce rapprochement avait permis à l'eau de revenir sur notre planète, la lumière nous innondait à nouveau et l'air était un régal à mon corps ! Tant de travail par nos savants pour en arriver là. Tant d'accord de paix conclus pour qu'enfin l'Univers le soit aussi à nouveau. Comme il y a si longtemps... Si longtemps que ma mémoire n'en a plus de trace concrète. Mais les sages nous en avaient tant parlé ! Je dois rejoindre maintenant le camp central qui nous permettra de retrouver notre style de vie pour lequel nous sommes fait : l'eau. Les dauphins nous y attendent déjà et doivent d'ailleurs lancer leur signal d'appel. Tous ces siècles de patience... Allez, ma joie de tant de paix est tellement immense que j'en reste pétrifiée ! Non, finies ces années d'immobilisme ! Je dois vite rejoindre les miens, là bas, au milieu de l'Océan enfin revenu !
Ce matin quand je me suis réveillée tu n'étais plus à côté de moi… Ca faisait beaucoup de fois que je dormais, je me réveillais et que je te sentais là contre moi. Tu bougeais jamais alors je te secouais pour te demander si tu voulais pas manger, mais tu répondais jamais rien. Tu devais être fatiguée, tellement fatiguée. On avait beaucoup marché aussi avant d'arriver dans tous ces arbres ! Pendant longtemps je demandais à boire, à manger, j'ai pleuré beaucoup pour avoir quelque chose et puis à force j'ai bien compris que ça servirait à rien, que j'aurais rien. Toutes façons, j'avais plus la force de dire ni de pleurer. Je te sentais déjà si loin, si triste, si perdue. Tu m'as dit que mes frères et sœurs n'avaient pas voulu venir avec nous, que ça servait à rien. On les reverrait plus tard, sûr. Demain on serait sûrement rentrés. Et Papa, il était où Papa ? Ca fait tellement longtemps que je l'ai pas vu que j'ai peur de plus me rappeler de lui. Déjà il s'éloigne de ma tête et ça fait tout flou. J'ai peur de l'oublier complètement alors je le redessine un peu comme si j'avais une feuille dans la tête. Mais c'est dur, je sais pas trop faire encore. Je voudrais tant être grande. Bon alors, t'es où maintenant toi ? Quand on a entendu ce grand bruit y a longtemps dans ces arbres tous les autres hurlaient mais toi t'as pas bougé, t'es tellement forte ! Tu m'avais dit « surtout, tu me lâches pas hein », alors je t'ai pas lâché, tu penses ! Et toutes façons, je serais allée où ? Et toi, t'es tout ce qui me rattache à la vie, à ce monde qui me fait peur. Tu es comme un petit nid pour moi, tout chaud, tu sens toujours bon le lait. Alors, t'es où ? Depuis ce grand bruit qui m'a fait tellement mal dans ma tête et à mes oreilles, t'étais là, couchée à côté, une main sur mon bras. T'es restée longtemps, tellement longtemps. T'avais comme une petite coccinelle au coin de la bouche, c'était beau comme une perle rouge, un bijou presque. Pourquoi tu répondais pas quand je te parlais ? Il faisait tout noir quand j'ai senti les hommes en vert te prendre par les bras, je dormais trop pour voir bien. Et ce matin, hop, t'avais disparu. Où t'es maintenant ? Tu m'as dit de pas bouger alors je bouge pas. Mais ça fait tellement longtemps que je bouge pas que j'ai l'impression que j'ai plus de corps. Toutes façons c'est peut être mieux que j'en ai plus, comme ça, j'ai plus mal nulle part. Et puis, tu viendras bientôt me chercher hein Maman ? Avant que moi aussi j'ai une petite coccinelle au coin de la bouche. Peut être c'est elle qui t'a fait disparaître et t'a mangé entièrement ? Elle avait faim elle aussi comme nous ? Ou alors c'est ce grand bruit qui l'avait apporté cette petite coccinelle ? Ils font tellement de bruit tous ces hommes en vert avec leurs grands bâtons noirs qui sortent des étincelles ! Et des fois, y en a qui tombent aussi tout d'un coup, comme faisaient mes frères quand ils jouaient à la guerre.
... à suivre...
Toujours d'après la photo de Michel Pelletier (solitude/Rwanda) dont je salue encore le talent.
Tu crois qu'ils jouent aussi à la guerre eux ? Non, c'est pas possible ils sont bien trop grands pour jouer !
Dis Maman, c'est quand que tu reviens me chercher, je commence à avoir vraiment peur tu sais ! Et qu'est ce qu'il fait froid ici...
D'après l'oeuvre photo de Michel Pelletier "vie humaine" et que je remercie de m'avoir inspirée !
Bien la peine de tous ces efforts pour en arriver là !!! Ca fait des mois que j'ai entrepris l'escalade de ce pilier, des mois que je sue corps et âme pour atteindre ce sommet. Et pour quoi ? Pour avoir le vertige et trembler de toute ma coquille au risque de la perdre ? Voir mes mets favoris loin, si loin de mon estomac que j'en bave encore plus qu'avant ? Être si loin de mes amis, de mes congénères. Pfff… sacrilèges inutiles ! Je me sens si seul ici, si haut, si loin… Et l'autre là bas, tout noir avec ses cornes acérés qui me regarde d'un œil aussi noir que lui, prêt à défoncer et mettre en miettes la moindre parcelle de cette barrière de barbelés, à écrabouiller mon joli dos qui me sert de cabane, sourd à mes cris de détresse, sourd à ma solitude soudaine ! Ouf, l'attention du bovin est enfin retenue par une belle Limousine qui passait dans le champ…
Bon alors, et maintenant, qu'est ce que je fais ? Je saute ? Au risque de me rompre les os ? (Mon Dieu, voilà que je délire et que j'oublie ma condition d'invertébré !). Ou bien je tente de jouer au funambule sur ce fil barbelé ? Fou que je suis, je m'ouvrirais les entrailles à la moindre glissade avant ! Comment m'appellera-t-on après, moi qui ait « l'estomac dans les talons » si elles sont à l'extérieur ensuite ? Remarquez bien, qu'ainsi je serais fin prêt pour une bonne récolte de bave pour la fabrication de leur fameuse-nouvelle crème miracle ! Si, si, bien vrai : une crème régénératrice-anti ride- anti âge qu'ils ont dit ! Ils pensent trop, c'est sûr… Bon allez, c'est décidé, je saute ! Pas envie de finir dans un tube de crème.
Il traînait là, affalé, sur le grand canapé de cuir, seul, comme une âme en peine, comme un corps sans âme… Jeté là comme un malpropre, comme un moins que rien pour quelques mots brouillés, quelques mésententes, juste une mauvaise écoute, des mots hachés, torturés, tordus, incompris, mal compris. Et le voilà jeté, à toute volée en plus ! Cette fois-ci, il a de la chance… La fois dernière il fallut qu'il apprenne à voler entre le salon et la cuisine, bien malgré lui. Pas réussi à voler d'ailleurs, pensez, en si peu de temps ! Ce jour là, il se retrouva les entrailles ouvertes, éparpillées sur le tapis. Rescapé miraculeux, une fois de plus, de ces excès de violence. Comme si c'était sa faute à lui si les communications entre les êtres ne se faisait pas sans douleur, à cause, entre autres, d'une couche nuageuse plus importante que d'autres fois ! Était-ce sa faute à lui si une relation s'arrêtait comme ça, par quelques mots crachés lors d'un excès d'humeur ? Si un rendez-vous était raté car le passage d'un tunnel avait « mangé » l'heure fatidique ?
Non, vraiment c'est trop injuste de se faire traiter ainsi, de se faire maltraiter, de se faire insulter lorsque de bruyants parasites envahissent l'espace auditif, de se faire trucider lorsque le signal satellite est trop faible. Monsieur Orange, monsieur Vodafone, Monsieur Seufeureu, s'il vous plait, ne laissez plus se faire maltraiter les pauvres GSM ! C'est trop injuste !
Elle commençait à voir la lumière au bout du tunnel. Normal, non ? Quand soudain, elle sentit 2 choses froides sur sa tête qui la tirait violemment vers le haut. Ils vont m'arracher la tête, arrêtez de tirer comme ça, suis pas un pantin ! C'est alors qu'elle ressentit pour la première fois tout ce froid qui l'entourait, tant de froid ! Elle se sentit projetée en l'air et retenue par un de ses pieds : c'est quoi tout ce vide ??? Où ai-je donc atterri ? Plus rien ne retient son corps, c'est atroce de se sentir ainsi perdue dans le « rien » ! Puis, un objet lourd et froid (une main ?) s'abattit à toute volée sur son corps, elle en ressentira toujours la douleur, là, sur la partie rebondie du bas de son corps puis comme une vague qui s'étirait partout ailleurs. Elle poussa un hurlement strident presque bestial pour soulager sa douleur.
Une énorme brûlure vint emplir son corps, tout à l'intérieur, jusqu'au plus profond, jusqu'à ce que toute sa cage thoracique s'abaisse et se soulève à un rythme régulier, la douleur disparut, lentement, très lentement…
Mon Dieu, qu'allaient ils lui faire encore ? Elle s'accrocha comme elle put à un bout de tissus que portait la dame. C'était donc ça, des vêtements ? C'est froid aussi...
- Dites là haut, vous auriez pu me dire qu'ils étaient aussi sauvages ici ! Que j'allais tant souffrir déjà. Que c'était aussi inhumain !!!
- Eh toi, tu savais exactement ce qui allait se passer, on a assez répété et t'as voulu en faire qu'à ta tête, comme d'habitude. Et tu sais que t'en feras toujours qu'à ta tête ! Alors bon vent ! Bonne vie !
« Bon vent, bonne vie, ils en ont de bonnes là haut ! C'est vrai qu'à voir autant d'effervescence de là haut ça faisait envie, tout ce soleil ! C'était tellement calme où j'étais… Et puis, j'avais envie de retrouver mes parents, et dans quelques années l'homme de ma vie, mais à ce prix ? Et ils ont oublié de me dire combien de temps brûlera ma bougie jusqu'à ce que j'y retourne. Non, ils me l'ont dit mais il a fallu oublier... Tant pis !"
C'est ainsi qu'elle vit le jour sur cette Terre il y a 46 ans aujourd'hui et qu'elle continue à n'en faire « qu'à sa tête », de cultiver un jardin bien particulier : celui du bonheur, de l'amour et… du rire !
Lorsqu'elle entra dans le hall de l'immeuble, elle sut que quelque chose n'allait pas, ne tournait pas comme d'habitude. L'odeur d'abord qui submergea son cortex et lui fit repousser spontanément la tête en arrière. Puis quand elle mit ses doigts sur l'interrupteur le malaise s'amplifia : ses doigts glissèrent sur une matière gluante et visqueuse. Lorsqu'elle voulut avancer elle trébucha sur quelque chose (quelqu'un ?). L'interrupteur n'avait pas fonctionné, la pénombre régnait et l'angoisse montait. Que devait-elle, que pouvait-elle faire ? Après une journée comme elle venait de passer, elle n'aspirait qu'à s'affaler sur son canapé et non sur le granit de l'entrée ! Elle sortit son briquet. Soudain, une forme surgit du local poubelle en poussant un cri strident et s'enfuit par le soupirail entre-baillé : pfff… le chat du voisin ! Alors qu'elle s'apprêtait à déclencher la flamme du briquet, la lumière revint. Le compteur avait juste disjoncté exactement ce que ses synapses étaient en train de faire ! C'est alors qu'elle vit sa silhouette massive, tout vêtu de blanc-sale, le cheveu hirsute, un énorme objet contendant brandi devant lui, s'avancer vers elle en émettant des espèces de râles néandertaliens. Ca y est, c'en était fait d'elle, sa dernière seconde était arrivée, elle l'aurait son repos et sans limite dans le temps en plus !
-Alors ma ptite dame, on trouve plus la lumière ? On est perdu ?
C'était le peintre qui travaillait dans l'immeuble depuis 1 semaine et qui terminait sa journée. Il reprit le seau de peinture sur lequel elle avait trébuché puis nettoya l'interrupteur sur lequel un peu de peinture rouge avait dégouliné. Il lui lança un sourire carnassier et un regard de prédateur. Etait-il vraiment peintre ?
Me glisser dans tes draps, me glisser dans tes bras,
Glisser dans ta vie et glisser dans l'amour,
Glisser vers la paix, glisser vers la tendresse
Glisser dans ton cœur où glissent les heures…
Puis glisser dans le temps, glisser sur les jours,
Jusqu'au dernier instant, blottie tout contre toi !
Chaque gorgée d'alcool ingurgité était un pas gagné sur l'oubli, chacune de ses gorgées desserrait un peu plus l'étau qui lui comprimait le cœur. La brûlure provoquée dans sa gorge, son corps était presque agréable, lui donnait l'impression de ressentir à nouveau un semblant de bonheur, presque de l'amour, car oui, il l'aimait cette boisson et elle l'aimait aussi puisqu'ils ne pouvaient désormais se passer l'un de l'autre. Un peu comme au début avec Hilda alors qu'ils arrivaient tout juste d'Ukraine. Ils avaient tout laissé là bas, père et mère, frères et sœurs, maison, terres. Tout laissé dans l'espoir de retrouver l'espoir, retrouver une raison de vivre vraiment, pleinement. Travailler et arrêter de se demander de quoi demain sera fait. Ils avaient alors tant à faire… Et puis elle s'était éloignée, lentement, subrepticement, lasse des coups qui pleuvaient chaque soir , chaque fois plus forts et plus fréquents, lasse des miasmes d'alcool qui filtraient de sa bouche lorsqu'il hurlait. Rien n'allait plus depuis que leur bébé était mort l'an dernier. Pas assez de chauffage avait dit le docteur. Il fallait aussi économiser sur le bois de chauffage, quant à l'électricité… Les copains s'étaient comme évaporés aussi, la solitude installée.
Au milieu des rires et des cris de la pièce, en plein milieu de la fête il eut envie de prendre l'air et se hissa par le velux laissé entrouvert. Il avait soudain envie de se retrouver près du ciel, là où les étoiles lui apporteraient un peu de rêve, de liberté perdue. Envie de respirer à plein poumon…
... à suivre...
Elle n'arrivait plus à dormir depuis plusieurs minutes déjà lorsqu'elle entendit ce vacarme sur le toit. Cavalcades, cris, lumières… Un chat ? Non, un chat a cette capacité de se déplacer comme un fantôme, sans bruit, à glisser sur les tuiles, sur les toits les plus escarpés, sans jamais se rétamer ! Sans jamais déplacer aucune tuile. Même malgré la fine couche de neige qu'il restait encore depuis Samedi dernier. Hors, là, les tuiles volaient, tombaient, s'écrasaient dans les gouttières, sur les pavés de la cour. Qu'est ce que c'était que ça ? Elle enfila un long tee-shirt puis alla à la fenêtre. Des policiers partout dans l'immeuble d'en face, des torches à la main, certains s'adressant à d'autres, et toujours ces cris là-haut. Impossible de voir quoique ce soit…
Qu'est-ce que c'est que tout ce monde dehors ? Et eux, on dirait qu'ils m'appellent ? Moi ? Jamais personne ne s'adresse à moi alors que leur arrivent-ils ? Je suis bien moi, tranquille. J'ai l'impression de pouvoir toucher ce ciel. Et cette neige sous mes pieds, ça fait tout doux. Un peu froid mais à peine, j'ai tellement chaud dedans. Cet Absinthe remplace tous les chauffages du monde même dans les hivers les plus rigoureux. Il se souvient lorsqu'il était là bas, dans son village près de Kiev, les hivers étaient bien plus difficiles et tellement plus froid. Leur mère leur mettait de la graisse sur les pieds et des journaux dans les chaussures pour isoler un peu du froid. Ils pouvaient partir à l'école sans trop souffrir. Comme ils s'amusaient encore avec ses frères et sœurs lorsque la neige arrivait. L'insouciance était là encore. Lorsqu'ils rentraient de l'école, la nuit était déjà là et ils entendaient hurler les loups. C'était tellement doux de repenser à tout cela…
Et les étoiles, là, tout près de ses mains ce soir. Ses mains… Elles avaient fait les travaux les plus pénibles, travailler le bois, la terre, le travail dans les mines d'Oukraïna lorsqu'il avait à peine 15 ans, jusqu'à l'accident, l'explosion qui les avait tous tués, déchiquetés. Des mains rudes et calleuses qu'ont les hommes de peine. Des mains faites pour attraper les étoiles.
Qu'est-ce qu'ils ont à hurler tous ? La nuit est si belle. Et c'est presque amusant de marcher sur ce toit comme cet artiste qu'il avait applaudit lorsque le cirque Braskov était passé dans leur village. Il marchait sur un fil comme s'il volait, sans effort aucun. Eh bien c'était lui maintenant qui marchait sur son fil. C'était lui l'artiste. Ils allaient bientôt l'applaudir c'est sûr !
____________
Voilà que le policier de la fenêtre en face lui demande quelque chose. « quoi ? S'ils peuvent monter sur le toit en passant par sa fenêtre ? » Mais que se passe-t-il enfin ? Oui, bien sûr, ils peuvent… Il fait tellement froid cette nuit. Et l'autre qui éclaire tout l'appartement avec son projecteur, c'est insupportable, ça fait mal aux yeux. Un bruit, sourd, énorme vient de se produire. L'impression que le toit ne tient plus que tout s'écroule. Comme des roulements de tambour. Et une forme qui tombe, roule et… s'explose littéralement 3 étages plus bas, sur les pavés gelés. Un corps ? Oui, on dirait un homme. En short et baskets. Dans le noir on voit pas grand chose. Elle en reste sans voix tant l'horreur la saisit. Un homme sur le toit… Mais que faisait il donc là, à cette heure ? Comment est il arrivé là ? Quelle était sa vie pour finir ainsi ? Et tout ce sang, mon Dieu, tant de sang.
...
Oups… Son pieds gauche glisse un peu sur une tuile déplacée.
Le reste de son corps suit. Il ne pourra pas toucher les étoiles s'il va dans ce sens. Zut alors ! Son corps s'allège, il ne le sent plus. Déjà son esprit est ailleurs. Il sent l'air frais plus présent sur son corps. Il a l'impression de voler, ça y est. Puis il ne les entend plus crier, ni parler. Tout n'est plus qu'un souffle, un seul. Les lumières s'éteignent. Le temps ralentit. Il ouvre ses bras en croix, comme les grands oiseaux d'Ukraine. Lorsqu'il touche les pavés, une grande chaleur l'emplit soudainement ainsi qu'une grande lumière. Est-il revenu au pays ? Sa mère est là, tout près, elle lui sourit tendrement. Il éprouve alors une joie qu'il n'a plus éprouvé depuis si longtemps ! Il se sent léger, si léger… Plus rien n'enchaine son corps. Il n'a plus mal. Et toutes ces étoiles en pleine lumière ! Ca y est, il peut enfin les toucher…
Salut un petit message pour soliciter ton aide et comme le veux la coutume des concours sfr ton indispensable vote !! Je te remercie car grace à ton engagement c'est un pas de plus vers le festival Marsatac == voila le lien merci , MERCI
Je vous invite tous à aller visiter ma page "photos" et me donner vos impressions.
http://photo.sfrjeunestalents.fr/artiste/rachel-1/
A très bientôt et merci à tous de vos passages et avis !
Je sais bien pourtant qu'il ne faut rien faire sur le coup de la colère !!! Je n'ai pas pu m'empêcher de dire, d'écrire, de crier ma colère pour le "grand" Cohen ! C'est que j'aime trop ce qu'il fait aussi, est-ce ma faute à moi ??? Oui, c'est ma faute surtout de mettre précipitée sur mon cahier pour cette "lettre à Léonard", ce qui fait que ladite lettre est bourrée de fautes, d'incorrections diverses et variées, na, bien fait pour moi !!! Je l'ai donc retranscrite dans le plus grand calme. Elle est je trouve, plus lisible. Avec toutes mes excuses de vous avoir fait supporter cela ;-) Merci de tous vos gentils commentaires qui me vont droit au coeur à chaque fois !
Lorsque les mots ont dû mal à passer le seuil de la bouche, ils arrivent aisément exprimer sur la page l'émotion ou l'idée d'un instant. Je n'ai jamais été loquace, mes oreilles sont plus compétentes et longtemps mes "outils" professionnels ! L'écrit- les cris s'entendent et s'écoutent mieux lorsqu'ils jaillissent noirs sur blancs alors qu'ils glissent seulement sur l'air lorsqu'ils passent ma bouche. Je ne sais pas pourquoi ils n'arrivent jamais aux oreilles auxquelles je m'adresse... Non, impossible qu'ils arrivent à destination puisqu'on n'entend pas quand je parle... Ou alors je parle à des sourds ? Sans doute... Et si toutefois ils arrivent à destination, on me fait répéter, on a mal compris, on interprète, on déforme, on tempête, on doute ! Non, vraiment, trop épuisant... Et j'aime tant laisser aller mes doigts qui arrivent si bien à retransmettre ce que mon coeur veut exprimer. Esprit, doigts, pensées, mots... sensations, émotions, plaisir intense que celui que me procure l'écriture ! Tellement plus reposant, plus ressoursant, plus... libre ! Merci à Danidouce, ma douce amie qui m'a entrainée sur ce site !