Présentation : Que pourrais-je dire ? Vous voyez bien ma tête... Ce regard haineux, ce look extravagant. En réalité, je m'identifie à cette photo.
Ainsi, un différent du monde, un être isolé, pleins de douleur, de colère, de haine.
Même sur ma surface, je hais les humains, je les déteste, les perfides qui m'ont tués ! J'écris depuis un an et demi, depuis ma renaissance, car je veux changer le monde.
Si seulement je pouvais détruire le monde ! Détruire ces gens, cette terre de peine et de malheurs ! Maudits humains.
Dans mes textes, je vous dévoilerais tout mon corps, tout mon esprit. J'espère continuer ma progression dans l'écriture, car croyez moi, j'ai l'imagination de dix rêveurs passionnés.
En réalité, ce qui me motive le plus, c'est la vengeance...
Je ne vous hais point, vous…
(Je rappel que cette nouvelle n'est pas inspirée de ma vie)
Témoignage :
"A un moment donné, je savais que j'étais mort ou que j'allais mourir; mais à ce moment-là quelque chose se produisit. C'était si immense, si puissant que j'ai renoncé à la vie pour voir de quoi il s'agissait. Je voulais faire cette expérience qui m'entraîna dans ce que je ne peux décrire que comme un long tunnel de lumière; mais ce n'était pas seulement une lumière. C'était un passage d'énergie protectrice qui, à son extrémité, était d'une telle luminosité que je voulais aller voir de près et y toucher. Aucun son ne provenait de la terre. On n'entendait que des sons d'une grande sérénité, une musique étrange comme jamais je n'en avais entendue. Une symphonie apaisante d'une indescriptible beauté se fondait dans la lumière dont je m'approchais. Je renonçais à la vie. Je l'abandonnais derrière moi pour aller vers cette chose nouvelle et merveilleuse. Je ne voulais pas revenir à la vie car je savais que ce qui m'attendait allait être si prodigieux, si beau que rien ne m'y ferait renoncer."
Je suis toujours dans ce lit bien froid depuis un certain temps. Ma mémoire est vague, mais je me rappel quand même qu'il était chaud et douillet. Les gens sont de moins en moins venus me voir à l'hôpital… Je ne vois rien, mais je les sens. On peut entendre sans posséder ses oreilles, quand le silence nous y entraîne… J'ai oublié la saveur de la nourriture, la teinte des couleurs et les scintillement des lampes. La lumière ne passe même plus au travers de mes lourdes paupières. Mes bras, mes jambes, je ne sais même pas s'ils sont encore là ! Suis-je découpé en deux ? Quelque chose m'arrive, le calme trompeur s'avance vers moi. Je ne veux pas le voir, si je n'ouvre pas les yeux, il me prendra ! Je ne veux pas mourir ! J'ai l'impression d'avoir des dizaines de paupières, je les ouvres unes à unes en espérant voir ce dont quoi je dois me protéger.
Au fur et à mesure que j'essai de voir, j'aperçois les ténèbres, le noir. Mon esprit est en ébullition, mais mon corps ne bouge pas d'un soupçon. J'aurais tellement aimé avoir du monde autours de moi, dans ce lit d'hôpital… C'est ça ? La mort ? Je sais maintenant que je ne suis plus unique. Toutes mes pensées ne valent plus rien. Tous mes vagues exploits de ma vie ne sont rien comparés à ceux qui sont mort dans le passé. Comme je n'ai aucune notion du temps, je ne peux plus dire quel age à mon corps. Mon esprit, quant à lui, il n'a rien apprit de nouveau depuis cet accident. Mon coma m'a réduit à l'état de légume, je ne peux plus rien faire. Je suis dans ce lit, je végète sans bouger…Quelques personnes s'occupe de moi, mais je sens que tout le monde en à marre de me voir ici. Je coûte à la société, à mes parents.
Quand je pense à mes amis, qui doivent continuer leur vie. Peux être ont-il eu des enfants, une maison et de l'argent… Je ne sais pas s'ils ont réussis leurs études. Tout comme eux je suis en vie, mais le destin a voulu me condamner. Combien d'années ais-je perdu ici ? Puis-je rattraper le temps, même en pensant à eux ? Mon réveil ne sera que douleur, j'apprendrais le décès de nombreuses personnes, la réussite d'autres, la honte de ne pas avoir pu les accompagner… Je souffrirais à l'idée de voir ceux qui gâchent leur vie dans les drogues ou l'alcool.
Je veux voir le soleil, le ciel et les nuages. J'aimerais écouter les oiseaux, prés de moi, comme quand je leur donnais des petits morceaux de pain. Je voudrais sentir la vie autours de moi, comme avant. Boire du bon lait, des croissants et des pains au chocolat, je souhaite du plus profond de mon cœur, aimer les gens et ce monde. Si je pouvais me voir, ne serais-ce qu'un seul instant. Mon apparence est tout ce qu'il y a de plus banal, mais je me manque. Un seul regard sur mon visage pourrait rester plusieurs heures en mémoire dans mes pupilles…
Mes yeux ne s'ouvriront plus jamais, ma bouche ne sert plus à rien, mes cordes vocales sont vieillies. Sais-je encore parler ? Puis-je encore avoir des sentiments ? Mon esprit s'embrume, il ne restera plus rien de moi. L'image que je m'étais faite de la pièce change, je ne peux distinguer les lumières mais je vois les ombres bouger, ils m'apparaissent comme des chimères. On me transporte vers d'autres lieux ? Voilà ! Peux être que je suis en train de me réveiller, mais pourquoi je sens cette mort si proche ? J'arrive à voir les couloirs à travers mes paupières, comme si je me déplaçais dans ma chambre, de nuit. Tout est noir, bleue et gris, comme sur une pellicule d'appareil photo. Tout s'accélère, j'oublie des passages peu important, je crois entendre une voiture sur une assez longue distance, les vibrations me fond du bien…De nouveau, le calme…Que fond-ils ? Je n'étais pas sensé me réveiller à la fin de toutes ces impressions ? Je sais…On me transfère dans un autre hôpital qui me permettra de mieux réapprendre à marcher et à parler ! Si seulement c'était ça !
Je ne sais pas si nous sommes le matin ou l'après midi, mais je suis certain d'avoir eu la visite de pas mal de monde…J'arrive à sentir que on a fait ma toilette, on m'a rasé de prés et de nombreuses personnes ont dues déposer des fleurs autours de moi. Sont-ils de toutes les couleurs ? Cela doit être merveilleux. Mais il fait froid, que fond-ils ? J'attends plusieurs heures, les personnes arrivent et partent trop vite, je ne reconnais pas le visage de certains d'entre eux… Ils déposent d'autres fleurs, mais je ne les sens pas heureux. Ils ne parlent pas ? Je ne comprends pas très bien. Quelques temps après, tout semblait ralentir quand je reconnaissait un visage qui m'était familier. Ma mère était entrée dans la pièce, calme, elle semblait avoir le teint livide et plat. Je voyais parfaitement bien son expression abattue…Mais que lui est-il arrivé ? Elle s'approcha doucement, je sentais sa chaleur, ses larmes me coulaient sur le visage, la bouche ouverte, le visage crispé, en pleure. « Mon fils ! » sembla t-elle implorer aux dieux…
Je comprends…Je suis mort ! Mon âme n'a pas quitté mon corps, je ne me suis aperçu de rien ! Voilà pourquoi je sentais tant de fraîcheur, mon corps a commencé à pourrir du plus profond ! Tous mes souvenirs vont s'effacer, mes sens disparaîtront à jamais…Je n'ai jamais été croyant de toute ma vie, mais je supplie les dieux de me pardonner ! Où que vous soyez, dieu, laissez-moi une place au Paradis, je n'ai rien fait de mal ! Je veux monter au ciel, comme tout le monde, je veux être dans un univers de marbre blanc et de nuages angéliques… Oui…Dans les nuages angéliques, c'est là que vont toutes les victimes, tous les innocents, tous les être aimés a qui on a pleuré la mort.
Quand l'esprit croit mourir, il se remémore tous les bons et mauvais moments de la vie, comme un résumé, une dernière liste. Je n'ai rien vu passé, je me rappel simplement du coup brutal qui m'a été infligé à la nuque. Sur l'autoroute, les vacances…Les camions nous doublaient, beaucoup klaxonnaient sous prétexte que nous ne roulions pas assez vite. Mes parents avaient un vieux camping-car, il faisait une chaleur suffocante. Il y avait trois sièges à l'avant où étaient installés mes deux parents ainsi que ma grande sœur. J'étais assis sur l'unique siège à l'arrière, celui qui n'avait pas d'appuis tête. Je n'avais pas le choix, seul mon père pouvait conduire le véhicule, je laissais les meilleures places à ma famille. J'avais peur des camions qui doublaient, sans respecter la limitation de vitesse. Je voyais un de ces poids lourd, devant, et il devait y en avoir des milliers d'autres derrière. D'un seul coup, mon père à freiné, je n'ai pas vu pourquoi…J'y ai bien pensé, je crois que c'est le camion de derrière qui as percuté l'arrière du camping-car…
« L'on dit des cygnes qu'à l'approche de la mort, ils chantent plus agréablement que durant toute leur vie, si comme on l'assure cet oiseau est voué à Apollon, je dirai qu'à leur dernier moment, ce dieu leur inspire un avant goût de la félicité de la vie à venir, et qu'ils chantent pénétrés de ce sentiment. »
Depuis quelques jours, je m'enfonce. Je croyais à une guérison, mais je suis en proie à ma fin, un point c'est tout. Mais…Qu'est-ce qui m'arrive ? Je ne comprends plus rien. Je vois que tout devient bleu, je ne sens plus les personnes qui sont autours de moi…Je ne les reverrais jamais plus. Un tourbillon de nuages bleus évolue lentement, et au fond, le blanc pur, éblouissant. Mon corps semble tomber dans ce précipice, semblable à un tunnel. J'avais entendu parler de ces témoignages, ces gens qui disent avoir vu un tunnel lors de leur mort. J'y suis…
Tout semble si bon au fond, mon esprit s'évapore dans le monde, chatouillant les cieux. La plus douce mélodie semblait résonner tout autours de moi, sans oreilles j'entendais, sans yeux je voyais. Ma conscience et mon inconscience fusionnaient, je me sens si bien maintenant que j'y suis. Plus loin m'attends la plus grande sérénité, les oiseaux blancs, le savoir, la vision de mondes meilleurs. Au fond, quand nous vivons, nous ne voyons pas la vérité. Nous sommes née dans ce monde, nous y baignons notre âme, nous trompons notre corps.
Je semble passer une éternité à descendre, mais je ne vois personne, ce temps me parait finalement si court. J'attendrais des mois, des années, des décennies et des siècles, même plus, rien que pour toucher cette lumière dont je ressens ma dépendance. La mort est belle, mais on ne peut en revenir une fois qu'on y a goûté. Mais ils sont fous, de vivre et d'avoir peur de la mort. Je me sens comme un poisson, dont cette lumière est un appât. Je me sens aussi comme Eve, qui se laissa tenter à goûter la pomme, puis à la partager avec Adam. Elle avait prit alors conscience du bien et du mal, si je touche à cette lumière, mes yeux s'ouvriront, et après, peu importe ce qui se passera. Je renonce à la vie. Je veux continuer, laisser tous mes souvenirs, disparaître du monde, et attendre des milliers d'années dans ce tunnel, ce lieu si sûr.
Maintenant, je suis en paix, pour toute l'éternité.
coucou
je viens de passer un agréable moment de lecture malgres ta colère que tu sais si bien exprimer il est tres interressant de te lire et j ai hâte de lire la suite!
bravo et plein d etoiles****************************
Je suis toujours trés touchée par ceux qui laissent leur coeur crier, qui écrivent avec leur sensibilité, qui nous livrent leurs douleurs, ceux qui ne mentent pas...Toutes mes étoiles pour toi.
Ce qui ne tue pas rends plus fort - ce n'est pas du latin, mais c'est "ma phrase"...il ne faut pas avoir de haine pour ses bourreaux, car cette haine les honnore, et ils ne méritent le moindre sentiment ...Au plaisir de te lire encore
merci de m'avoir lu! je suis très touchée! "Anima Studium" je m'y étais plongé et franchement j'ai beaucoup aimé! lily la diablesse! mes étoiles brillent déjà sur vos textes! lily la diablesse!
Cette histoire avance à grand pas ! Finalement, il n'y aura peut-être pas 250 feuillets pour 20 chapitres...Ce projet est bien parti pour être encore plus massif que prévu. J'ai déjà écrit avec passion les cinq premiers chapitres... Cette histoire fera grand bruit...Je l'espère.
Un autre projet "gore" ayant de l'avenir !
( il y a plus de 27 mois )
J'ai une heureuse nouvelle pour ceux qui me lisent et me connaissent ! (Peu de monde pour le moment…)
Pour information, j'écris tout aussi bien du fantastique que du space opéra, aussi bien de l'aventure que de l'horreur. De même, j'aime à m'improviser à écrire du théâtre ou des essais.
Il est à noter que je suis plus fort dans certains domaines, dont l’horreur en fait parti !
Je viens alors de dévoiler mon dernier projet en lui donnant enfin un titre. Daemonium sera un de mon plus grand chef d’œuvre. Je m’essayerais à faire long, mais captivant.
Ce projet de déprime, d’automutilation, de suicide, de démons et de sang, sera certainement dangereux pour certain tellement beaucoup de passages leur procurera, frisson, angoisse, dégoût et répugnance.
Préparez-vous pour...Daemonium !