Présentation : Que pourrais-je dire ? Vous voyez bien ma tête... Ce regard haineux, ce look extravagant. En réalité, je m'identifie à cette photo.
Ainsi, un différent du monde, un être isolé, pleins de douleur, de colère, de haine.
Même sur ma surface, je hais les humains, je les déteste, les perfides qui m'ont tués ! J'écris depuis un an et demi, depuis ma renaissance, car je veux changer le monde.
Si seulement je pouvais détruire le monde ! Détruire ces gens, cette terre de peine et de malheurs ! Maudits humains.
Dans mes textes, je vous dévoilerais tout mon corps, tout mon esprit. J'espère continuer ma progression dans l'écriture, car croyez moi, j'ai l'imagination de dix rêveurs passionnés.
En réalité, ce qui me motive le plus, c'est la vengeance...
Je ne vous hais point, vous…
A première vue, on pourrait croire que ce texte ne respecte aucun principe d'écriture, ni d'une autobiographie, ni d'une pièce de théâtre. Même si j'ai remarqué que cette façon d'écrire ressemblait à Nathalie Sarraute, je voulais écrire sous un nouveau style. L'Anima Studium, c'est tout simplement une analyse de soi-même, du moment présent, de ses propres points de vue. Tout au long de la pièce, deux personnes discutent de tous les sujets possibles. Je précise que ces personnes sont sympathiques. Le mot sympathique, de nos jours, est utilisé bien trop facilement. La sympathie est un accord parfait entre deux esprit, ils vont jusqu'à fusionner. Ils ont les mêmes idées, les mêmes buts. Il est bien plus facile discuter avec une personne sympathique, où alors tous les sujets pourront être amplifiés et creusés au maximum. Même si je dis « maximum », ce n'est pas vraiment ce que j'ai fait dans cette pièce. Nous ne pouvons pas vraiment ressortir tous les éléments qui se trouvent dans les profondeurs de notre cerveau, tout comme nous ne pouvons décrire une figure géométrique complexe. Je ne me suis contenté que de raconter la surface, mais déjà, cela suffit bien. Je me rappel d'une interview du célèbre écrivain Stephen King, il affirmait qu'il ne racontait pas un quart de ce qu'il imaginait. Dans ce dialogue, je discute avec mon double féminin, donc nous ne sommes pas vraiment identiques. J'ai choisi consciencieusement de faire apparaître des exemples différents selon que ce soit elle ou moi qui s'exprime. Au fond, tout ce qui y est raconté est mon expérience personnelle. Comme je le dis de temps en temps, suo quiste studio maxime ducitur. Je me répète même souvent : Laedere gaudes et hoc studio pravus facis. Le latin, il est beau, c'est surtout pour cela que j'ai choisi un titre sous cette magnifique langue. Ces deux phrases latines représentent parfaitement ce qui se trouve dans cette pièce. Je vous laisserai chercher la signification de ces paroles qui sont pour moi des plus véridiques. Ici, il y a tout ce que je dois raconter, tout ce qui est enfouis à l'intérieur de moi. Ce dialogue est une grande critique envers l'espèce humaine qui me répugne, et si ce livre ne pèse pas plusieurs tomes, c'est parce qu'il est impossible pour un homme de raconter toute la misère, toute l'injustice et toute l'hypocrisie qu'il y a en ce monde. Tout comme Rousseau, je m'attirerai peut-être la haine réciproque de ceux qui lisent ce livre, ceux qui se sentent visés sans pouvoir m'insulter. Alors, comme vous êtes ce lecteur potentiel, je vous affirme que je parle de l'espèce humaine en général, et que vous n'êtes pas obligés de vous comparer à tout ce que je dis. Maintenant, je vous laisse à ma personne.
Acte I
Scène 1
Elle –Bonjour
Moi –Qui es-tu ?
Elle –Bonne question…
Moi –Je ne t'ai jamais vue, d'où tu viens ?
Elle –Je viens de très loin, j'ai envie de parler.
Moi –Tu veux vraiment parler ?
Elle –J'ai envie de tout raconter !
Moi –Tout depuis le début ?
Elle –Cela va être dur…
Moi –Tu peux me dire le principal ?
Elle –C'est déjà pas mal, nous avons le temps, on peut commencer tout de suite si tu veux…
Moi –Peux être que nous nous complèterons…
Elle –Si seulement !
Moi –Oui ! Si seulement !
Elle –Cela commence bien.
Moi –Alors dis moi…Qu'a tu fais, par le passé ?
Elle –J'ai appris. J'ai aussi cherché pour comprendre et évoluer. Tu sais, de tout temps, l'homme s'est empli de sagesse et de connaissances. Je crois qu'il faut tout apprendre, un jour, je saurais peux être tout. J'ai subit toute sorte de drames et d'heureux moments. Je me suis remplie de bonnes et de mauvaises volontés, j'ai voulu croire en des choses plus grandes que moi. J'ai été trahie, j'ai fait des bêtises, je me suis fait du mal, beaucoup croyaient me connaître, beaucoup avaient des préjugés sur moi. J'étais seule.
Moi –J'ai aussi été seul. Ils m'ont insultés, ils m'auraient battus pour ma couleur de peau. Au fond, je ne suis ni noir, ni blanc. Comme mes idées, je sais rester neutre. Au fond, le passé, il est toujours présent, il détermine notre avenir…J'ai beaucoup souffert, mais c'est peut-être grâce à cette souffrance que je suis devenu ce que je suis maintenant…
Elle –Avant, je n'étais pas aussi forte. De toute manière, dans la vie, il faut souffrir.
Moi –C'est inéluctable.
Elle –C'est le passé, j'essaie de ne pas m'en souvenir. J'essaie de garder les bons moments.
Moi –Moi aussi ! Je me servirais de mon passé pour m'assurer un avenir meilleur !
Elle –Si tu pouvais retourner dans le passé, que ferais-tu ?
Moi –J'imploserais. Mon cœur flamberait d'un seul coup ! Paf ! Je tomberais sur le sol chaud d'un passé flamboyant. J'ai tellement la haine.
Elle –Je crois que j'aurais la même réaction…
Moi –Tu as connu du monde ? Beaucoup de gens ?
Elle –Les gens ? Tu me parles de ces moutons qui vivent ?
Moi –Oui, ces gens dont je suis si différent…
Elle –Hé bien si tu veux savoir mon avis, ce sont des mouton…
Moi –Des vrais ?
Elle –Des authentiques. C'est la société qui les tond, pendant qu'ils travaillent à faire de la laine. Ils essaient de ressembler aux autres moutons. Dans la société, les éleveurs sont les hommes politiques. Tous les autres, ils n'ont presque qu'un seul et même point de vue. Certaines de leurs décisions sont différentes, je l'accorde, mais il n'empêche que si on fait une moyenne des points de vue, ils se rapprochent largement de l'extrême banalité.
Moi –Ils ne croient en rien, ils sont si étranges. Pensent-ils ?
Elle –Je ne crois pas…
Moi –Rient-ils et pleurent-ils ?
Elle –Cela se pourrait peux être bien !
Moi –Sont-ils conscients qu'ils sont des moutons ?
Elle –Pas sûr !
Moi –Tu n'es pas certaine ?
Elle –J'ai déjà entendu parler ces gens, qui ressemble à tout le monde. Quand j'ai évoquée ma différence, ils m'ont dit qu'ils n'étaient pas des moutons.
Moi –Ce sont peux être simplement des gens. Un fou ne sait pas qu'il est fou. Tu es différente ?
Elle –Oui…Cela est une contrainte, mais j'aime être différente ! J'adore ! Je prie que cela continue ! Si je n'étais pas différente, je ne pourrais apprécier la vie !
Moi –Moi aussi je suis différent…Avant même que je ne sois doté d'une conscience, j'étais mit à part !
Elle –Ils m'ont délaissée. J'en ai souffert ici aussi.
Moi –C'est peut-être à cause de ça que nous sommes différents…
Elle –C'est triste… (Elle se met à genoux)
Moi –Oh non, ne pense plus à cela.
Elle –Tu as raison… (Elle se relève)
Moi –C'est du passé.
Elle –Oui, c'est ancien, c'est les gens. C'est à cause d'eux. Tout est leur faute.
Moi –Ils m'ont oubliés…
Elle –Ils ne m'ont pas vue.
Moi –Ils m'ont fait tant de mal à moi aussi…
Elle –Ils le payeront.
Moi –Les insupportables foules, elles attisent la haine qui est en moi.
Elle –Ils n'ont cas mourir étouffés, ce sont des moutons qui méritent de finir en couscous !
Moi –Tu parles bien…Un bon couscous à la coriandre !
Elle –Un couscous royal aux merguez !
Moi –Un tajine d'agneau aux épices !
Elle –Tajine au piment !
Moi –Tajine au citron !
Elle –Aux fruits secs !
Moi –Aux oeuf !
Elle –Brouillés !
Moi –Oui…Cuits…Ils finiront tous dans le grand pot-au-feu !
Elle –Tout cela m'épuise. Tu as des amis ?
Moi –Oui, j'en ai…Ils sont extra je trouve. Je connais tant de monde, mais ma différence m'empêche d'être comme les autres.
Elle –Cela nous permet d'avoir pleins d'ami. Souvent, j'essai de regrouper le plus de monde possible, pour que nous ne soyons pas seul.
Moi –Je déteste voir une personne seule. Elle semble si triste. Avant, j'étais un vrai idiot.
Elle –Depuis tu vis ?
Moi –Depuis, j'essai de me faire connaître en bien, où que ce soit.
Elle –Tu en as beaucoup ? D'amis ?
Moi –J'ai des fidèles amis sur qui je peux compter. Je fais beaucoup confiance aux gens.
Elle –Pareil pour moi. On me dit trop naïve, mais je vois bien comment se passe les choses.
Moi –On me dit trop naïf, mais personne ne me connaît. Si j'ai appris une chose vraiment importante, dans ma vie, c'est que les personnes qui se servent de vous, je me sers d'eux.
Elle –A plusieurs reprises, je fréquentais des personnes qui riaient derrière mon dos. C'est vrai que je leur avais donné l'occasion… Quoi qu'il en fût, je continuais à les voir pour en apprendre sur eux.
Moi –Ces personnes qui se moquent…Je les ai connus aussi. Mais n'allons pas parler d'eux…Revenons sur nos fidèles amis, ceux que nous avons…
Elle –J'espère qu'ils me fond confiance.
Moi –Ils te font confiance, tu es sincère, tout comme moi.
Elle –L'amitié, c'est quelque chose de fantastique ! C'est vraiment dommage que certains amis disparaissent avec le temps.
Moi –Ils choisissent leur voie, c'est malgré eux…
Elle –Certains pleurent ?
Moi –Je ne sais pas. Je ne pleur jamais…
Elle –Tu as raison, c'est trop difficile de pleurer. J'essaie, mais je n'y arrive pas.
Moi –J'ai l'impression qu'il me faut bien pire pour que mes larmes coulent.
Elle –Si tu me voyais pleurer, tu ferais quoi ?
Moi –Je pleurerais aussi.
Elle –Nous pleurions ensemble ?
Moi –Oui
Elle –(Elle se met à sangloter)
Moi –(Il sanglote aussi, ils se regardent tous les deux)
(Quelques secondes passent, puis ils arrêtent de pleurer)
Elle –Merci…Sans toi, je n'y serais jamais arrivée.
Moi –C'est moi qui te remercie, sans toi, cela m'aurait été impossible…
Elle –Que diraient nos amis ?
Moi –Je l'ignore, car ils ne me l'ont jamais dit.
Elle –Y en a-t-il un seul qui l'ai dit ?
Moi –Il y en a un. S'il m'entendait !
Elle –Moi aussi, je me rappel. Il est là.
Moi –Les amis restent toujours là. Ils ne nous quittent jamais.
Elle –Et même si nous ne voyons pas un ami depuis des années, quand nous le revoyons, nous rigolons toujours.
Moi –C'est l'habitude…
Elle –Mais ma différence gâche tout.
Moi –Cela ne gâche peux être pas tout ! Tu devrais leur demander !
Elle –Non, je veux qu'ils me le disent…
Moi –Ils ne peuvent en avoir l'idée, ils ne sont pas différents !
Elle –Peut-être qu'au font, tout le monde est différent, mais que je suis folle et que je me crois spéciale.
Moi –Je pensais pareil pour moi, mais doute-tu de ta conscience hors normes ?
Elle –Comme tu me l'a fait remarqué tout à l'heure, un fou ne sait pas qu'il est fou. De cette même manière, peut-être que ma différence vient uniquement de ce fait…
Moi –Doute-tu de tout ce que tu as vécue ?
Elle –… (Elle pense en regardant en l'air)
Moi –Alors ?
Elle –Non. Je ne doute de rien du tout.
Moi –Qu'il en soit ainsi. Il ne faut pas trop douter, il faut être certain.
Elle –Je suis certaine.
Moi –Pour de vrai ?
Elle –En effet, pour de vrai.
Moi –Je repense encore aux amis.
Elle –Moi aussi j'y pense souvent. J'ai beau m'imaginer comme une solitaire, cela me fait vraiment du bien quand j'ai quelqu'un avec qui discuter.
Moi –Je ne peux pas tenir sans amis. Je me croyais plus fort, mais je crois bien que…Oui ! L'amitié est plus forte que moi !
Elle –C'est humain.
Moi –Je déteste les humains…Mais je ne peux pas nier que j'en suis un.
Elle –Les humains et humaines sont des gens comme des moutons.
Moi –Mais les amis, ils ne sont ni des gens, ni des moutons.
Elle –Ils sont simplement humains…
Moi –Des humains particuliers.
Elle –Cela me pousse à croire que les humains sont bons.
Moi –Non, les humains sont mauvais, perfides, ils ne pensent qu'à eux-mêmes, ceux qui paraissent les meilleurs font parti de la pire espèce d'imitateur !
Elle –Oui, les humains sont méchants, durs, coriaces…Alors que les amis, ils sont tout le contraire. Il y a peux être deux sortes d'humains ?
Moi –Oui, tu as le choix entre ceux qui doivent finir en pot-au-feu…Et ceux qui peuvent devenir nos amis.
Elle –Tu crois que nous sommes dans quel groupe ?
Moi –Dans les faux humains…
Elle –En effet, ça existe…
Moi –Et les amies, on les classe dans quel catégorie ?
Elle –Les amies ? On vient juste d'en parler !
Moi –Non, je te parle des amies. Avec un E à la fin…
Elle –Tu veux dire, ceux ou il n'y a pas de E…
Moi –Pour moi, il y a un E, je te parle des amies filles, des amis garçons pour toi.
Elle –Je n'ai jamais vraiment connu de personnes faisant parti de ce groupe.
Moi –Je suis restée deux ans sans un contact avec une fille.
Elle –Pareil pour moi. Les seuls contacts que j'ai eus, ce fut des insultes.
Moi –C'est à cause des préjugés. Elles ont faillit me tuer ! Elles me détestaient…
Elle –Pourquoi ?
Moi –Je ne sais pas. Je devais être différent…
Elle –Mais depuis, j'ai trouvé un ami garçon avec qui je parle souvent.
Moi –Pareil pour moi, une fille avec qui je m'entends plutôt bien.
Elle –Tu es sûr ?
Moi –Je suis devin, j'essai de ne pas deviner l'avenir, j'essai de renier la vérité.
Elle –Oui, moi aussi je crois avoir des dons. Je devine les choses.
Moi –C'est mauvais. J'essai de ne pas voir plus d'un an en avant…Car en réalité…L'avenir, j'en ai peur.
Elle –Tu en as peur ? Pourquoi ?
Moi –Parce que si je vais trop loin, je risquerais de voir ma mort…
Elle –C'est vrai…
Moi –J'ai déjà senti ma mort…
Elle –Que c'est-il passé ?
Moi –Je suis mort, enfin…Je veux dire, je fus mort un court moment !
Elle –Pour de vrai ?
Moi –En effet, ce fut vrai. Cela l'est toujours d'ailleurs.
Elle –Qu'ont dit tes amis ?
Moi –Ils m'ont dit ce que j'avais besoin d'entendre.
Elle –Au fond, tu l'avais deviné ?
Moi –Quoi ?
Elle –Ce qu'ils allaient dire.
Moi –Non…Quand je suis mort, je ne pensais pas revenir.
Elle –Mais tu es revenu ?
Moi –Oui…Il s'est passé quelque chose.
Elle –Une contrainte ?
Moi -Non
Elle –Une complication ?
Moi –Oui…
Elle –Laquelle ?
Moi –La même que tu auras et qu'auront tous les être humaine.
Elle –Un obstacle ?
Moi –Quand on est mort, on ne décide pas si on le reste, ou si on revient à la vie.
Elle –Sais-tu pourquoi ?
Moi –Evidement ! C'est le destin. Quand j'y pense, c'est la première fois qu'on ne décide de rien. En terme général, on est seul acteur de sa propre destinée… Dans ce cas ci, l'homme perd sa conscience, mais tout le reste décide pour lui. Le destin a voulu, par exemple, que mes amies partent. Mes amies avec un E.
Elle –Tes amies avec un E ? Elles sont…
Moi –Oui, elles étaient parties…
Elle –Je suis vraiment désolée…
Moi –Mais c'est étrange…Je crois que je peux te considérer comme une…Amie, avec un E…
Elle –Oui…Quant à moi, je peux te considérer comme un ami…Sans E…
Moi –Allons-nous nous perdre ?
Elle –Il n'en est pas question !
Moi –C'est absurde !
Elle –Impossible !
Moi –Cela serait vraiment triste.
Elle –Ah ça oui, pour de vrai en plus.
Moi –Parlons du lycée, tu vas connaître le mien puisque tu es venue.
Elle –Oui, j'ai hâte de travailler !
Moi –J'ai déjà hâte d'y retourner !
Elle –Moi aussi, comment est-il ?
Moi –Il est…instructif. Le lycée est vraiment important pour moi, je m'entends bien avec les professeurs, j'aime apprendre ce que je ne sais pas.
Elle –Apprendre ce que on ne sait pas ? Tu apprends des choses que tu sais ? Toi aussi ?
Moi –Oui, souvent nous faisons les mêmes leçons, nous étudiions des choses au collège, que nous revoyons aujourd'hui.
Elle –Nous faisions pareil dans mon lycée aussi. Cela était lassant…
Moi –Tout le monde dit que c'est difficile. Je les crois tout le temps !
Elle –On me dit de même, mais c'est amusant d'apprendre. Moi, je dis, le plus important chez un professeur, ce n'est pas les connaissances qu'il a.
Moi –Tu as raison. Le plus important, c'est surtout son humour et sa technique.
Elle –J'ai eu beaucoup de professeurs amusants. Ceux du collège aussi étaient amusants. Eux, me prenaient pour une idiote. Ils ne m'interrogeaient jamais, ils disaient que j'étais dans la lune…
Moi –Pareil pour moi. Ils disaient que j'avais la tête en l'air. Evidement, à cause d'eux, j'avais beaucoup de mal à étudier. D'ailleurs, je n'y arrivais pas.
Elle –Le lycée à tout changé !
Moi –Oui, des nouveaux professeurs ! Ma moyenne a triplé ! Dix points en plus dans ma moyenne d'anglais !
Elle –Tu préfère quelle matière ?
Moi –Je n'ai pas de préférence particulière, toutes les matières sont importantes. Je privilégie bien évidement les matières les plus faciles. L'histoire, le français, l'art plastique.
Elle –Moi j'essai de garder la moyenne partout.
Moi –C'est aussi ma technique… Tant que ma moyenne ne baisse pas à moins de douze, je ne travaille pas, ou très peu. Le problème, c'est l'espagnol.
Elle –Tu as raison. Je trouve que même si c'est le plus facile, c'est le plus dur.
Moi –Moi c'est à cause du collège ! Ils m'ont mis à côté d'une élève raciste qui me détestait, il m'était impossible d'étudier. Je la maudis !
Elle –Hé puis quand on voit un verbe de trois lettre, qu'une fois conjugué, il fait quinze lettre, ça décourage.
Moi –Sans oublier que ceux de ma classe, ils sortent des mots étranges, je ne sais pas comment ils font…
Elle –Remarque, je fais pareil pour l'anglais.
Moi –Oui, je m'en tire bien dans l'anglais.
Elle –Toi aussi ?
Moi –Mais pas à l'oral…
Elle –Dommage. Hé puis ce n'est pas étonnant, nous n'étudions jamais les prononciations, nous faisons pratiquement que de l'écris. Puis nous étudions des temps que nous n'utiliserons quasiment jamais. Moi, je serais ministre de l'éducation, je ferais en sorte que l'élève apprenne d'abords parfaitement le présent, le passé et le futur.
Moi –C'est vrai ! Alors que là, ils te font étudier le prétérit progressif que tu n'utilisera que très rarement.
Elle –Même si je sais le conjuguer sans me tromper, je ne m'en servirais que très peu…
Moi –Il faut quand même tous les apprendre. Dans le calme…
Elle –Oui…Au CDI.
Moi –Tu aimes le CDI ?
Elle –Heureusement qu'il existe. Il y en a un bien dans ton lycée ?
Moi –Un qui est des plus merveilleux. On le dit trop petit, mais je le trouve parfait. Par rapport au nombre d'élève au lycée, il n'y a pas beaucoup de monde qui va au CDI, mais c'est mieux ainsi.
Elle –Oui. D'un côté, il n'en sera que plus calme. Il y a des gens qui ne savent pas tenir leur langue. Ils bouillonnent de l'intérieur.
Moi –Oui, ils bouillonnent.
Elle –Ce ne sont que des gens…
Moi –Pire encore, ce sont des jeunes…
Elle –Ils sont pire.
Moi –Bien pire. Ils sont en phase d'apprendre la méchanceté. Ils commencent à s'entraîner depuis qu'ils sont tout petits !
Elle –Parlons d'autre chose…Ces gens sont immondes.
Moi –Tu as raison. Mais dans tous les cas, c'est grâce à l'éducation que nous pouvons jouir de l'électronique, grâce à la science et aux hommes d'avants.
Elle –Les hommes d'avant, qui ont bien mâchés les découvertes…
Moi –Même maintenant, je dois dire. Je suis souvent surpris par les nouvelles découvertes.
Elle –Etonnantes et révolutionnaires…
Moi –Frappantes, toujours plus chères !
Elle –Personnellement, je ne pourrais me passer de la technologie. Le fait de comprendre les appareils, bidouiller des fils, utiliser un ordinateur…
Moi –Je suis un pro dans l'informatique.
Elle –Un vrai ?
Moi –Heu…Non, un faux. Car personne ne m'a jamais appris quoi que ce soit sur l'informatique.
Elle –Tu as tout appris tout seul ?
Moi -Oui
Elle –Pour de vrai ?
Moi –Pour de vrai. Mais si je dis que je suis un faux, c'est parce que j'ai dus renoncer à cette passion qui m'envahissait tant.
Elle –Dans ce monde, pour vivre, nous sommes forcément obligé de renoncer à certaines de nos passions.
Moi –J'ai renoncé à de nombreuses passions, j'ai finalement gardé celles dont je suis au plus haut point maintenant.
Elle –L'informatique a aussi été une phase de ma vie. Je ne pouvais pas passer deux jours sans avoir mon cota d'ordinateur.
Moi –Mais avec le temps, on oublie peu a peu la joie qu'on peut avoir à l'utiliser.
Elle –Oui. Avec le temps, on s'en sert…C'est tout.
Moi –Quand nous savons bien nous en servir, cela devient vraiment un outil indispensable…
Elle –Tu as raison…Nous avons raison tous les deux.
Moi –C'est incroyable quand même…Nous ne nous sommes toujours pas contredis !
Elle –Je dis ce que je pense, toi aussi ?
Moi –Moi aussi.
Elle –Assurément ?
Moi –En effet.
Elle –Dieu merci !
Moi –Il y a tellement à dire sur les sciences…Elle est partout, nous vivons dans le futur, tu le sais ?
Elle –Quand j'y pense. Tout ce que nous faisons aujourd'hui, a été pensé par l'homme. Il n'y a pas une chose qui ne soit oubliée. Si nous pensons à quelque chose et que nous croyons que c'est la première fois, nous nous trompons forcément.
Moi –Cela ne fait que commencer ! Comment croit-tu que l'homme va continuer ?
Elle –Tout comme toi, je devine…
Moi –Tu devines aussi ?
Elle –Mais j'en ai peur…Tu me l'as dit, toi aussi.
Moi –J'ai peur…C'est froid…C'est étrange.
Elle –C'est grand…C'est lumineux…J'ai des frissons.
Moi –Ne devinons pas l'avenir !
Elle –C'est dangereux…La dernière fois, c'était bien malgré moi !
Moi –Les sciences seront tout le côté positif…Même s'il y a des pays qui construisent des armes particulièrement puissantes.
Elle –Il n'y a pas longtemps, j'ai appris que les américains utilisaient une arme monstrueuse…
Moi –Laquelle ? Pire que la bombe atomique ?
Elle –Oui…Cela t'arrache le cerveau, cela te fait croire que ta peau flamboie.
Moi –On flambe ?
Elle –Non, on croit flamber. Tu es brûlé vif, mais ton corps est intact.
Moi –Cela ne me plairait pas…
Elle –Mon pauvre esprit…
Moi –J'ai eu vent aussi d'une arme capable d'assommer une personne à distance. Imagine, une foule se révolte, et le dispositif qui se trouve à cent mètre, une fois activé, produit une onde de choc et paf !
Elle –Ils ont mal ?
Moi –Je ne sais pas…Même si cela faisait mal, tu crois qu'ils le diraient ?
Elle –Non.
Moi –Tu sais pourquoi ?
Elle –Parce qu'ils l'interdiraient ?
Moi –Oui…Mais ils aiment contrôler la population.
Elle –Ils aiment le mal…Ce sont des hommes contre les gens…
Moi –Hommes et gens devraient pouvoir s'admirer, ils sont si cruels. Sauf que les hommes sont bien plus intelligents. Ils sont bien plus dangereux. Les gens, eux, se laissent faire. Ce sont des moutons…
Elle –Ils se laissent faire…Mais ils ont aussi leur part de responsabilité.
Moi –Laquelle ?
Elle –Je sais pas…L'environnement par exemple !
Moi –Il n'y a pas grand monde qui se sent concerné. De nos jours, l'homme fait le maximum pour avoir son profit.
Elle –Les gens, ils jettent des ordures sur la voie publique. Ils laissent leur voiture fumer, ils laissent couler l'eau propre dans les égouts, alors que des millions d'autres meurent de soif.
Moi –Les dirigeants ne pensent pas comme il faut. Les pays qui polluent le moins, on leur demande de polluer moins encore. Les pays qui polluent le plus, ils ne respectent même pas le protocole de Kyoto !
Elle –Les gens, ils s'en foutent de savoir ce qu'est le CO2, ils ne se soucient pas de prendre le métro plutôt que la voiture. Tu as encore raison…L'homme fait le maximum pour son propre profit.
Moi –Il n'est pas bête, il prend ce qui lui importe le mieux !
Elle –Mais quand il fait chaud, tout de suite, ils critiquent les autres.
Moi –C'est désolant…Ils disent que c'est le réchauffement climatique…
Elle –Le réchauffement, c'est peux être tout simplement lié à une phase du soleil.
Moi –Oui, c'est vrai, j'ai entendu dire que le soleil n'est pas toujours à la même température…
Elle –De toutes manière, vas dire ça aux gens…
Moi –Ils ne comprendront pas, tout ce qui les attends, c'est le grand pot-au-feu…
Elle –En parlant de grand pot-au-feu, il y en a déjà eu d'autres je pense.
Moi –A bon ?
Elle –Oui ! Mais ils se présentaient sous d'autres formes…
Moi –Attends, je réfléchis…Oui !
Elle –C'est exactement ça !
Moi –A bon ? Comment tu sais ?
Elle –Le seul évènement semblable au grand pot-au-feu, cela ne peut être que la révolution française !
Moi –Ah ! C'était bien ça…
Elle –Sauf qu'à l'époque, il y avait bien plus de misère visible que maintenant.
Moi –Il y a tellement de choses qui se sont passées, j'aime bien l'histoire. C'est le seul domaine où je n'arrive pas à me mettre correctement à la place des autres.
Elle –Pourquoi ?
Moi –Car le monde était différent…De tout point ! Essai un peu d'imaginer !
Elle –Pour de vrai ?
Moi –Oui, ça ne fait pas trop mal…
Elle –Il vaut mieux deviner la passé…
Moi –J'essai aussi… (Ils ferment les yeux cinq secondes, elle les rouvre)
Elle –J'imagine trop…Je parie que ce n'est pas vrai !
Moi –(Il ouvre les yeux à son tour) Il faut se passer sur quelque chose de réel !
Elle –Comment ?
Moi –Tu prends une image que tu as déjà vu, puis tu essai de rentrer dedans.
Elle –La seule image que j'ai en tête, elle n'est pas très gaie.
Moi –Nous étudions l'histoire pour apprendre à ne plus commettre des erreurs. Cela n'est pas étonnant si tu n'as que des visions d'horreurs. Quelle est donc cette image ?
Elle –Monsieur Louis XVI qui se fait guillotiner.
Moi –Tu dis « Monsieur » ?
Elle –Evidement, c'est un homme.
Moi –Tu as raison… D'ailleurs, tu as raison deux fois ! Ton image n'est pas très gaie.
Elle –Quand j'y pense…La guillotine était réservé aux nobles…
Moi –Mais la veuve noire n'était pas destiné a un roi. Au roi de France… A notre bon Louis XVI qui a été mal conseillé.
Elle –Il a été aidé par les hommes, perfides et avides. Tout comme Napoléon, il a fait trop confiance aux hommes.
Moi –Quand j'y pense…La noblesse ne représentait que deux pourcents de la population…Cela veut dire que les quatre-vingt dix huit autre pourcents sont des moutons…
Elle –Oui, mais des moutons qui n'ont pas le temps d'être cruels. La colère monte, très lentement.
Moi –Oui ! C'est ça ! La colère traverse les générations de famille, elle passe toutes les frontières et un beau jour…
Elle –Paf ! Les moutons au pouvoir !
Moi –Un beau jour… Mais toutes ces péripéties couscoussières nous ont permises d'avoir de la liberté ! Maintenant, nous pouvons nous exprimer, même si personne ne nous écoute…
Elle –Ce n'est pas ça voyons !
Moi –A bon ?
Elle –Moi je dis pareil, mais inversons…Tout le monde est naïf, ils croient n'importent quoi et écoutent tout, mais le problème, personne n'ose parler !
Moi –Donc tu veux dire…Personne ne parle, tout le monde écoute.
Elle –Exactement. Mais de toutes manières, même si nous parlions, nous ne pouvons raisonner les gens et les hommes.
Moi –Je pense que ce même problème était présent dans le passé. De tout temps, l'homme et les gens n'ont fait que le maximum pour être plus forts que les autres.
Elle –Cela a entraîné des guerres, de nombreux hommes on rassemblé de pays entiers de gens…
Moi –Des pays de gens ?
Elle –Oui, des pays pleins de moutons !
Moi –C'était pour les unifier, pour qu'il n'y ait plus de guerres…
Elle –C'est à voir. Je n'aime pas les conflits, même s'ils permettent de faire avancer la bêtise humaine. Cependant, je n'ai pas vraiment d'avis sur leur présence.
Moi –Si tu veux mon avis, alors je vais te le dire. Pour moi, dans l'histoire, il y a deux sortes de guerres. Une guerre qui unifie les pays, afin de leur obtenir une richesse supplémentaire, une culture et…Ainsi de suite.
Elle –C'est ce qu'a fait Alexandre le Grand…Qin Shi Huang…
Moi –Oui…Les deuxièmes sortes de guerre, ce sont des guerres de religion. Les hommes, trop sûrs d'eux, décident d'imposer leurs pensées. Ils luttent pour la dégénérescence de l'espèce humaine.
Elle –Oui, ce sont complètement le contraire. Mais moi, quand j'y pense, je vois une troisième sorte de guerre.
Moi –Laquelle ?
Elle –Une catégorie de guerre qui ne peut être créée que par l'homme moderne…Car elle fusionne toutes les mauvaises raisons.
Moi –Je vois de quelle guerre tu veux parler.
Elle –La deuxième guerre mondiale. Torture, cruauté, pensées absurdes, discrimination…
Moi –La chose qui me fait le plus mal, ce sont le nombre de femmes et d'enfants qui sont morts. Il faut bien savoir quelque chose avec moi, c'est que je déteste les hommes…Mais je ne déteste pas totalement les femmes, car certaines sont gentilles et innocentes.
Elle –Je suis gentille te innocente ?
Moi –Toi tu es gentille…Mais tu n'es pas innocente, tu penses comme moi. Je ne suis pas innocent. Nous sommes conscients.
Elle –Tu voulais en venir où ?
Moi –Je voulais en venir au point suivant. Je m'en fou complètement que des millions d'hommes meurent, car je ne me posent même plus la question s'ils sont méchants, perfides et las. Par contre, je déteste entendre parler de la mort d'un enfant ou d'une femme. Cela me déprime complètement. Comment des hommes peuvent ils tuer des femmes ! Ce n'est pas possible !
Elle –Avec l'homme, tout est possible… Mais c'est quand même horrible, tu as tout à fait raison. Les femmes ne sont pas faites pour souffrir.
Moi –Ces pauvres gens…De toutes manière, ils n'ont pas le choix. Ils sont contrôlés par les hommes…
Elle –Cette guerre là était mauvaise.
Moi –Très mauvaise. Répugnante. Je n'aurais pas aimé naître dans une époque pareille.
Elle –Cela me donne mal à l'estomac…
Moi –A bon ? A moi aussi !
Elle –Pour de vrai ?
Moi –Je ne pensais pas…
Elle –N'empêche que les gens ont bien soufferts !
Moi –Triste pour eux…
Elle –Désolant…
Elle –J'imagine la manière dont va évoluer les villes et les campagnes…
Moi –En mal, mais j'essai de le dire le moins possible…
Elle –Je préfère largement la campagne. Dans la ville, il y a trop de gens. En ville, on travaille, on rigole, mais on n'a jamais la paix. En ville, tout le monde dirige tout le monde, ceux qui ne dirigent pas se fond piétiner tout au long de leur misérable vie.
Moi –Leur misérable vie…Cela me fait penser à la campagne…
Elle –Si je dis que je préfère la campagne, c'est parce que je n'aime pas la ville. Sinon, il n'y a pas grand-chose.
Moi –Moi je préfère aussi la campagne, bien qu'elle soit triste. La campagne est ennuyeuse, on n'y trouve jamais rien à faire.
Elle –Rien à faire ? C'est vrai.
Moi –Oui… C'est vrai
Elle –Elle est pratique pour trouver l'inspiration…
Moi –Oui…L'inspiration !
Elle –Mais cette inspiration ne nous sert à rien tant que nous n'habitons pas la ville…
Moi –Mais…C'est ce que j'allais dire ! Tu lis dans mes pensées ?
Elle –A force de s'ennuyer dans les campagnes, on fini par apprendre à lire dans les pensées, non ?
Moi –Oui…Nous ne voyons pas la vie en communauté de la même manière. Nous ressentons bien plus ce que les autres sentent. Nous avons des sentiments qui se développent différemment.
Elle –Cela voudrait-il dire que nous sommes doués du même don ?
Moi –Je le pense bien, oui…
Elle –Remarquable…Je ne pensais pas…
Moi –Moi non plus.
Elle –Hé bien…
Moi –Moi, j'essai de comprendre la race humaine, ainsi que tous les pouvoirs que nous pouvons développer.
Elle –Tous les pouvoirs ? Oui, il y en a beaucoup…
Moi –C'est d'ailleurs étonnant, mais il ne faut pas en parler aux gens.
Elle –Jamais !
Moi –Les gens ne croiraient pas que de si belles choses existes. Ils ont grandit dans la réalité, sans comprendre qu'il pouvait y avoir des autres choses.
Elle –La vie est tellement grande. Nous ne savons jamais quels nouveaux pouvoirs nous pouvons développer. Le problème, c'est que nous doutons de certains de nos pouvoirs.
Moi –Oui, quand j'y pense…Il y a des pouvoirs plus réels que d'autres. L'empathie par exemple. Moi, j'arrive souvent à sentir ce que la personne pense, quand elle est en face de moi. J'arrive facilement à comprendre ce qu'il se passe et comment remédier au problème.
Elle –Mais c'est plus dur que l'on le pense. La psychologie humaine est des sciences les plus dures à apprendre. L'homme est trop divers.
Moi –C'est pour cela qu'il se divise tant. Si tu remarques, ils essaient tous de s'entraider, mais dans la plupart des cas, ils n'y arrivent pas. Pourquoi les personnes qui se connaissent tant n'arrivent pas à s'aider réciproquement ? Pourquoi les relations sociales, quand elles ne sont plus profitables à personne, disparaissent comme s'ils n'avaient jamais existés ?
Elle –Oui, c'est vrai. Quand on veut chercher une réponse à cette question, on finit par se dire que nous ne pouvons pas avoir de véritables amis. Nous sommes seuls, tant que nous sommes des humains.
Moi –Car l'humain est ne nature seul. Il veut commander, régner, être plus puissant. L'homme…les gens…
Elle –Berk. Cela sonne tellement bien, ça en devient répugnant.
Moi –Je dois quand même dire une chose… Erasme avait raison sur ce point. On ne naît pas homme, on le devient. Sait-tu ce que cela veut dire ?
Elle –Que l'homme, à la base, est un bienfaiteur, mais qu'une fois en société, il devient un prédateur.
Moi –Exactement. C'est bien à cause de la religion, de la société actuelle, même la plus ancienne, que l'homme est devenu ce qu'il est maintenant.
Elle –Je me rappel…Les enfants d'avant, ils étaient innocents, avant de devenir des hommes.
Moi –Je n'arrive pas à croire que les enfants soient de la même famille que leurs parents. Un gentil petit garçon de cinq ans, qui désire apprendre, jouer, faire du bien…
Elle –Alors qu'une fois adolescent, il désire faire le mal, tuer, détruire, commander…Comme les hommes.
Moi –Ou alors, une fois adulte, il se place soit du côté des gens, soit du côté des hommes.
Elle –Dans un rare cas, il meurt ou devient un des notre. Un faux humain.
Moi –Mais les enfants…Quand ils ne sont pas encore conscients, avant douze ans.
Elle –Ils ne sont dotés d'une conscience que quand ils ont choisit un camp. Il faut comprendre les choses de la manière qui nous semble la meilleure.
Moi –Les enfants…Il y en as qui dont dotés de conscience de plus en plus jeune. C'est une conscience sous développée, ils ne cherchent pas à comprendre, ils frappent.
Elle –Tu en as déjà rencontré ?
Moi –Oui, par exemple, un enfant de trois ans, qui a un piercing, qui écoute du rap, qui te lance une insulte raciale.
Elle –Tu as déjà été insulté par un enfant de trois ans ?
Moi –Bien évidement, la première fois, je m'en rappel…Comme si j'y étais…
Elle –Raconte moi…
Moi –En faite…Mes souvenirs sont un peu vagues…Je me rappel qu'il était loin, il courait pour s'amuser. Il faisait semblant d'être comme tous les autres… D'un seul coup, il s'arrête ! Il me regarde, de haut en bas, il se rapproche de moi, et puis…Il me donne un coup de poing dans le ventre avant de me dire…Sale nègre, retourne dans ton pays !
Elle –C'est horrible !
Moi –Pour moi, c'était le pire jour de ma vie… Voir un gamin de trois ans…
Elle –Tu as fait quoi ?
Moi –Que veux tu que je fasse, après ça ? Il m'a fallut cinq minutes pour reprendre mes esprits. Je suis certain que ce sont ses parents. Ils l'on forcés à devenir un homme, il ne réfléchit plus maintenant.
Elle –Mais tu m'a dit que c'était la première fois…il y en a eu d'autre ?
Moi –Tu peux pas imaginer…J'aimerais être blanc, mais je suis trop fier de ma peau.
Elle –Dis pas des choses pareilles.
Moi –C'est toi qui as dit que tu aimes être différente, même si c'est mal…
Elle –J'ai dis ça.
Moi –Pareil pour moi. Cela me pénalise grandement, mais j'aime être étrange. Certains, trop naïf, pourraient croire que je ne le fais pas exprès, mais j'aime bien…
Elle –C'est normal…Je n'ai pas envie de ressembler à ces moutons, ces gens ou ces hommes.
coucou
je viens de passer un agréable moment de lecture malgres ta colère que tu sais si bien exprimer il est tres interressant de te lire et j ai hâte de lire la suite!
bravo et plein d etoiles****************************
Je suis toujours trés touchée par ceux qui laissent leur coeur crier, qui écrivent avec leur sensibilité, qui nous livrent leurs douleurs, ceux qui ne mentent pas...Toutes mes étoiles pour toi.
Ce qui ne tue pas rends plus fort - ce n'est pas du latin, mais c'est "ma phrase"...il ne faut pas avoir de haine pour ses bourreaux, car cette haine les honnore, et ils ne méritent le moindre sentiment ...Au plaisir de te lire encore
merci de m'avoir lu! je suis très touchée! "Anima Studium" je m'y étais plongé et franchement j'ai beaucoup aimé! lily la diablesse! mes étoiles brillent déjà sur vos textes! lily la diablesse!
Cette histoire avance à grand pas ! Finalement, il n'y aura peut-être pas 250 feuillets pour 20 chapitres...Ce projet est bien parti pour être encore plus massif que prévu. J'ai déjà écrit avec passion les cinq premiers chapitres... Cette histoire fera grand bruit...Je l'espère.
Un autre projet "gore" ayant de l'avenir !
( il y a plus de 27 mois )
J'ai une heureuse nouvelle pour ceux qui me lisent et me connaissent ! (Peu de monde pour le moment…)
Pour information, j'écris tout aussi bien du fantastique que du space opéra, aussi bien de l'aventure que de l'horreur. De même, j'aime à m'improviser à écrire du théâtre ou des essais.
Il est à noter que je suis plus fort dans certains domaines, dont l’horreur en fait parti !
Je viens alors de dévoiler mon dernier projet en lui donnant enfin un titre. Daemonium sera un de mon plus grand chef d’œuvre. Je m’essayerais à faire long, mais captivant.
Ce projet de déprime, d’automutilation, de suicide, de démons et de sang, sera certainement dangereux pour certain tellement beaucoup de passages leur procurera, frisson, angoisse, dégoût et répugnance.
Préparez-vous pour...Daemonium !