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Denoual
Textes du recueil "L'Idiot de la famille"
- Sans titre
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Sans titre ()
le parfum des fleurs bleues dans la chambre 37 si je fermais les yeux tapissais tout mon être errodé avant l\'heure j\'avais en robe de pierre la bohème de malheur d\'un hôtel vue sur mer croisé à coeur morose j\'avais rien d\'un costume le granit coulait rose sur la naissance posthume Des chambres anonymes que l\'on porte avec soi le corps toujours intime avec n\'importe quoi mille reflets en tiroir de souvenir intacts corps en chambres au miroir de 20 portes qui claquent j\'étais le rêve de pierres d\'un hôtel vue sur mer Les racines de mes yeux faisaient saigner les fleurs si je fermais les yeux pour semer le meilleur je déplaçais les pièces club d\'échec de mes nuits de la chambre à la fenêtre du balcon jusqu\'au lit le nouveau de la classe seul ami de ses livres congénères école crasse je savais tout souffrir mais l\'innocence du bleu masquait l\'exhalaison du parfum vénéneux de ces fleurs de saison le ventre des couloir exigeait des victimes immolait dans le noir des enfants anonymes toutes ces clefs suspendues se suivaient aux étages souvenirs de filles perdues qui mentaient sur leur age j\'étais le rêve de pierre d\'un hôtel vue sur mer Là où va seul le fou résonne ma solitude et moi sur son cailloux je rêvais d\'altitude j\'avais pour horizon un îlot forteresse mon château d\'ambition nommé Costaeres une citadelle de pierre bâtie avec des mots la mémoire de la mer et puis Léo là-haut volets ouverts en rêve on est déjà les autres que l\'on s\'offre une trêve ou s\'accable de fautes assidu aux devoirs de l\'école de l\'hôtel confident dans le noir prêt à me faire la belle perdu de long cheveux j\'ai pas vu ton visage j\'ai jamais été mieux que là sur la plage
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