Présentation : auteur de chansons, de poèmes, de romans
tant que l'histoire vous touches
tous les mots sont bon pour y arriver
....
l'écriture... les mots et les silences qu'il y a entre eux
ceux qui en donne le réel sens
Influences : Werber, Supervielle, Arthur Golden, Patrick Suskind
Dehors tout est calme, un signe de la tête et je passe la porte, et là c'est comme une nouvelle naissance.
Aveuglé par les flashs des projecteurs, assourdi par la musique balancée à travers la salle comme les coups de canon d'un champ de bataille ; la lutte clandestine de la nuit se propage, corps contre corps, danse contre danse, toutes ces sueurs mélangées lient ce groupe d'hommes et de femmes pour ne former qu'une seule et même vague qui s'écroule sur moi et m'emporte dans ses remous.
Je suis là comme une âme en peine, flottant, perdu, pêle-mêle...
Quand un parfum m'interpelle, sensuel et mystique en total désaccord avec l'instant mais qui sonne sur l'instrument de mon âme, ainsi en éveils tous mes sens se mettent à la recherche de cette inconnue, dans un court instant où le temps semble se figer je l'aperçois, immobile au milieu de la foule, dressée de tout son long comme cherchant quelqu'un, me cherchant peut être, puis elle se retourne et là inévitablement nos regards se croisent, elle me toise puis son regard s'adoucie, figés l'un et l'autre nous ne nous lâchons pas du regard mais déjà la marée humaine nous emporte loin l'un de l'autre.
Je lutte, puis me laisse aller, je vois qu'elle fait de même alors je résiste, nous sommes alors comme deux naufragés ballottés au gré des flots. Je me débat, je surnage pour ne pas la perdre de vue, quand un courant la ramène vers moi, je la saisi du bout des doigts et la tire à moi créant ainsi un espace de vide tout juste suffisant pour nous deux, nous nous contemplons toujours sans rien dire, mes lèvres bougent, je cherche encore les mots pourtant ils remontent déjà dans ma gorge. â
Alors, elle lève délicatement la main et pose sont index sur ma bouche, glissant un simple chut...
Elle a raison, un simple petit mot aurait pu tout gâcher. Je l'ai toujours pensé, c'est le silence avant et après un mot qui lui donne tout son sens.
Alors oublions les mots contentons-nous du silence.
Là, mes mains viennent délicatement se poser sur ses reins, toujours sans rien dire elle met ses bras autour de mon cou tirant du même coup le petit haut léger qu'elle porte me laissant ainsi sentir sa peau brûlante.
L'attraction créée par nos yeux devient trop forte pour pouvoir nous maintenir à distance raisonnable, nos lèvres s'approchent timidement l'une de l'autre. Je peux sentir son souffle et son envie me caresser mais elle me garde en joug sans m'abattre. Elle passe ses mains dans mes cheveux, ferme les yeux et me respire, le mélange de nos sueurs a comme quelque chose de mystique qui m'enivre. Toute tourne autour de nous.
Dans le cocon que forme nos bras entrelacés le temps semble se ralentir presque aux arrêts nous pouvons entendre nos cœurs battre, mais à l'extérieur tout s'accélère. Je jette un coup d'œil, j'ai le vertige, je reviens, elle me tient dans la prison de ses bras. Que faire ? M'échapper ? En ai-je seulement envie ?
Nous dansons toujours, elle me feuillette comme un livre, comment fait-elle pour me regarder comme si elle m'avait toujours connu ? Avec la tendresse d'une femme qui aurait déjà passé toute sa vie à mes
Cotés, alors qu'il y a deux secondes nous ne nous connaissions pas. Front contre front, je retente ma chance, j'approche mes lèvres, mais elle s'éloigne, me prend par la main et me tire vers le bar, elle s'accoude, penche la tête. Elle me regarde toujours puis se tourne vers le barman chuchote deux mots que je ne comprends même pas…
L'homme pose deux verres devant nous en disant « morito ! », elle saisit son verre et s'approche de moi. Une main posée sur ma hanche, elle passe le verre glacé sur ma peau brûlante, sur mes lèvres puis dans mon cou. Elle joue avec moi, soit… nous jouerons ensemble. Je saisi mon verre et fait de même, elle sourit. Nous sommes déjà tellement prés l'un de l'autre pourquoi a-t-elle peur de m'embrasser ? Mes lèvres se posent sur la paume de sa main, puis glissent sur l'avant bras jusque dans sa nuque. Je mets ma main dans ses cheveux, mes yeux plongent dans les siens, j'effleure sa lèvre supérieure avec la mienne caressant le coin de sa bouche, j'aspire un peu d'air comme si j'allais plonger en apnée et je m'approche pour l'embrasser. Elle me chuchote « si tu n'es pas le bon... je pourrais en mourir ». Elle me sourit et souffle délicatement sur mes paupières, je ferme les yeux et je sombre sans m'en apercevoir dans un ...
Rêve
Des myriades de rêves pour être plus précis.
Des myriades de cauchemars...
Perdus dans un cimetière, en pleurs, à genoux devant une tombe. Où suis-je ? Ce n'est pas ma vie !
Je me lève, je cours, je m'enfuis, croyant être poursuivis, je regarde par dessus mon épaule, personne. Je me retourne et me retrouve au beau milieu d'une forêt sombre et majestueuse teintée d'automne.
Il me semble que les arbres massifs se rapprochent de moi, m'encerclent, m'enserrent. Je porte le regard au loin, j'y aperçois une maisonnette, je m'y précipite, courant presque au ras du sol. Il me semble courir à quatre pattes.
J'arrive à l'intérieur, je claque la porte derrière moi. La chaumière est éclairée par quelques bougies, leurs faibles lueurs font danser les ombres des vieux meubles comme une assemblée de fantômes. Au milieu de la pièce je distingue à peine un lit, un homme y est couché et près de lui, une femme, prostrée, les genoux sur la poitrine, les bras autour de son amant. Immobiles parmi les composants de la scène, je les aurais confondus avec les meubles si la femme ne pleurait pas, son corps frissonnant sous l'action des sanglots.
Je suis le témoin silencieux, quand une voix se fait entendre suave et légèrement cassée :
« Es-tu prête à le perdre ? » « Non ! » s'écrie la femme « comment pourrais-je ? »
« Tu veux le retrouver, mais à quel prix ? » « A tout prix ! »
â
Et la voix de continuer : « le prix est le temps. Combien de temps es-tu prête à l'attendre ? » « Peu importe le temps… »
« Le temps est le plus important au contraire, c'est lui qui donne de la force à l'amour que l'on porte en soit »
Là un chat noir, presque bleuté comme la nuit sort doucement de sous une armoire avançant vers la femme. Il marque une pause, me regarde. Je n'ose plus respirer, puis il reprend son chemin comme s'il avait perçu et accepté ma présence. Il saute d'un pas félin sur le lit, regarde l'homme, puis la femme, on peut distinguer le dessin d'une lune sur son front, le chat lève la tête et dit : « Qu'il en soit ainsi !!! »
Tout s'affole, tout devient flou autour de moi, je passe de lieu en lieu, de rêve en rêve.
Les plus étranges que j'ai jamais faits. Les uns et les autres enveloppent ma nuit comme un drap de soie tissé de folie.
Soudain tout s'arrête où suis je ?
Étrangement, je suis une femme. C'est déjà étrange dans un rêve, mais je ne reconnais rien autour de moi, tout semble d'une autre époque ; un temps moyenâgeux, sombre, effrayant. Tout est irréel comme entre parenthèse, la notion du temps même en est perturbée, il file à vive allure comme un prêtre en retard au mariage.
Le temps s'écoule tellement vite que je vois les vies s'allumer et s'éteindre.
Mais moi, je reste la même immuable comme figée dans le temps pendant que tous vieillissent autour.
Les villageois me chassent à coup de pierres, je fuis à travers les bois, â
Me blessant aux buissons, pleurant toutes les larmes de mon corps, écumant de rage telle une bête traquée.
Épuisée par ma course, je m'arrête prés d'un lac pour m'y abreuver.
Cherchant mon image, pour savoir ce qui repoussait tant de monde,
J'aperçois deux yeux verts, animal, félins, effrayants.
Ce sont les miens et…
Le réveil
Sonne, je ne l'écoute même pas, je l'arrête.
Je me lève.
Comme un rituel bien rodé, j'allume la radio, j'allume le café.
Je passe par la salle de bain, je me fous la tête sous le robinet, pour me réveiller une bonne fois pour toute et là, en me relevant je l'aperçois, j'ai peur. Je m'écarte puis je reviens. Elle a disparu. J'attrape ma brosse à dents, je me rince, me relève, elle est là. Elle se maquille avec minutie, d'un geste chirurgicale comme pour jeter un sort à celui qui oserait dépasser la frontière de ses yeux. Je reste là. Subjugué, ému par tant de charme, quand ses yeux croisent les miens, elle a un geste de recul et c'est là que tout me revient. C'est elle, la femme de la boite de nuit. Celle du rêve et maintenant celle de ma salle de bain, que fait-elle dans mon miroir ? Je ne suis pas du tout d'accord avec cette collocation forcée.
Le temps de retrouver mes esprits… Elle a disparu, je la cherche… Je me rapproche du miroir… Le nez collé à la glace… Je fixe droit devant moi comme si on pouvait voir à travers… Je le décroche pour m'assurer que le mur derrière et toujours présent... Il est là, et à ce moment je m'arrête. Mais est-ce que j'ai pété les Plombs ?!? Ça ne va pas, je suis en nage, j'ai foutu ma salle de bain en l'air. Il me faut mon café de toute urgence…
Je verse le liquide chaud dans la tasse, le son que cela produit exalte mon être, je vais lui donner ce qu'il attend, nos dépendances donnent les minutes de nos journées, nos cafés, nos clopes, nos tiques se â
Manifestent souvent comme des rituels de démarrage ou d'arrêt du temps.
Je plonge mes yeux dans la tasse chaude entre mes mains froides, la différence de températures me donne comme un frisson. Son parfum m'appelle, comme un rituel, je donne à mes artères ce sang noire afin qu'il me délivre de ma nuit.
Je vagabonde dans mes pensées, cherche quelque chose de logique à tout cela, la tête posée entre mes mains.
Mais ce n'est plus le moment de devenir fou, je suis en retard pour le travail ; c'est dingue même pas le temps de se prendre la tête.
Je vide la tasse d'un trait, passe ma veste, mes clefs, mon téléphone, ma mallette. Je claque la porte ; je m'arrête ; j'ai le vertige, ce n'est pas grave ; je serre les dents et prend l'escalier.
Dehors comme à l'accoutumer les gens sont hystériques, ivres de stress.
En manque de temps qu'ils n'ont pas, ils sont en colère contre tous retards potentiels que représentent les autres.
Mais moi je suis dans ma bulle, à part, je galope pourtant, mais tout semble atténué.
Cette nuit m'avait laissé les séquelles d'une deuxième naissance douloureuse, comme né dans la seconde d'une minute trop longue.
…Assez divagué allons y…
J'arrive au travail, le building solidement enraciné au sol ressemble à une fourmilière et nous les fourmis, nous nous affairons sans conscience du but final de tout cela.
Le hall tout de marbre vêtu est muni de trois hôtesses d'accueil manucurées aux sourires figés qui nous redistribuent selon notre hiérarchie sociale.
Six grands ascenseurs tels des artères envoient l'employé au cœur du système. Je suis en partance pour le 21ème étage dans une ambiance de proximité, limite claustrophobe. Tout le monde regarde en haut, en bas, sa montre ou le grand classique les chiffres qui défilent au dessus du clavier de l'ascenseur. Tout ça pour ne pas regarder son voisin et prendre le risque d'avoir un contact humain. Je commence par faire comme tout le monde, puis, je ne sais pourquoi, je me mets à regarder les autres dans le reflet des parois d'acier.
Je regarde d'abord à ma droite un homme du genre golden boy méché la peau bronzée qui sourit, je dirai même qu'il sourit droit devant lui â
Je crois qu'il essai de se séduire lui-même. Sur ma gauche un homme bien portant bas la mesure nerveusement sur la rambarde de l'ascenseur, j'imagine que s'il pouvait hisser la cabine lui-même pour aller plus vite il le ferait, cette pensé m'arrache un rire discret, ce qui n'est pas du goût de l'une de mes plus proches voisines qui me jette un regard de réprobation, telle une chouette qui veille sur la loi du politiquement correct, puis se retourne vers sa voisine pour se remettre à déblatérer des potins sur ses collègues. Derrière elles, une femme fait semblant de lire pour pouvoir prêter une oreille attentive au jacassement incessant des deux pies qui par leur ambiance sonore accentue la sensation de cloisonnement et de proximité. Un peu plus loin un homme ronge ses ongles, ronge ses doigts, tel un chat pris dans un piège, il s'automutile pour se libérer de je ne sais quelle emprise, lui aussi discute avec une femme qui le regarde attentivement tout en se mordillant l'intérieur des lèvres. Tout ce joli monde tout cravaté et juste vêtu, s'en va suspendu à un câble tel un pendule à trente mètres du sol. Une sonnerie retentit, les portes s'ouvrent et là, c'est la cavalcade, chacun sort à sa manière comme il peut, moi je reste la regardant les gens m'éviter ou me bousculer sans rien faire les portes se referment et je reste seul. Quand mon cœur s'accélère, un souffle étranger parcours ma nuque, je ne suis plus seul dans l'ascenseur. Je me retourne, personne, mais je sens toujours cette présence. Je commence à avoir des sueurs froides, mon cœur bat la mesure d'une symphonie dodécaphonique. Je suis en plein malaise, quand j'entends « chut… calme toi » cette voix c'est sa voix
, je regarde il n'y a personne, je fais mine de me retourner quand son souffle se fait à nouveau sentir dans mon cou.
« Ne te retourne pas … me sentir près de toi ne te suffit pas ? » « Nous nous connaissons à peine pourquoi moi ? » « Nous nous connaissons, tu le sais, tu le sens » « Mais… » « Chut… ».
Là, sa présence se fait plus proche, je sens la chaleur de son corps, son souffle sur ma nuque prend la forme de ses lèvres, elle met ses mains sur ma taille. Je suis peut-être fou, complètement schizophrène, mais elle est enivrante, sa présence, son odeur suffisent à mon bien-être. Comment se fait-il que je m'attache aussi vite à quelque chose qui n'existe peut-être que dans mon imagination ? J'ai les yeux fermés, je profite de chaque seconde fugace de sa présence, je sens qu'elle repose sa tête sur mon épaule mais déjà sa présence commence à s'effacer, je veux la retenir, mais elle m'empêche de me retourner. Elle glisse quelque chose dans ma poche. « Tu gardes ça pour moi… ».
Ces mains s'éloignent, je me retourne pour les saisir mais elle n'est plus là, dissipée comme un rêve.
Bloqué dans mon désarroi, la sonnerie de l'ascenseur me rappelle à l'ordre. Je m'apprête à sortir tête basse quand un chat noir, me coupe la route. D'où sort-il ? Je sors de l'ascenseur à sa poursuite, mais il détale à vive allure et je le perds au détour d'un couloir, tout le monde me regarde comme si j'étais fou. Ils ont sûrement raison, je croise mon reflet dans une vitre j'ai le teint pâle, les yeux sombres, les cheveux décoiffés, effectivement j'ai l'air fou ou d'un drogué. Je â
Longe les murs comme un fugitif jusqu'à mon bureau. A la fois assis et prostré, mon esprit divague alors que je me défoule nerveusement avec un crayon. Les rêves, la fille, le chat tout se mélange dans ma tête jusqu'à créer un brouhaha impossible à déchiffrer, cette aventure arrive comme une comète dans ma petite vie tranquille. Des flashs de cette jolie brune se succèdent dans ma tête, mon esprit y butant comme si j'avais son nom au bout des lèvres. Je la connais sans pouvoir mettre un nom sur son visage.
Quant un collègue arrive, « Arranges toi, t'as vraiment une tête d'épouvantail » « Bonjour et toi comment vas-tu ?» « Je vais comme quelqu'un en retard pour la réunion, mais moi au moins je n'ai pas ta tête » « zut ! ! ! La réunion »
Je m'élance derrière mon collègue traversant le labyrinthe des couloirs, longeant la vitre qui nous sépare de la salle de réunion je m'arrange du mieux que je peux comme si personne ne m'avais vu arriver. Nous entrons en pleine réunion et là le silence se fait d'un coup pour bien nous faire remarquer notre retard. « Puisque ces messieurs, nous font l'honneur de leurs présences, nous pouvons peut-être attaquer l'essentiel… La croissance démographique allant de concert avec notre essor géographique… »
Là, je décroche, mon corps et là mais mon esprit s'évapore, il va la retrouver. Je me dis que je suis fou, et ça me fait sourire.
Le patron me parle, je sens son regard, alors je tourne la tête vers lui l'air intéressé et j'acquiesce. Ça à l'air de le satisfaire, il retourne à son monologue, je retourne à mes songes.
Je m'effondre dans mon siège laissant mon esprit s'évader, comme un écolier quand vient l'été et qui écoute les oiseaux à l'extérieur, cet enfant s'envolerait s'il avait des ailes.
Dans la salle, chacun lance ses idées, un peu comme les joueurs d'un casino lancent leurs paris au croupier. Et la roue tourne, rien ne va plus. Mais le plus souvent c'est la banque qui gagne.
Mon monde parallèle, éthéré, vient soudain de se troubler, mes mains traînant de poche en poche viennent de rencontrer un objet inconnu, je le sors et le contemple, c'est une carte. Une carte de tarot, c'est elle, c'est elle qui me la donnée. Je n'ai pas rêvé, cette révélation m'emplis d'un mélange de joie et de frayeur. Comme si la stupeur qui m'empreint ne suffisait pas, le boss me prend à partie en me demandant si je souhaite exposer mon point de vue, et moi avec tout l'aplomb que je ne me connais pas de lui rétorquer, que non, je n'ais rien à ajouter et que je me sens préoccupé par des sujets de toutes autres importances. Ne sachant que répondre à mon sourire le patron se rassoit reprenant ses échanges verbaux tout en me lançant un œil noir. Mon regard revenant en face de moi, je croise tour à tour tous les regards de mes congénères médusés. Puis, de mon ami qui essayant d'attirer mon attention en multipliant les grimaces, mime mon exécution en se tranchant la gorge du doigt. Je soulève un sourcil puis me remet à contempler l'objet de mes rêveries.
L'arcane est longue et étroite, noire et or, un cercle en son milieu dont la circonférence est marquée de 22 points. En dessous on pouvait lire :0. Le mât, au dessus l'inscription :0. Je rêve.
Nous sortons de réunion, je rêve encore debout. Mon collègue à côté de moi me sermonne et ne me donne pas envi de retrouver la réalité.
Dans la poche intérieure gauche de ma veste, la carte et là, posée sur mon cœur et quand il bat, je la sens.
Ainsi, la journée se passe… entre rêves et réalité, dans ce monde sans l'habiter vraiment.
17h30 tapante…
Je décale sans attendre une quelconque approbation, je quitte le building et m'échappe à travers les rues de Paris.
Telle une ombre que le soleil qui s'efface fait ressembler à un petit nuage en perdition, dépeint en nuance rose orangée, tel Paris, je me rêve romantique. Je descends dans le métro d'un pas léger, mon visage balafré d'un sourire inconscient semble faire peur aux passants. Tout le monde autour de moi fait la gueule souffrant de concert, c'est toute une symphonie du malheur qui s'offre à moi. Les uns traînant leur fatigue tel des cuivres, d'autres les yeux prêts à larmoyer comme des violons, serrent leurs sacs, leurs poings, leurs clefs dans leur poche. Un petit îlot d'eux-mêmes qu'ils serrent tel l'instrument de leur mal-être, leur vie aux vues de tous. Je m'effondre sur un siège, jette ma mallette à côte de moi, lui lançant un regard au cas où elle aurait quelle que chose à rétorquer… Rien, c'est bien !
Je souri et bascule la tête en arrière, le ronron du métro me saoul et m'assomme. Les lumières qui défilent au plafond m'hypnotisent, mon esprit voudrait croire que ce wagon m'emmène en vacances, qu'il emporte mon corps - mon esprit lui vagabonde déjà. J'observe les autres passagers dans le reflet qui court au plafond comme si je les survolais, tel un ange de silence. Je plane de personne en personne, de cheveux courts en cheveux longs ; mon âme caresse les leurs parfois sales, parfois tristes, esseulées pourtant perdues au milieu d'une foule d'êtres similaires à eux, elles veulent parler, ces âmes veulent parler. J'entends un murmure puis un pleur, presque inaudible mais qui se â
Fait lancinant pour se mêler aux autres murmures qui s'élèvent et se mêlent pour mieux se disputer mon attention… J'entends leurs pensées, c'est effrayant, mon esprit fuit pour rejoindre mon corps, de siège en siège chaque passager tente de me retenir. J'y suis presque : deux fauteuils ; un fauteuil… Je survole une rousse, ses cheveux ondulées sont magnifiques, son âme est tranquille alors je ralenti, elle passe une mèche derrière son oreille d'un geste gracieux, ses mains fines retombent ensuite sur ses jambes croisées. Je suis intensément ce ballet comme en apesanteur et là elle lève la tête et me regarde, son regard pétille d'un sourire charmant, c'est elle ! C'est mon rêve !!!
… « Beeuuup… » Le métro sonne je reviens a mon corps, j'ouvre les yeux, j'espère la voir à mon éveil mais elle a disparut, encore, je reprends mes esprits, c'est ma station, j'attrape ma mallette et saute à travers les portes qui se referment juste derrière moi. Je rêve éveillé ce n'est pas possible tout ça. Si je ne le vivais pas moi-même je n'y croirais pas. Je suis pourtant quelqu'un de rationnel, pas superstitieux pour un sou et me voilà à guetter la moindre apparition d'une femme qui n'existe sûrement que dans mon imagination. Mais dans la boite de nuit, je l'avais bien dans mes bras !!! Je n'ai pu me tromper à ce point !!! Et depuis je la vois partout, elle me hante pour mon plus grand plaisir, tout en perturbant totalement ma vie.
Je sors du métro, le jour commence à décliner m'apportant le parfum des produits de l'épicier le plus proche. Enfin j'arrive dans mon univers, cette l'ambiance bohème des rues de Montmartre, cette odeur spécifique. Après quelques efforts, la porte de mon immeuble me tend â
Enfin les bras, entrant dans le hall sombre, je ne remarque pas tout de suite sa présence, mais un miaulement me fait tressaillir dos au mur. Je le contemple, le chat est là assis sur la première marche de l'escalier. Il se tient comme un prince et me fixe sans sourciller droit dans les yeux, je ne sais que faire, je lui lance : « salut comment vas-tu depuis tout a l'heure ? »
Il ne bouge pas, ne me répond pas, il me toise toujours d'un air déconcertant, je me relâche. Je souris me voilà qui parle maintenant aux chats !!! J'avance, il s'écarte, je monte les escaliers en colimaçons d'un pas décidé. Mais il me suit, je ne suis pas si tranquille que ça. J'arrive à la porte et me dépêche de rentrer le laissant à l'entrée. Dos à la porte je me laisse glisser et me retrouve assis sur le sol. Je reprends mon souffle, le soleil qui se couche tire un bras par le volet entrouvert donnant ainsi corps à des volutes de poussières. Entre ombre et lumière mon appartement se dessine comme sur une vielle photo en noir et blanc. Je suis à la maison, tout va bien. Le chat est-il toujours là ? Je me lève et regarde par le judas, rien ni personne, j'ouvre alors la porte, je n'en crois pas mes yeux. Il est là assis sur le paillasson me fixant encore, il ne bouge pas, je ferme la porte, la tête contre cette dernière je réfléchi sans trouver de suite logique à mon raisonnement, me frappant le crâne contre le mur, je donne des excuses à ma folie, j'ouvre la porte à nouveau et regarde l'animal qui est toujours là immobile et tranquille. Mais qu'est-ce qu'il attend ? Il me regarde et son expression s'adoucie ne sachant que faire, je l'invite à rentrer et curieusement il me prend aux mots.
Le félin traverse le salon comme s'il visitait, je le suis l'observant attentivement, il se dirige maintenant vers la cuisine, grimpe sur la table et bondit sur le pas de la fenêtre fermée. Il me jette un regard puis se met à gratter le carreau, je comprends qu'ainsi fermée cette fenêtre ne lui plaît pas du tout, je me penche et lui ouvre.
Le chat s'installe sur le bord regardant au loin, alors je prends une chaise et m'accoude à ses côtés. Nous contemplons ensemble le jour qui s'éteint à l'horizon, telle une cigarette géante que l'on étouffe dans la Seine.
La nuit est là, le spectacle est fini, le chat bondit de la fenêtre et s'en va rapidement vers la chambre ; je me pose dans le canapé perdu de fatigue je m'assoupie ; quand j'entends des pas, Je bondis et me retourne, personne. Ce doit être le chat, amorçant une autre chute vers le canapé, une voix m'interpelle : « que désires-tu manger ? »
Je tombe de ma place, et me retrouve allongé sur le sol, tous mes sens cherchent la propriétaire de cette voix. Les lattes de mon parquet vu de cet angle ressemblent à des champs, les pieds des chaises à des arbres. Toujours allongé, j'avance vers ce son inconnu c'est alors que mon regard s'arrête sur deux pieds, deux pieds nus et menus attachés à deux jambes longues et nues elles aussi, s'arrêtant à une de mes chemise blanche, elle-même surmontée d'un visage d'ange auréolé de cheveux roux, c'est mon mirage . « Bonsoir toi ! »
Je fais l'homme qui n'est pas surpris, ça l'a fait rire. Je me rapproche d'elle pour être bien sûr que ce n'est pas une hallucination, son odeur si particulière, la chaleur qu'elle dégage. Tous mes sens me disent qu'elle est là, vivante à quelques centimètres de moi.
« Tu ne me touches pas ? »
Bien sûr que je meurs d'envie de la toucher, je glisse doucement ma main sur le plan de travail, jusqu'à sa main. Mes doigts glissent entre ses doigts puis sur sa main, je ressens chaque cellule de son épiderme. Me lovant telle une liane à son bras puis à sa taille, je me retrouve très vite tout contre son corps, elle me tourne le dos appuyée à la cuisinière. Mes mains sur sa taille l'enserrent. Ma bouche glisse sur sa nuque, je la vampirise, je veux la posséder comme elle me possède, l'animal en moi se déchaîne. Il n'y a qu'une fine chemise de lin entre elle et moi. Mes mains ont déjà franchis cette limite.
La belle ronronne, du moins, elle produit un son étrange comme un bruissement sourd, cela me déconcerte légèrement alors je ralenti. Mes lèvres se posent délicatement sur son dos pour l'apaiser, alors elle pose mes mains sur sa poitrine. Automatiquement mon nez se réfugie dans sa nuque, l'espace d'un instant je respire l'air du paradis.
Comme figé dans un instant de bonheur intense nos corps amoureux restent un long moment l'un contre l'autre, sculpté dans l'albâtre pour l'éternité de cette seconde.
Quand enfin nous décollons nos corps l'un de l'autre je me sens reposé d'un sommeil de cent ans, elle se retourne, me sourit, elle me â
Prend par la main et m'emmène sur la banquette. Elle s'assoit au bout et je m'allonge sur ces cuisses nous contemplons l'écran de télé éteint sans rien avoir besoin d'autre.
Le quart d'un instant j'ai pris congé de la réalité, perdu sur la plage de mes rêves, avec pour seule lagune deux yeux verts qui m'observent, ses doigts dans mes cheveux joue avec le sable de mon âme, perdue au milieu de chez moi, mon dieu faite que l'on ne me retrouve jamais.
Je somnole, je suis tellement bien, elle me regarde et le sourire aux lèvres elle me demande : « tu n'as pas faim ? »
« Je meurs de faim »
La nymphe se lève et m'attire à la cuisine.
La table est garnie de mets préparés par ses soins, sûrement pendant mon somme, nous nous attablons, je me sers et mange tout en la regardant comme un enfant émerveillé, elle mange avec les mains presque la bouche dans l'assiette comment faire preuve d'autant de douceur avec moi et tellement de peu de manière la seconde suivante.
Mon regard la dérange, presque triste elle me demande si ses manières me gênent. Elle a honte, repousse l'assiette et doucement se glisse sous la table, j'accoure (d'un pas je fais le tour de la table) je la saisie par les bras et la relève.
« Je suis prêt a manger à même le sol s'il le faut pour que tu te sentes bien avec moi, c'est étrange mon quotidien me donne la nausée comparé au instant volés que tu m'offres. »
Sur ces mots, elle me prend par la main et me tire doucement, elle me conduit à la chambre à coucher, dans la pénombre mes yeux ne â
Distinguent rien, seule sa silhouette proche fait obstacle à cet océan de vide.
Elle se retourne et d'un geste délicat et précis déboutonne ma chemise, ses doigts allant sur le tissu tels des oiseaux survolant les flots, et c'est tout mes vêtements qui disparaissent les uns après les autres, je ferme les yeux pour mieux sentir ses mains me parcourir, et là… plus rien ! J'ouvre doucement les yeux apeuré qu'elle est de nouveaux disparut... elle est là, nue, plus belle que jamais, la nuit lui a confectionné la plus belle des robes.
Elle recule sans me lâcher du regard, je la suis pour qu'elle ne s'évapore pas dans l'obscurité, elle atteint le lit et s'installe à une extrémité. Couché sur le coté afin de continuer à me regarder, elle se couvre et je la rejoins sous les draps. Mon cœur bât comme s'il battait pour la première fois affolé par se monde étrange qui s'offre a moi.
Je m'approche de cette terre promise, le parfum de cette autre m'appelle.
Les quelques dizaines de centimètres qui nous séparent semble plus que jamais une terre désolée (un voyage sans fin).
Je glisse sur ses flots jusqu'à elle, mais presque à quai elle m'arrête d'un bras tendu, sa main sur ma poitrine, un simple « chut » s'échappant de sa bouche.
J'entends le chant des oiseaux célestes m'annoncer cette île toute proche mais je ne peux m'en approcher d'avantage, le lagon créé ainsi par nos corps est déjà un paradis sur terre, je souri, elle est heureuse.
Nous nous fixons, attendant le sommeil de l'autre dans l'espoir de â
Pouvoir le regarder dormir, elle ne vacille pas et c'est moi qui m'assoupi.
Je dors d'une nuit sans rêve, comme absent une simple minute.
Ouvrant mes yeux voilés de lumière, m'éveillant avec ce sentiment amer, qu'avec la nuit elle se serait envolée, laissant mes bras l'espérer et glisser comme des mots sur le papier.
De mes draps elle s'est évaporée, ne laissant derrière elle qu'un subtil parfum ambré et deux cartes semblables à celles que j'ai déjà.
je m'assois sur le lit, je souri, je pète la forme.
Café, rasage et habillage…Je suis prêt, mais prêt pour quoi ? Allons au bureau nous verrons bien.
Sur le chemin je me perds, volontairement, j'erre dans les rues, appelé par un parfum, enchanté par une mélodie, tous mes sens s'enivrent des stimuli environnants comme découvrant le matin d'un nouveau monde.
Le soleil me caresse le visage, les bruits de pas, les voix, le chant des oiseaux se mêlent en une mélopée faisant louange à la vie.
Tout est prétexte à oublier le temps.
C'est la matinée bien passé que j'arrive finalement au travail.
Quelques regards réprobateurs me son lancés, mais personne ne dit rien, tout le monde s'en fout, t'en mieux je m'en fous aussi.
Je m'assois à mon bureau et j'ai la désagréable sensation que tout m'est étranger autour, comme un reflex j'allume mon ordinateur.
Toutes les données défilent sur mon écran quand tout à coup je me rends compte que je n'y comprends strictement rien, les mots et les chiffres se mêlent dans un indémêlable sac de nœuds, un brouhaha mathématique insupportable pour mon cerveau.
Je glisse dans un sentiment effrayant de malaise comme si toute ma vie était un mensonge et que je n'arrive plus à y croire même en le voulant très fort, tout ce qui à mes yeux avait un sens se perd maintenant dans ma mémoire, je sombre dans une folie consciente, j'ai besoin d'un point de repère auquel m'accrocher vite.
Prostré sur ma chaise j'extirpe les lames de tarots de la poche â
Intérieure de ma veste comme on retire un couteau de sa poitrine, je les fixe ... et doucement elles prennent un sens à mes yeux après le zéro. J'ai maintenant deux autres cartes.
Sur l'une on peut lire :
1. le bateleur - je suis
En son milieu un œil ouvert est représenté entouré d'un cercle et sur l'autre,
2. la papesse - je sens
Un œil fermé y est représenté toujours cerclé, les extrémités de la paupière se posent sur son diamètre et sont marquées de deux points dorés.
Je suis, je sens …
Je le suis, je le sens …
A peine ces mots sortis de ma bouche, il se produit une chose étrange, le temps prend une courbe et ralenti légèrement.
Les choses que l'on devinait deviennent évidentes, l'état profond des gens, leurs bonheurs et leurs malheurs, leurs pensées et leurs désirs les plus secrets, toute cette comédie m'apparaît alors sous-titrée.
La trame du jeu des acteurs et des metteurs en scène apparaît alors au grand jour, je les observe silencieusement, documentaliste d'un safari qui a pour sujet ma vie, mon monde.
Les metteurs en scène utilisent stratégies et paraphrases préparées tant dis que les acteurs improvisent leurs rôles respectifs surnageant en coulant les autres dans ce casting perpétuel qu'est leur vie.
Derrière les rôles principaux, je remarque bientôt les figurants au â
Même titre que le décor, ils ne décident pas du fil conducteur de l'action et leurs vies peut être bousculées par un effet de mode, relooking, restructuration, ils sont pourtant insouciants, vont et viennent sans se préoccuper du scripte hiérarchique qui dirige le moindre de leurs faits.
Qui suis-je dans tout cela, acteur, metteur en scène, non ce serait trop facile une peur vient m'effleurer, et si j'étais figurant, je suis pris de sueurs froides à cette simple idée, non je le refuse.
J'envoie voler d'un geste mon clavier, les têtes se lèvent au dessus des bureaux le regard désabusé, je pousse alors un cri effrayant qui sort du plus profond de mes tripes, un cri animal, tout le monde se rassois, un vent de chuchotement se met à parcourir la salle tel une nuée de criquets s'abattant sur la jungle, je me lève et tape des deux mains sur la table, le bruit qui se répand précède un long silence. Je me fais peur à moi-même, je serre les dents et m'enfuis du bureau en claquant la porte, un couloir, un autre couloir puis l'entrée de l'ascenseur. Là, je tambourine à la porte comme un appel au secours mais rien, mon regard se tourne à droite et à gauche, je fuis par l'escalier, à toutes jambes tel une balle de flipper cloîtrée dans ce dédale clos. En descente diagonal vers le sol, rebondissant contre les murs parcourant la rambarde dernier fil d'Ariane vers la sortie, vers la vie, la lumière.
J'étouffe vite.
Je pousse une porte battante et prend une grande bouffée d'air.
Je suis dans le hall le cœur battant le corps tremblant errant ébloui par â
Le jour omniprésent dans la grande salle entièrement vitrée pris dans cette bulle de savon je dérive à la recherche de sa surface afin de la faire éclater, quelle m'expulse. Je n'ai plus la force d'en sortir par moi-même.
Vœux exhaussés, deux vigiles m'encadrent, bras sous les aisselles et me reconduisent à la porte. C'est tout fébrile que je me retourne un sourire sur le visage pour les remercier, ils restent là, médusés bégayant un « Bo-bonne journée. »
Je fais un pas et m'assoit sur un banc, je caresse la peinture écaillée pour sentir le bois en dessous, ses veines aujourd'hui sèches, ont naguère véhiculées la vie. Je fixe devant moi la rue qui s'affole, voitures et piétons se bousculent sans regarder, ni leurs voisins, ni le monde qui les entourent. Morne et triste essor d'une civilisation jadis née sous le soleil et bercée par ses rayons qui cachent ses enfants sous des géants de pierres. Pas de ciel, pas de terre, pas d'espoir. Je lève la tête, le regard porté sur un arbre sortant du goudron seul et pauvre îlot de consolation. J'ai envie de pleurer, des frissons de dégoût montent en moi, incontrôlables comme un besoin de crier quand on est muet. Je sers le banc entre mes mains de toutes mes forces ; quand une pensée m'effleure l'esprit et bêtement je souris, notre société se dégrade de génération en génération quelque soit notre niveau d'intelligence, notre culture, notre volonté, nous, humain nous sommes parti pour faire comme toutes les espèces, nous éteindre par bêtise ou par pauvreté génétique. Quoique la bêtise soit plus probable et quelque soit les escarres, les brûlures et toutes les cicatrices que â
Nous lui laisserons la terre s'en remettra. Le temps aura raison de nos ruines, la nature nous reprendra ce que nous lui avons emprunté et mal utilisé.
C'est triste à dire mais c'est heureux pour la vie, un jour la terre va nous digérer et nous oubliera comme une maladie infantile.
Assis les jambes en tailleur sur mon banc, j'ai l'air d'un hippy. J'observe les gens de la rue pourtant eux détournent leurs regards peut-être de peur que je leurs demande l'obole. Le soleil point au dessus d'un building, je lève la tête vers cette chaleur salutaire, Ce baiser chatoyant de mère nature qui viens me réconforter ; quand une ombre passe dans ma lumière, à peine le temps de poser mes yeux sur cette éclipse qu'elle s'est enfuit me laissant une impression de déjà vue, je la suis du regard, mais je n'arrive pas à distinguer son visage, tel Moïse ouvrant la mer rouge, cette femme traverse la route arrêtant les voitures de sa seule présence, les automobilistes hommes et femmes restant subjugués .
Elle est armée de talons aiguilles, ses cheveux effilés toute pointes devant transpercent l'air, à la fois sauvage et sophistiqué elle se faufile d'un pas félin. Je la suis du regard, quand elle s'arrête brusquement et reste là immobile, elle a sentit ma présence, elle a sentit mon regard, je bloque mon souffle dans l'espoir qu'elle m'oubli tel un chasseur qui d'un coup se retrouve traqué par la bête qu'il chassait, désarmé.
Doucement elle tourne le visage et à travers ses cheveux scrute la ligne de l'horizon, jusqu'a tomber sur moi, ouvrant tous deux nos yeux de stupeur : c'est elle c'est mon rêve, mais tellement différente je âÂÂ
Ne l'avais même pas reconnue, je me lève d'un bond vers elle et voila quelle prend la fuite, sprintant jusqu'à une voiture noire dans laquelle elle s'engouffre par la porte arrière, cette dernière détalant presque immédiatement. Je reste ébahit la bouche ouverte cinq bonnes minutes puis me reprend, pourquoi a-t-elle fuis ? Où va-t-elle ?
Peut être chez moi …
C'est parti, je fonce à toutes jambes direction la maison.
Dans les transports mon cœur s'emballe, les questions se bousculent dans ma tête. Comme un dératé je cour vers chez moi, la porte, les escaliers, le couloir, l'entrée, les clefs, la serrure… Je claque la porte, je traverse la maison de long en large glacé d'effroi à chaque pièce vide. Elle n'est pas là, je m'effondre sur le sol du salon en nage, en larmes. La fenêtre entrouverte laisse les bruits de la rue s'installer dans la pièce, les clacksons, les passants me rendent encore plus solitaire en cet instant.
Couché sur le côté, les genoux repliés contre ma poitrine, ma tête posée sur le sol fixe la fenêtre où le jour se couche alors que mes yeux se ferme. La dernière chose que je vois c'est le chat qui se glisse à l'intérieur … une voix m'appelle, une main sur ma joue … c'est elle.
« Mon ange pourquoi pleurs-tu ? » « Je t'es cru perdue. » « Où m'as-tu perdu » me répond t'elle en souriant. « Je t'ai croisé dans la rue et tu t'es enfuis » « Ce n'était pas moi » « Mais… » « Ce n'était pas moi » « Je t'ai vue » « Qui vas-tu croire tes yeux, ou ton cœur. » « Même si mes yeux se trompent, c'est mon cœur qui pleur » « Tes yeux ne t'ont pas trompé, mais je ne peux t'expliquer ce que tu dois âÂÂ
Comprendre par toi-même »
Je veux de plus amples explications et je commence à me redressé, je commence à balbutier quelques mots mais elle saisi mon visage entre ses mains chaudes, pose ma tête sur ses cuisses, ses yeux pleins de tendresse dans les miens m'apaisent, ma bouche remue, alors elle pose son index sur mes lèvres.
Nous restons là, figés un long moment, sa douceur endort mes souffrances les plus profondes, maintenant j'ai peur de cette paix intérieure car quand elle disparaît l'enfer réapparaît, en l'absence de lumière les ténèbres règnent mais une seule étincelle suffit pour que l'obscurité n'ait plus de raison d'être.
Telle une fée, elle irradie d'une chaleur réparatrice, elle réchauffe rapidement mon corps endormie sur le sol, puis doucement elle s'écarte et se relève, attrape une paire de cuissardes sorties de je ne sais où qu'elle enfile tout en me regardant puis passe une veste par-dessus sa robe, elle s'habille d'un rien, pourtant c'est moi qui ai l'air de rien à côté, elle s'adosse à la porte, je crois que cela veux dire que l'on va sortir.
Je me lève, elle s'échappe par la porte et je la suis, je me fais l'impression d'Alice à la poursuite du lapin blanc inaccessible pourtant à quelques mètres de moi, elle m'attend dans le couloir froid où elle fait office de seule source de chaleur, que faire rester là à regarder la sortie du tunnel ou la rejoindre et aller vers je ne sais quelle aventure.
Elle me regarde, elle saisi mon doute alors elle me tend la main, âÂÂ
Qu'est ce qui est pire : l'inconnue ou la solitude.
Ma fée s'éteint, son bras s'abaisse, mon cœur se tord dans ma poitrine, je ferme les yeux et me précipite vers elle, la tête baissée elle se blottie dans mes bras.
Je la serre de toutes mes forces, elle tremble de froid pourquoi ? Je sens qu'elle glisse comme si elle perdait pied, je fixe ses yeux qui s'éloignent sombrant dans un abysse sans fond, mes bras l'agrippent sans résultat mon corps entier s'offre sans pouvoir être un rempart à cette chute inévitable, j'ai peur, je panique elle le sens son sourire ne peux cacher son incertitude quand l'expression de son visage change ses yeux passent de résilié à surpris. Je viens de l'embrasser les yeux fermés de toute mon âme, j'ai désiré me perdre avec elle, la voila suspendu à mes lèvres entre deux mondes, je n'ose penser à la douceur de ses lèvres de peur de relâcher l'étreinte qui nous tient liés. Pourtant ma bouche effleure deux pétales de rose, le nectar distillé nous enivre et envahie nos veines tel l'élixir distillé d'un jour d'été. Nous scintillons, corps célestes en apesanteur dans ma cage d'escalier et je ne sais où, nos mains se rejoignent, nos yeux s'enlacent, nos âmes se fondent l'une dans l'autre ouvrant ainsi un nouvel état de conscience, nous sommes un. La lumière devient plus intense, aveuglante. Elle nous envahie et nous possède, elle nous avale littéralement et nous disparaissons dans un éclair laissant l'obscurité reprendre sa place dans les lieux. Je suis rien, puis un flash qui me rappelle à mon être, je me sens expulsé, je sais que je suis appelé à renaître mais ne peux me résoudre â quitter cet état de paix intense, je veux rester là, mais une voix m'appelle « je t'aime » Un autre flash, puis un autre, les ondes se succèdent et s'accélèrent me poussant hors de cet état second. Plaqué au sol, je sens la terre sur mon visage et sous mes mains, de la terre… ? Où suis-je ? J'agrippe une poignée pleine de mousse et d'aiguilles de pins et la porte à mon nez, c'est bien l'odeur des sapins, je suis en pleine forêt.
J'essai de me relever tant bien que mal, mes os craquent, mes muscles sont endoloris, je lève la tête pour contempler les environs : il fait nuit pourtant la lune pleine offre a ce tableau étrange une lumière spectrale qui me permet de distinguer le moindre des détails qui m'entourent, je crois que c'est encore plus effrayant, le moindre mouvement, la moindre présence, le moindre insecte qui entre dans mon monde me perturbe. La peur me prend froide et solitaire, elle s'immisce entre ma peau et mes vêtements, quand un bruit éloigné me sort de ma torpeur, une musique plus précisément, les échos de cette fête non loin de là m'appellent.
Je me faufile entre les arbres, m'écorche les mains à leurs troncs rugueux, j'écarte les branches, me débat avec la nature et me retrouve à quatre pattes. J'avance malgré tout, une lumière danse devant mes yeux me motivant à aller plus vite, je rampe et me glisse tendant de tout son long mon corps, je m'extirpe de cette gangue maternelle.
Je ne peux en croire mes yeux, là devant moi se dresse un village, un pittoresque petit village, on pourrait presque dire quelque maisons â
Parsemées comme les dents d'un vieillard autour d'une place où brûle un feu. Des gens en liesse, certains dansant la gigue, riant, buvant tout autour du brasier bruissant et crépitant de toute ses flammes.
En contre bas des hommes discutent le godet à la main, à peine dérangé par ma présence, je me lève le cœur battant, j'avance sans trop prendre garde et le sol se dérobe sous mes pieds. Je glisse et roule jusqu'au pied de la butte. Tout le beau monde s'écartant sur mon passage et riant à gorge déployée. Vu leur fou rire je pense avoir fais une entrée assez remarqué mais ils ne se soucient guère de mon identité au contraire l'un d'entre eux viens vers moi et m'offre l'accolade ainsi qu'un verre de ce breuvage qu'il ingurgite par tonneau. Après quelques mots d'un dialecte incompréhensible, l'inconnu me pousse vers la fête. Tout le monde tourne et danse autour du feu, complètement perdu, bousculé mené par la frénésie de cette ronde, je lève mon verre et boit une gorgé, l'alcool brut me tapisse la gorge et glisse en moi insidieusement tel un reptile dans mes entrailles, les visages se succèdent autour de moi, les rires et les cris les fonts valser et la boisson fait le reste.
J'ai le vertige, je jette ma tasse au sol tenant ma tête entre mes mains, histoire de reprendre le contrôle de mes esprits, tout se ralenti la foule s'écarte et quand elle lève les yeux vers moi je sais qu'elle est venu à mon secours.
C'est mon ange, or elle est plus belle que jamais, la lueur des torches se reflétant dans ses yeux, ses cheveux cuivrés sur sa peau diaphane, elle avance cérémonieusement droite et majestueuse son regard balaye â
La scène, subjuguée par l'apparition de cette reine, le peuple s'écarte, possédé par l'œil attentif d'une mère sur ses enfants.
Elle arrive enfin à moi et son regard s'adouci, elle pose sa main sur ma joue et la fête reprend son plein.
Sans un mot nous nous contemplons, le charivari ambiant ne m'atteint plus, c'est le ramdam que fait mon cœur qui a pris le relais, elle sourie et me glisse quelques mots mais les palpitations couvrent sa voix, alors elle prend délicatement ma main et me tire a elle, je crois qu'elle veut m'embrasser mais son corps se met à tourner m'invitant à partager cette valse de concert avec lui.
Elle m'enlace de toute ses force ,ses petits bras se lient a mon tronc ,elle est la liane en symbiose avec mon être ,enraciné, figent de toute mon âme cet instant dans le temps .l'étreinte de nos corps métissés dans ce moment qui n'existe que pour nous , fais fleurir un sourire sur nos visages, nos corps tournoient ,le décor ,les gens autour ne sont plus que détails floutés ,son visage est le seul objet de mon attention ,une larme coule sur sa joue emporté par le mouvement elle s'envole tel un pétale de rosée et mes yeux la suivent ,quand ils reviennent a elle, son expression a changé ,je m'arrête et recherche son regard ,mais ses yeux et touts ses sens cherche quelque chose ,une présence a attiré son attention ,et elle semble terrifié ,elle relâche l'étreinte qui soudait nos corps ,je la retient alors elle pose une main sur mon cœur et la je la sens ,je sens cette présence
Quelque chose rode autour du village tournant sur un axe qui n'à d'autre centre que nous.
â
Ma cavalière prend les devant et s'avance vers cette impression qui nous a pris en chasse , elle se tien la fier princesse gitane prête a en découdre l'hombre a cessé de tourner ,tapis dans les fourrées ce chasseur invisible se tien a l'affût prêt aux aguets je sens son attente et son impatience je ne peux fuir loin de celle que j'aime et puis pour fuir ou , encerclé par les bois ayant pour seul point de repère le brasier qui trône au centre du village je me fait l'effet d'une chèvre a un piquet ,juste un appât ,non ce n'est pas possible, je serre les poings et les dents ,je ne vais pas abandonner une vie que je viens a peine de goûter et puis je ne sais même pas ce que peut être cette chose aussi hostile soit elle .
Nous restons la, bloqué dans se jeu de rôle improvisé lui le prédateur, nous les bêtes traquées, je me rends compte que les villageois eux, font comme si de rien n'était, mais je sens l'hombre de la peur sur leurs visages.
Touts se petit monde festoie de concert autour du feu, ils savent, ils savent que tant que le brasier brûlera l'intrus camouflé par la bordure du village restera a bonne distance.
La présence se fait plus pesante oppressante et la un cri se fait entendre, un cri animal et tellement désespéré le supplique d'un être au aboie laissant se dessiner un timbre humain derrière, je me laisserai presque toucher par cet appel si je ne savais cet chose a notre poursuite ; une douleur lancinante me prend a la poitrine alors qu'un amas de nuage se rassemble au dessus du village que se passe t'il ,que fait il ,il cris a s'en rompre les corde vocal et plus il s'écorche la voie â
Plus mon cœur s'ébat et se tord de douleur le ciel s'assombrissant de concert.
Ma douce et la, je tombe a genoux et m'effondre complètement dans ses bras, elle me serre de toute ses force pressant ma tête contre son sein peut être pour retenir son cœur qui bat, s'affole, fait mine de s'échapper de sa poitrine, je fixe ses yeux vert brillant comme un phare dans la tempête.
Une goutte d'eau, divine caresse cristalline vient m'effleurer puis une autre m'embrasse le front ruisselant le long de mes traits, s'échappant sur ma peau pour gagner le sol, les cries cessent et se sont des milliers se pleurs qui s'écoulent du ciel, les nuages ivres de cette tristesse offerte déversent maintenant des torrents de larmes comme une épaisse nappe d'eau dansant au gré du vent, balayant la place, détrempant tout être près à se mesurer a cette marée.
Le feu lui-même ne résiste pas longtemps à cette mousson, vague après vague il lutte et s'incline, un bruit sourd gronde et une lame écrase les dernières braises.
Tout le monde fuis, se parquant dans leurs petites bicoques ballottées par les flots et le souffle du ciel.
Nous nous retrouvons abandonné dans l'obscurité, la terre et l'eau recherchant la seul chaleur du corps de l'autre ; un grognement nous rappel que nous ne somme pas que deux, des pas se rapprochent tranquilles mais sur de leur direction.
Je plisse les yeux, m'efforçant de deviner la nature de ce visiteur camouflé par l'obscurité, mais aucune silhouette ne se dessine, â
Pourtant les bruits se rapprochent et la présence s'intensifie.
Cette attente me rend fou alors d'un bond je me lève offrant mon corps aux éléments je fais fie de ma peur et harangue l'inconnue qui vient a mes devants, un frisson s'empare de mon être, glaçant mes os, paralysant mes membres, deux yeux verts viennent d'apparaître a quelque pas de moi ; une voie ne tarde pas à se faire entendre
- comment ose tu te présenter ici et maintenant
- tu ne l'auras pas, il est venu tout seul, je ne lui ai pas montré le chemin
- s'il a su venir seul, il sera repartir seul.
S'en suit un grognement terrifiant repoussant les limites de la peur elle-même, le sang en refuse d'irriguer mon visage et mon corps qui se dresse entre les deux belligérant s'efforce de tenir debout malgré que mes genoux flanchent, toute l'énergie qui animait mon corps vient de se réfugier au tréfonds de mon être.
Je sens cet être, cette bête avancer sur nous, quand deux mains m'agrippent et me retournent, c'est mon ange, elle me fixe avec douceur approchant son visage du mien, les gouttes ruissellent le long de ses traits, pourtant j'arrive à y distinguer des larmes irisant son regard.
Je pose mes mains de chaque coté de son visage mes doigts dans ses cheveux trouvent leurs place comme si ils avaient toujours été la, elle me contemple tout en jetant un coup d'œil sur l'étranger qui s'approche, son regard va de lui a moi allant et venant de plus en plus vite, puis elle ferme les yeux, je crois mon heure arrivée ; alors je fixe â
Mon aimé de tout mon âme, de cette façon, a quoi qu'il advienne ce sera la dernière image que je vois, qu'elle reste a jamais gravé en moi.
Je sens un frisson monter en elle, je ferme les yeux, c'est alors qu'elle chuchote « vas mon amour » et délicatement elle pose ses lèvres glacées sur les mienne chaude et humide ; de nouveau le temps s'est arrêté, tout du moins ralenti , je m'agrippe a elle de toute mes force, enlaçant le temps lui-même dans un dernier effort , mais je suis épuisé ,je sens qu'elle glisse ,je sais ce qui se passe , je peux sentir l'espace et le temps se rétracter et se confondre, malgré que cet espoir soit vain je veux la retenir de tout mon amour .
D'un coup tout se brusque tout se précipite je suis arraché a ce temps a la vallée aux bras de mon aimé dans un flash dans le quel je m'engouffre.
Toute les étapes du voyage se succèdent mais a une allure folle, le bout du tunnel m'apparais comme les phares d'un véhicule fonçant vers moi, quand la lumière me touche ,je me retrouve projeté contre la porte de ma cage d'escalier, le choc est brusque , l'éveille a ma vie douloureux .j' ai mal au corps et a l'âme , un cris viens s'échapper de ma gorge mais elle reste noué , un gémissement étranglé glisse et se fini en sanglot, je ne connais même pas son prenons , je n'ai même pas de mots a crier. Je serre les points, emplie mes poumon à les faire exploser et crie a gorge déployer de toute mes force, nouveaux né arraché a l'amour qui me portait.
Tout en sombrant dans l'inconscient j'entends des bruit de pas, des voies familières ce sont mes voisins, je suis rentrez a la maison....
â
J'ouvre les yeux tout est flou, j'ai a peine l'image et même pas le son, j'entend rien, je passe mes mains sur mon visage, je les contemple en les éloignant, ma vue se fixe, leur présence devant mon regard, l'infirmière qui vient de rentrer dans ma chambre, les fleurs a peine vivantes dans un vase sur une table qui succombent sûrement a l'odeur d'hôpital qui règne ici, tout me confirme que je suis encor en vie. La femme en blouse blanche me souri fugacement puis se retourne pour faire le lit voisin du mien, le son ne revient toujours pas, le ballet silencieux des draps me subjugue, ils se gonflent et se tire, voilure encor vierge d'un navire sans destination ; moi-même, ou suis je, où vais-je ?
Je me lève, j'ai froid sous la légère tunique d'hôpital, mes vêtements sont la, pliés sur une chaise a coté du lit, ils m'attendent, alors tranquillement je les enfile, chaque geste a l'intensité d'une cérémonie, le silence donnant un sens aux murs blanc qui m'entourent. Je me lève et me retourne, je n'avais pas remarqué l'infirmière qui me sermonnait, elle n'est sûrement pas d'accore avec l'envie que j'ai de quitter se lieux, peux m'importe ses cris, je suis sourd de toute façon, elle lève les bras au ciel et je luis sourie, elle appuis sur une sonnette affin d'appeler les renforts, mais à peine s'est elle retourné que je m'éclipse par la porte.
Je longe le couloire appuyé sur le mur, au fond une porte fenêtre, la lumière qui passe a travers irradie les lieux d'une lueur irréel.
Ma main frôlant le mur caressant timidement se file d'Ariane qui me guide vers la liberté sent chaque aspérité du plâtre, je ferme les yeux, â
Ainsi aveugle et sourd seul ma main me guide, habituellement une pareil expérience m'aurai remplie de frayeur, mais je ne sais pourquoi je suis confiant.
J'hère d'ans les méandre d'un labyrinthe froid et vide, aseptisé de toute vie , quand ma main prend les devant ,je sens quelle veut allez a droite ,bon d'accord ,allons a droite ,elle glisse, sur d'elle, surfant sur le placo de plus en plus vite, filant sur l'arrête d'un mur elle prend a gauche, puis a encor a gauche, j'ai les yeux toujours fermé mais l'envie de les ouvrir me démange terriblement ,je prend a droite ,je commence a avoir peur, je file tout droit ,mon dieu prêtez moi une sortie ,ma main rencontre une surface glacée et lisse , c'est une porte ,un objet perdue dessus ,c'est une poigné ,je la tourne et m'élance dans le passage ,un espace vide s'offre a moi ,les yeux fermé les bras tendue j'appelle tout univers qui viendrai a ma rencontre ,prière exhaussé ,c'est la terre promise qui vient a moi ,j'échoues sur se qui ressemble a une chaise mon tibias heurtant douloureusement son armature rigide aie !!! la je suis bien obligé d'ouvrir les yeux , ce n'est pas une chaise mais des rangées de chaises qui se présente devant moi avec des gens dessus et tous me regardent tel un pauvre malheureux implorant la grâce de je ne sais quelle madone, je n'ai que faire de leur pitié, qu'est ce que je fout la ,mes yeux cherche l'issue promise et perdue , des murs des chaises des gens un guichet ,je suis dans une salle d'attente , au font deux porte l'une munie d'une plaque « Dr ... » non pas celle-ci , l'autre isolé sur la quelle trône un néon vert « EXIT » ,c'est parti je fonce ,je traverse la salle d'un pas et â
Pousse l'insolente qui se claque derrière moi comme on ferme une parenthèse.
La lumière du jour m'aveugle une seconde puis me réchauffe et m'éclaire, la sortie donne sur une ruelle déserte a lors je fonce, je longe les poubelles, puis dos au mur je me faufile jusqu'au bout de la rue ,je jette un œil a l'angle , la voie est libre, je file droit devant ventre a terre tel un fugitif , mal rasé ,mal vêtu, le regard hagard, je me confond avec le bitume, anonyme obstacle au passant qui me bousculent ,et quand l'un d'eux se retourne pour me reprocher ma présence sur son chemin son visage s'emplie de dégoût son âme s'hérisse jusqu'à la haine ,et j'y lie clairement la peur ,la peur de se voir en moi , la peur de voir l'homme que j'ai été et qu'il est , peur de voir l'être perdu que je suis et qu'il pourrai être demain , la peur que le malheur soit contagieux , « pauvre con » , les mots sont sorti touts seuls et je les ai entendus, l'homme plein de dédain se retourne et reprend sa route frottant de ses mains les manche de sa veste dans la peur d'une hypothétique contagion ;mon ouïe revient mais les sons restent brouillés atténués puis amplifiés allant et venant , j'avais oublié comme se monde est bruyant , je passe mes main sur mon visage pour m'apaiser, en les éloignant je constate qu'elle sont sales ,mon visage doit être noir maintenant, une angoisse sinueuse viens nouer mes intestins , j'ai honte, je baisse la tête glissant sur la rue a la recherche d'une surface réfléchissante affin de constater les dégâts, je me fixe devant la vitrine d'un magasin et toise mon image dans son reflet ,que voila une étrange vision de moi ,tout prête a croire que j'ai â
passé la nuit dans le caniveau, pitoyablement habillé et sale d'une crasse de cent ans ,je ressemble a un ramoneur, réajustant ma veste je m'arrête sur deux main de fossoyeur aux ongles noirs et grossièrement taillés , la stupéfaction me prend ,qu'est ce qui peut changer un homme a se point ,je me fixe les yeux dans les yeux, m'interloquant tel un « sans amis fixe », quand je constate la présence d'un sourire qui s'étire, l'œil pétillant, la joue rose, les lèvres pincées se détendent ,j'essai d'arrêter se sourire mal assortie a ma tenu mais c'est trop tard les pommettes saillante sont la, me montrant du doigt ,en effet je suis moi ,juste moi mais tout de moi ,peut importe les couches de crasse ,je suis toujours le même ,je suis même plutôt drôle et comble du ridicule, dans cet instant perdu dans le temps la pluie se met a tomber, je reste devant la glace me contemplant sous se jour nouveau, des volute de vapeur s'élève de mes cheveux phénomène normale par cette température, mais cela m'amuse beaucoup, du fait je remarque que le reflet que je contemple en train de jouer de son image n'est plus celui d'un adulte mais un enfant ,petit bonhomme je te connaît ,normale c'est moi.
Je lève les yeux, de l'autre coté de la vitre les clients les caissières les vigiles tout le monde est la se rassasiant du spectacle que je produis sur le pavé, surpris dans leur curiosité malsaine tous détournent le regard, bon c'est assez je leur tire la langue et m'enfuis sous les giboulées froides .je suis trempé et mort de rire, je cour de flaque en flaque et de rue en rue jusque chez moi.
Je traverse le hall d'un pas monte les marches de deux en deux, me jette sur la porte et la referme â
Immédiatement derrière moi, je vais de pièce en pièce d'en l'espoir d'une trace d'elle, une odeur, une présence, n'importe quoi, je me jette sur le lit, le regard au raz des draps, mon nez cherche le moindre effluve qu'aurai laissé sa peau a leur contact, son corps était étendu la, le vide qu'il laisse me semble une mer de silence.
Le chat bondit sur le lit et me sort ainsi de ma torpeur
Quelle heure est-il ? 11 H 35.
Techniquement ma douce fait son apparition avec les derniers rayons du soleil, cela me laisse quelle que heures à tuer, d'abor faisons nous beau pour la belle, une douche ne serai pas du luxe
Je jette négligemment mes frusques sur le sol, et me réfugie dans la douche, l'eau coule mais cette fois ci elle est chaude , doucement elle chasse l'homme des caverne en moi ,je ferme les yeux et savoure se moment d'intense réconfort ,le reste autour s'efface et laisse la place au bruit de l'eau qui s'intensifie et raisonne bientôt comme la pluie battant un toi de tôle ,les souvenir de l'autre nuit me revienne, d'abord doucement puis par vague, la pluie, la présence, ma douce, le village ,ou étais je ,quel sens a tout ça ,pourquoi moi ,si on m'avais dis il y a deux jours que je rêvai ou que j'étai fou je pense que j'aurai commencé un traitement, mais la c'est trop tard ,trop tard pour oublier ce que j'ai vécu ,touts ses souvenir et ses sensations, trop tard pour oublier sa peau, trop tard pour oublier ses lèvres, trop tard pour me réveiller ou guérir, de toute façon j'en ai plus envie , je suis entrain foutre ma vie en l'air , mais n'est ce pas depuis que je l'ai rencontré que je vie vraiment ,elle pourrai me dire qu'elle m'attend sur la lune â
Que je prendrai un crédit sur cent ans pour louer une navette, je pourrai tout perdre pour la retrouver, je pourrai tout donner pour me perdre à nouveau dans cet univers que l'amour habite. Je ne m'en suis pas rendu compte mais je suis assis dans le bac de la douche recroqueviller sur moi-même, je pleur, pas de bonheur ni de tristesse, juste parce que j'en ai besoin, se flux d'information remontant dans ma gorge envahi mes yeux, et mêle son exode a l'eau de la douche qui s'enfuit sur l'email.
Je me reprends et sort de la douche dégoulinant tel un chien mouillé ce genre de crise existentiel me sonne complètement ,mais nous les garçons nous avons au moins deux chose en commun ,petit un ,nous nous cachons pour pleurer pas par fausse fierté mais car nous voulons gardez ses moment de rare beauté pour nous et pour pouvoir s'émouvoir de nos propre réaction, et petit deux ca nous donne la fringale notre coté féminin prend le relais pour nous pousser dans le frigo et il vaut mieux que l'on y trouve de quoi combler se vide par ce que sinon on se met au ménage et la on frotte jusqu'à ce que mort s'en suive.
Je sors de la salle de bain une serviette noué autour de la taille, je vais fouiller le frigo a la recherche de quelque substantiel encas, j'écarte la piste de quelque repas facile pré-élaboré, ma chasse m'emmenant de plus en plus profond dans le garde manger, je jette mon dévolue sur un morceau de viande que je jette dan une poêle brûlante, l'odeur de la viande me met en appétit, me met en impatience. Telle la bête de Gévaudan je fonds sur ma proie
â
, la dévorant d'une traite, sans assiette, sans m'asseoir, sans assiette, sans même prendre des couverts ; j'éponge mon visage avec la serviette que je porte, puis la laisse tomber sur le sol.
Je traverse l'appartement dans le plus simple appareil allant d'une pièce a l'autre ,a la redécouverte de ses espaces de ses odeurs ,le soleil me surprend ,des taches de lumières parsemées sur mon corps me réchauffent, par delà le brouhaha de la rue qui passe par la fenêtre, le chant d'un oiseau interpelle mon oreille ,c'est étrange a la fois apaisé et en éveille cette état animale me vas bien ; je me reprend, assez calmons nous si je commence a m'écouter je vais finir par pisser dans les plantes.
Je me dirige vers ma chambre, quelques vêtements me civiliseront sûrement. Je m'arrête sur le pas, le lit est fait, le chat au pied et sur le drap quatre cartes sont posées, laissées la a mon attention.
Je m'approche et les caresses du doigt, sur la première on peut lire :
3. la papesse. Je sais, sur la seconde : 4. L'empereur. Je peux, les deux autres sont retournées, je n'en distingue que le dos.
Je recule , le regard toujours fixé sur le lit jusqu'à mon armoire ou j'attrape des vêtement que j'enfile d'un mouvement , puis un sourire dans l'œil je lance au chat « c'est toi qui a fait le lit », le félin ferme les yeux et se met a ronronner, le pire c'est que je pourrais presque prendre ca pour une réponse ,vraiment ca vas pas dans ma petite tête .
Ajustant ma chemise je me penche sur le lit et retourne l'un après l'autre les cartes resté sur mon lit leur dessins dorées brilles a la lueur du jour qui les caresse.
â
5. le pape. Je veux.
Les symboles cerclé sur les cartes sont de plus en plus complexe, ici un pentagramme est représenté les pointes posées sur la circonférence du cercle.
6. l'amoureux. J'aime.
Deux triangle l'un dans l'autre forment une étoile toujours posée sur le cercle, cette boucle fermé a chaque étape de ma relation aussi étrange soit elle j'ai le droit a une carte et celle –si « j 'aime » oui c'est clair, j'aime a corps perdue, a damner mon âme a chaque seconde passé près d'elle.
Ma veste est sur une chaise je vais y chercher les autres cartes je les dispose devant moi sur le lit, elles sont là devant moi toutes les sept,
Sept lames de tarot, sept preuves de l'existence de ce que je vie, sept raison de croire en l'amour. Je les regarde et je me rends compte que tout est lié, elle, moi, les cartes nos vie mêlées dans cette étrange conte de fée, mais j'ai besoin de plus, tout savoir est un pouvoir, j'ai besoin d'en savoir plus, il me reste quelques heures, il faut que je me renseigne …tout de suite.
Je ramasse mes cartes, attrape ma veste, les glisse dans la poche et l'enfile tout en passant la porte. C'est facile de dire je vais me renseigner, mais ou dans ma précipitation je n'avais pas pensé que l'on ne parle pas de tarot a tout les coins de rue. Je ère ma ville ses avenue et ses maison puis dans un éclair de lucidité je me dirige vers la bibliothèque, la bas on parle de tout.
Je vois le grand bâtiment se dresser devant moi, je bats le pavé de mes â
Pas énergiques, assoiffé de question, je vais me rassasier a la source, quand mon regard se sens attiré dans une ruelle a ma gauche, mon but est la, a deux pas, pourtant cette rue m'appelle, « la bibliothèque ne va pas s'enfuir », alors je m'engouffre sur l'étroit chemin.
Quelques modeste échoppes en tapissent les bords, leurs façades de bois sculpté usées par le temps leurs donne le cachet d'un lieu d'histoire, je veux rebrousser chemin, mais l'appelle se fait plus fort et ma curiosité pressente, je m'enfonce donc dans l'allée sombre éclairé par la seul lumière des commerçants. Une mercerie, un tapissier, un antiquaire, les affaires ne doive pas être fleurissantes la ou ils sont situé. Je porte les yeux aussi loin que la pénombre le permet et j'y distingue un écriteau « Eso-terri-Sme », la ils pourront me renseigner, si il y a quelqu'un, tout a l'air fermé, je tape a la porte, personne.
Je me retourne énerver de se détour inutile et la sous mes yeux se dresse un café, ouvert, des gens au comptoir, un couple en terrasse, que font ils la, la rue était déserte il y a deux seconde. j'en ai des frissons plein le dos , et un étrange mal être me prend , quand un sons m'interpelle « psst » , cela vient du café « psst » ,soit, je m'aventure a l'intérieur c'est impressionnant la décoration y est luxueuse , moulure en bois, velours rouge, dorure , cuivre et laiton, le tout éclairé par de dizaines de bougies, « psst » le sons vient du font .
Je me dirige vers un espace cloisonné et intimiste, une femme brune y est assise seul, j'avance et la dépasse, le reste de la salle est vide et sans issue. Je me retourne prêt a presser le pas qui me mène a la sortie, je baisse la tête pour ne pas être ralentie dans ma â
Détermination, je m'enfuie quand une voix m'interpelle « pas un regard, pas un bonjour ». Je connais cette intonation et ce timbre, je jette un œil sur la jeune femme brune qui vient de m'interpeller « excusez-moi ? »
La elle lève la tête , sortant de ses cheveux noir , un nez fin, une bouche rose et ourlé deux yeux, qui n'appartiennent qu'a ma mémoire , un visage , ce visage, « mon ange ».
Elle sourie, mais pas de cette expression de bonheur que j'aime tant, non, c'est un sourire narquois presque cynique et c'est une sensation forte désagréable qui force mon cerveau à réagir. Mon regard s'endurcit, je sens les muscles de mon front se contracter, je la regarde dans les yeux et comprend.
Je m'assoie en face d'elle et lui lance « qui êtes-vous ? »
« Quel ton glacial ou est passé la chaleur que tu m'offrais il y a une seconde »,
« Elle est partie rejoindre celle que j'aime »
« Tu voulais des réponses et me voila nous sommes en plein jour et me voila tu me cherchais n'est ce pas ce visage, n'est pas ce corps que tu désires »
« On dit que l'amour est aveugle mais mon cœur voit très bien et tu ne trompes que toi »
« Qu'i a-t-il que tu ne pourrais aimer chez moi. Qu'a-t'elle que je n'ai pas à t'offrir ? »
« La foi »,
« En l'amour ».
â
Sur ces mots la belle s'énerve, son regard se glace. « Que t'importe un sentiment immatériel, tout ce que tu vois m'appartient, il serait facile pour toi d'être mon roi. »
« Non merci ».
Sur ces mots la colère se fait sentir la belle se fait bête.
« Je t'offre le monde et tu lui préfères un rêve. »
« Oui mais ce rêve ne t'appartient pas. »
Elle se calme, ses yeux sont humide, elle a envi de pleurer, elle ressemble comme deux gouttes d'eau à mon aimée et la voir dans cet état me brise le cœur. Je voudrais la consoler mais je me retiens. Elle se reprend, passe ses mains dans ses cheveux et me regarde intensément.
S'en suis une longue minute de silence, le deuil d'un espoir, je réagi, les mains sur la table, les bras tendus, je me lève, je ne peux me résoudre à la laisser là, sans un mot. Elle me fixe, alors que je la dépasse mes lèvres se dénoue, « adieu. »
« Je n'appartiens plus à Dieu. »
« A jamais alors. »
Je ferme les yeux et me dirige vers la sortie quand j'entends sa voix, « je l'ai laissé sur le bar »
Me dirigeant vers la porte, je croise le comptoir, ce que je trouve sur le zinc ne me surprend pas. C'est une carte de Tarot, Je la prends et la contemple, 7, le chariot – je choisi.
Je me tourne, levant la carte comme pour lui montrer que je l'ai bien trouvé. Pas de réaction, elle reste assise, dos tourné, le regard au loin. â
Je baisse le bras et range l'objet dans l'intérieur de ma veste, Me tournant j'attrape la poignée afin d'ouvrir la porte et sa voix m'interpelle encore.
« Le jour où je frapperai à ta porte, tu prieras que se soit l'ange de la mort qui vienne te chercher. »
Ses mots me glacent le sang mais je serre les dents, actionne le loquet et m'engouffre par la porte sans même me retourner.
Le jour frappe mon visage comme une révélation, je suis dans la rue, pas dans la ruelle, dans la rue de la bibliothèque, je me retourne derrière moi un mur, Ces petits jeux commencent sérieusement à m'énerver.
Il n'est pas loin de 18h00, je vais rentrer. Sur le chemin, les questions se bousculent dans ma tête et autour de moi. Comme marchant au milieu d'une foule, j'avance à petits pas, les bras le long du corps, la rue est vide pourtant je me sens à l'étroit dans mon costume d'humain, Pourquoi rêver sa vie au lieu de vivre ses rêves ? Je crois que mes pensées s'adressent à Dieu. « Pourquoi aimer pour vivre au lieu de vivre pour aimer »
« La nuit tes enfants renversant leurs cœurs tels des vases dont s'écoulent leurs larmes. »
« Pourquoi baisser la tête et lever les bras, pourquoi prier si on doit mentir demain ? »
« Pourquoi mourir si on doit renaître encore ? Et emplir le ciel d'étoile et couvrir la terre de voile de nos corps poussiéreux laissons s'élever nos âmes. »
â
Je lève les yeux au ciel, il a l'air de faire plus jours d'un seul coup, comme si une salle inconnue de mon inconscient venait de s'allumer, visitée pour la première fois, j'inspire profondément, ça va mieux. Sans même regarder où je vais, mes pas m'ont ramenés chez moi, le jour décline, dépêchons nous.
Tout se remue ménage dans ma vie me fatigue, je suis épuisé, je traverse le hall sans grande motivation ,on dirait que je porte le poids du monde sur mes épaules ,allez elle doit m'attendre, j'attrape la rambarde de l'escalier et commence l'ascension mais très vite cela devient difficile , je ne sais si c'est un effet d'optique mais la pente se fait escarpé et abrupte, m'accrochant a la rampe je me hisse difficilement, je fais une pause, a genoux sur une marche je suis essoufflé , « les épreuves ne cesseront elles jamais ? » Et comble de la souffrance, un de mes voisin monte les marches les bras chargés de courses me regardant de haut et me dépassant comme si de rien était, un simple soupire qu'il extirpe et me lance a la face, une façon comme une autre de me dire que je gène son passage, que je gène sa petite vie. Je me redresse , pris par un élan de courage ou de colère et monte la dernière dizaine de marche, arrivant au pallier je vais fièrement a ma porte ,mon voisin continu de monter les marches je sens son regard dans mon dos ,traitre moqueur si fière d'être debout quand les autre sont a terre , la clef est dans la serrure mais je n'ouvre pas la porte, je tourne la tête il n'est pas dans mon champs de vision mais de cette façon il sais que je le vois aussi ,et que j'attend qu'il cesse son manège ,il ferme les yeux et accélère le pas ,ciao idiot.
Je pousse la porte, m'y glisse et la lâche, un courant d'air la claque, le bruit raisonne, s'en suis un silence que je ne trouble pas, j'espère sa voix...
Mais rien, même le chat ne vient pas m'accueillir, je m'assoie un moment au sol, je suis angoissé j'ai peur du vide qu'elle laisse, « il est encor tôt la nuit est toute jeune, je vais me nourrir, allez debout »
J'attrape une boite sur une étagère, ouvre l'opercule et la vide dans une casserole, allume le feu en dessous et contemple la sauce faire des bulle, bientôt la température de la pièce se fait moite et étouffante, alors j'ouvre la fenêtre, l'aire vivifient du soir me réveil, j'attrape ma pitance pour la vider dan une assiette, et m'assoie a même la cuisine pour me restaurer. « Tu vas vraiment manger ca ? », je souri car je sais quelle est la , mon regard fait rapidement le tour de la salle ,elle est assise au bord de la fenêtre les pieds dans le vide, elle me jette un sourire et me tire la langue ,c'est bien elle , « tu prend tout a la légère tu n'est qu'une enfant » , « puisse tu avoir raison » , « tu pourrai tomber » , « tu pourrai me rattraper » , alors je lâche l'assiette et me relève, j'avance doucement pour ne pas l'effrayer . Mon cœur bat la chamade, j'ai la gorge noué, peut être pour éviter qu'il ne s'échappe. J'arrive tout prés d'elle et places mes mains sur ses reins, elle contemple la lune basse et ronde donnant a la rue des allures de dessin d'enfant, je pose ma bouche dans son dos elle a un frisson.
Je l'attrape et la tire a moi ,elle s'agrippe a mon cou , je la prend dans mes bras , elle ne pèse rien , je ne sens que son regard dans le mien intense et envoutant et sa main qui passe dans mes cheveux , cette sensation paralyserai toute personne qui n'aurai pas été préparé a être réduit a un visage .pourtant je me déplace , je hère je pièce en pièce une fée blottie dans mes bras , je ne sais pas ou je vais mais je continue d'avancer son sourire comme seul horizon , je regarde ses lèvres de petit bouts de rien qui m'obsède , pourquoi ?je caresse leurs contours du regard , leur couleurs la façon don elles sourie tout en elles m'appelle , sans m'en rendre compte je me suis approché ,trop loin pour m'arrêter trop prés pour renoncer , je ferme les yeux ,et m'approche encore , la vu en moins je ne suis plus qu'une bouche allant , brisant l'espace qui nous sépare , pour nous réunir , mes pas s'arrête et c'est son doigt que mes lèvres rencontre , j'ouvre les yeux , elle est la a quelle que millimètres de moi il ni a que son index entre elle et moi , mais alors que je reprend mes esprits je remarque qu'elle a changé, sa bouche , ses yeux sont maquillés , ses cheveux et sa tenue elle aussi a changé , alors que je suis stupéfait ,elle me dit , « stop, je descend la ».
Je lâche doucement ses jambes, ses pieds menus glissant dans une paire d'escarpin. Je ne sais comment elle fait tout ca, mais ca me rend dingue.son sourire plisse ses yeux, elle est ravissante, elle me tend sa main fine, que je saisi sans attendre, et de l'autre attrape la poigné de l'entrée, par la quelle nous nous engouffrons. Elle attrape la rambarde et dévale les escaliers, je la suis de prés ne faisant qu'effleurer les marches, nous arrivons a toute allure dans le hall, propulsé par notre élan, elle dos contre le mur et moi dans ses bras, j'adore cette proximité. Je dois avouer que la seul pensée qui m'obsède a se moment est de l'embrasser, de me fondre en elle et de m'y oublier, tout oublier de ma vie de merde et m'échouer dans sa vie, pourvue que nous y soyons les seuls naufragés, mon dieu prêtez moi des ailes que je ramène cet ange au ciel. Je passe ma main dans ses cheveux, elle embrasse ma paume et y dépose son visage, nos regards s'étreignent intensément, j'approche doucement mes lèvres des siennes tout en gardant son regard dans le mien, mais alors que nos bouches vont s'étreindre, un bruit sourd attire mon attention, je tourne la tête la porte d'une des boite aux lettre s'est brusquement ouvert elle a explosée de l'intérieur, les contours en sont déformés.
Je me tourne vers mademoiselle peux être pour chercher une explication dans ses yeux, mais elle a profité de se moment d'inattention de ma par pour se glisser sous mon bras, elle m'attrape par la main, ses petits doigts se mêlant au mien et me serrant si fort, qu'il est évidant que la peur que j'ai de la perdre est partagé, nous passons la porte.
La nuit s'offre à nous, orpheline de notre amour, pleine de rock et de chaleur, pourtant le mercure est au plus bas, mais la lune pleine, planté au milieu du ciel noir, a enfantée des bêtes dans le regard de chacun des passants que nous croisons. Deux hommes se disputent sur le trottoir d'en face , leur mots incompréhensibles cries d'animaux résonnent dans la rue s'aboyant l'un l'autre dessus il finisse par en venir aux mains ,le premier saute a la gorge de l'autre l'agrippant de ses deux mains et bascule son adversaire de tout son poids, les passants qui entour la scène s'amasse sans intervenir s'abreuvant du spectacle de l'homme dans sa nature la plus sauvage , l'excitation que procure la vue de ses deux être écumant de rage a la foule me laisse pantois.
Ma douce me tire par le bras et m'emporte loin de cette meute, elle sourie, je me poste a ses coté, mes bras sur ses reins, nous allons ensemble, errant la nuit en amoureux, cette ballade nocturne, ce petit rien m'émoustille, a cet instant rien ne pourrai me rendre plus heureux
Je la contemple, la lune me l'éclaire d'une pale lueur, calme et silencieuse, alors que le monde autour est en pleine effervescence, bruissant d'ondes en vagues, se brisant a la moindre rencontre, la clarté lunaire dicte ses lois a la marée humaine.
Bruyamment agités, tout a chacun vie sa vie, comme dans un dernier soupir, mais mon aimé reste la en suspendions, imperturbable au milieu des flots, pourtant une présence me dérange, une présence qui s'approche a grande vitesse, mais je reste prisonnier volontaire de mon rêve.
Quand le visage de mon obsession s'endurcie elle me fixe et romps le songe, apposant ses mains sur ma poitrine, elle me pousse violemment, et s'écarte je ne comprends pas jusque au choc.
Une voiture que je n'avais pas vue arriver viens de me heurter de plein fouet, je roule sur le capot et m'écrase au sol tel un fétu de paille, je regarde la scène comme de l'extérieur, ma belle est assise au sol, elle me regarde, ce geste était destiné à me sauver la vie, rectifiant sa trajectoire, le véhicule heurte un autre passant avant de prendre la fuite.
Je tente de me relever s'est la que la douleur arrive violente et aiguë, vibrante diva faisant trembler le théâtre de mon corps. J'ai les cote et les os du bras en morceaux, me repliant sur moi même, je gémie, puis j'explose en cris de douleurs, et plus je m'entends, crier plus je pense a ma douleur, mes plaintes s'extirpant du plus profond de mon être compriment mes cotes, et me font chanter de plus belle.
Ma douce accoure a mes cotés ,l'émotion la submerge en torrent de larmes qui noyant ses mots ne s'échappant qu'a moitié de sa bouche. Elle pose sa main droite sur ma joue et sa main gauche sur mon cœur, elle me regard intensément et ferme les yeux, s'en suit une décharge de chaleur qui parcours mon corps dans toute sa longueur, d'extrémité en extrémité , mon ange est entouré d'une aura allant et venant palpitant tel un cœur, puis la lueur cesse , ses muscles se décontractent elle relâche son étreinte , et ouvre les yeux , je sens quelle part sur le coté, alors mon bras se tant pour la rattraper, je la retient …mon bras , mon bras devrai me faire souffrir atrocement pourtant rien, pas une douleur, après un moment d'hésitation je tente de me redresser , et j'y arrive sans mal , comment est ce possible , comme d'habitude je ni comprend rien , elle ma guéri . Je me relève et la prend dans mes bras , elle a froid, alors je la serre de toute mes force , les gens amassé autours sont effarés . Je la réchauffe tant bien que mal , quand je pense a l'autre , l'autre passant renversé nous pourrions peut être faire quelle que chose pour lui , par nous, je pense surtout a elle , je la regard , elle tremble le visage sale et humide de larme. On a tord de chercher les représentations extérieur de la force, car elle est le fragile équilibre de paramètre qui font nos vies, elle est toute relative a chacun. Je prends sa main dans la mienne et en contemple la paume petite et délicate, je la porte a mes lèvres et l'embrasse.
« Peux-tu faire quelque chose pour cette personne »
Elle se précipite a son chevet et je la suis, bousculant les gens autour elle appose ses mains sur l'étranger, mais presque immédiatement les replient et ce rétracte baissant la tète elle fait un geste négatif, je m'abaisse ses coté.
« Mon cœur ? »
« Il est déjà parti.
Il est parti, je ne peux ramener les gens c'est la loi. »
Je veux la prendre dans mes bras mais elle se contracte et se replie sur elle, alors je la soulève de terre, et la pressant contre mon cœur je l'emmène loin de la scène.
Elle est la blottie dans mes bras tout contre moi, mon regard vas de la route a son visage, elle garde les yeux dans le vide bouche bée comme une fée a qui on aura arrachée les ailes, se vide en elle me panique
Je rentre et l'emmène dans la chambre tout en la gardant dans mes bras je l'assois sur le lit, je vais a la salle de bain et attrape une serviette que j'humidifie, les mains sur le lavabo, je fixe un instant le miroir ,la femme que j'aime m'attend a coté, se soupçon de normalité m'arrache le quart d'une l'arme, je me sourie et retourne au prés de ma belle , je la débarbouille ,doucement sans la brusquer, je la déshabille et me couche a ses coté, elle nue dans les drap, moi encor habillé sur le lit, je la regarde tendrement, je passe ma main sur son visage, elle glisse le long de sa nuque jusqu'à son épaule . Elle est gelée, alors sans un mot je me lève , hôte mes vêtements et doucement me glisse dans les draps , mon corps fais office de radiateur, il va a la recherche de sa peau et l'empreins, nos jambes tel des lianes se lient, se nouent , elle se blottie tout contre moi , je l'enlace , elle s'enroule dans mes bras et se tourne, mon ventre sur son dos ,mon nez dans son cou, fais pour être emboité comme deux cuillère nos corps s'endorme dans cette paix, cette unité retrouvée .
La porte claque et me réveille, il ne me faux qu'un seul instant pour comprendre qu'elle n'est plus la, je tend l'oreille et j'entend ses talons dévaler a toute vitesse les escaliers, ou vas t'elle encor, elle ne peut pas me laisser ainsi, je me lève d'un bon, je n'attrape que le drap et par a la poursuite de la fugueuse, dans le plus simple appareil, pied nu drapé du mieux que je peux je bat les marches maladroitement entre douleur et peur de me prendre dans le morceau de tissus qui me fait office de robe . L'oreille attentive je suie le bruit régulier de ses pas qui me précède, d'abor dans les escaliers puis plus froid sur les dalles du hall, je voie la fin de la décente, j'y suis, elle n'est plus qu'a quelque mètre de moi, pourtant trop loin pour que mes bras la saisisse, alors ma voix fais le reste du chemin.
« Ne part pas…je t'en supplie ne part pas… »
Ratant la dernière marche je trébuche ,et m'écroule a genoux sur les dalles de l'entrée , je regarde mes mains au sol , prostré attendant le claquement de la porte signifiant son départ , mais il ne vient pas , je relève doucement la tête , elle est la tenant la poigné ,a peine caressé par un rayon de soleil chassant difficilement la nuit encor bien présente. Une larme sur sa joue et un sourire sur ses lèvres, doucement elle recule frôlant de tous son être le mur, elle fuit la lumière et tout en gardant son regard dans le mien, elle disparait dans un angle du hall noyé dans la pénombre. Ayant suivis ses yeux et fixant leurs emplacement présumé je ne distingue plus rien de cette silhouette que j'espère à m'en rompre les rétines. Des sanglots me reprennent je ne sais pourquoi, se n'est pas du tout maitrisé, c'est l'amalgame de toute ses émotions qui m'arrivent par bus entier, resquillant se bousculant au portillon de ma vie, de mes yeux, brisant l'image que je crois me donner, vandale de se cosmos que je m'étais battis ne laissant derrière eux que du «vrais » sans défense. ca y est, je ne vois plus rien, tout est flou, c'est ca de chialer, pas assez de drap pour essorer la vie que j'étale au devant de la scène, pourtant j'entends un bruit, il faut réagir et contrôler se stimuli a l'approche,
je m'essuie, inspire, serre ma toge et expire calmement, mon cœur s'apaise et ma vue revient. Dans la pénombre je crois discerner une nouvelle forme, un petit corps sombre au milieu de la nuit sur le quel deux petit yeux vert s'allument, la le carrelage froid se rappelle a moi, car mon corps se glace de concert, la frayeur me prenant par vague successives ,jusqu'à remplir mon être, seul mon cœur chaud, palpitant, distillant l'adrénaline dans mes veines me rappelle a la vie. Peur de comprendre, peur d'être fou, je ne sais la quel choisir, j'avale une gorgé de salive glacé et dans un instant d'oublie, je tends les bras en direction de l'abîme et sans même hésiter le chat en sort. Il fait quelque pas a la lumière du jour qui force les portes du hall, puis s'arrête me contemplant les yeux presque humide , alors je ferme les yeux et tend la main , quelque seconde s'écoule, j'apaise mes penses, et doucement je sens le chat blottir sa tête dans le creux de ma main , puis me frôlant venir se coucher sur mes genoux, que dire de plus, est ce que j'ai envie de me poser toutes ses questions de suite, non, de plus j'entend des pas arpentant les marches qui mènent jusqu'a moi , alors je saisi mon drap je saisi mon chat et remonte les escaliers comme si de rien n'était, de toute façon je n'en suis pas a la première bizarrerie dans cet immeuble , bingo, c'est ma voisine du dessus, toute embourgeoisée qui repiquant son chignon m'aperçoit et ho miséricorde lève les yeux au ciel tout en expirant des tonne oxygène , pendant que ses yeux y sont ils feraient mieux d'y chercher un peut de compassion et de gentillesse et a trop souffler, elle va finir par asphyxier son pauvre cerveau déjà peu alerte … a cette pensée mes yeux croise ceux du félin qui m'accompagne, se tournant il contemple ma voisine et feule âpres cette dernière .
« Mr sachez que les bêtes sauvage ne sont pas admise dans l'immeuble »
« Je sais tout le contraire de vous »
Sur ses mots la duchesse écarquille les yeux et part , battant les dalles comme on creuse avec une pioche, la démarche masculine et l'air furibond. L'élégance ne tien vraiment qu'a un fil.
Je regagne ma porte resté entrebâillée, heureusement, je ne me voyais pas aller chez le gardien dans cette tenu, c'est qu'il est dur de trouver un logement de nos jours, je rentre, pousse la porte et vais jusqu'à la cuisine ou je m'assois posant mon chat sur la table et jetant mon drap par-dessus mon épaule tel une toge.
« Alors qu'est ce qu'on fait maintenant …»
Pas de réponse
« On se fait un café au lait
Pour moi le café et toi le lait »
Le chat s'assoit , alors je m'exécute, j'attrape la cafetière et verse le liquide fumant dans la tasse , puis sans avoir besoin de regarder j'entrouvre le frigo pour y attraper le lait, me saisissant de la brique je repousse la porte , mais la, une sensation inhabituel vient me troubler ; l'appareil ménager a changé d'apparence. Sur le devant je trouve trois cartes de tarot, éparpillé et fixé grâce a des aimants , je ne sais pas si j'ai réellement envies de les prendre, je passe ma main au-dessus feignant de les caresser, la, une étrange impression de froid vient se glisser dans ma paume , je retire d'abor ma main et la contemple puis réitère l'expérience avec une deuxième, même sensation mais plus chaude, regardant ses objets tout d'un coup possédé d'un pouvoir magnétique, ne sachant que faire je tant le bras vers la dernière je sens très vite qu'elle est différente des autres la carte repoussant presque ma main dégage un énergie tel que je la sens sans même la toucher , il n'en faillais pas plus pour attiser ma curiosité , adieu monde réel, bonjour folie.
Je me saisi des cartes une par une les gardant face cachés, je m'assois, posant les carte d'une main et versant le lait de l'autre.
Le chat lape le liquide et moi je le regarde, la main droite tenant la tasse, la gauche toujours posée sur les cartes, je porte le café a mes lèvres et bois une gorgée, tout en fermant les yeux ; je pose la tasse et retourne le premier arcane ouvrant les paupières comme ritualisant l'instant.
-8-La justice – je dois –
Un carré et un losange entravé l'un dans l'autre au milieu d'un cercle, si le carré représente le pouvoir cela doit signifier qu'a chaque pouvoir, un devoir est nécessaire, je médite cet enseignement avec la plus grande attention, et fais même une mimique de réflexion a l'intention du chat. Je passe à la suivante
-9-l'Hermite-je comprends-
Symboles mystiques et autres galimatias se succèdent sous mes yeux et je dois avouer que mon attention commence à baisser, mais comprendre c'est tout ce que je veux.
8, 9, il ne manque pas quelque chose ?
N'y avais t'il pas trois cartes ? Ou est le 10 ?
Je recule mon siège pour chercher la disparue, je scrute les environs et la repère, couchée face caché contre sol, je me lève, puis m'agenouille pour la ramasser.
Mes doigts saisissent la mince feuille cartonnée, et la retourne
10-la roue de la fortune – je vie.
Mais en la retournant c'est comme si j'avais ouvert une porte, je sens l'appel, l'attraction de l'autre coté, ou vais-je encor, je me retiens de toutes mes force au sol de la cuisine, mais le vortex est trop fort, je suis littéralement aspiré par la carte et disparais dans un flash, le dernier son que mes oreilles entendent étant le miaulement du chat qui m'appelle.
Choc… encor comme si le voyage ne suffisait pas, l'arrivé est toujours violente.
Ou ai-je bien pu atterrir, j'ouvre doucement les yeux, des hautes herbes dansent doucement autour de moi, caressé par une brise légère.
Je suis allongé sur le sol, a l'extérieur, je reste étendue la et regarde le ballet de dame nature, deux trois libellules me survolent, l'une delle vient même se poser sur le bout de mon pied, elle doit se poser bien des questions sur l'étrange brin d'herbe que je suis.
Mon épisode de rêverie et troublé, par un bruissement...des petits bruits de pas s'approchent, comme au galop au milieu des fourrés, dérangeant un banc de d'oiseaux qui prend son envole et s'échappent dans le ciel.
Je reste plaqué au sol, ne faisant qu'un avec la terre, en tout cas je fais de mon mieux pour ne pas me faire remarquer.
Les bruits de pas on ralentie mais s'approche toujours, je me remémore l'épisode du village et cela ne me rassure pas vraiment…
C'est la qu'apparait le chat, bondissant sur un rocher prés de moi, mon cœur bondissant de concert dans ma poitrine.
« Mais t'est pas folle de me faire des peurs comme ca ? »
« … »
Comme d'habitude pas de réponse, juste une petite mimique d'incompréhension.
« Mais sur quoi es tu assise ? »
Je me lève douloureusement et constate que le champ ou j'ai atterrie et plein de rochers … de rochers sur les quel sont inscrit des mots…des noms, ce sont des pierres tombales, je suis dans un cimetière !
J'observe le décor, perdus entre les pierres posées là à la mémoire de nos pères et la nature rampantes, brisant les stèles, reprenant sont droit a la chair empruntée, habille mes pensées, d'un silence qui en aurai glacé plus d'un, pourtant il m'empreint d'une vérité toute nouvelle. Je ne me suis jamais senti aussi vivant.
Je caresse la pierre chauffé par le soleil, et commence à errer dans le vieux cimetière, touchant de la main tout ce qui passe a ma porté, arbustes, tombes, herbes, arbre, le chat trottine a mes cotés, puis s'arrête, je me retourne et l'appelle mais rien n'y fais, il ne bouge pas.
La raison de se mutisme ne tarde pas a se faire connaitre.
« Les mort n'ont pas souvent de visites, si vous commencez à caresser les pierres tombales il va falloir les caressertoutes, car a default de posséder quoi que se soit, les esprits sont très jaloux. »
Elle est la, dans mon dos, une très vielle femme africaine, marquée par les années, ses mains sèches et ridées frottent une sépulture affin d'enlever la mousse qui s'y es installé, elle tourne la tète et me contemple de ses yeux noir comme l'ébène perdue, au font de son visage creusé, elle contemple ma stupeur, et me sourie puis se sourire se transforme en un rire qui éclate et se pers de stèles en stèles.
«Dis moi tu n'a pas peur au moins ? »
« Les esprits .. ? Et ils se manifestent souvent ? »
« Seulement pour ceux qui les intéressent vraiment, ceux qui n'ont pas besoin de combler le silence par des mots, que je qualifierais de bruit sans sens. »
« Et vous qui êtes vous ? »
« ... »Pas de réponses
Elle me regarde d'un air amusé et reprend
« Ces autels de pierres étaient jadis un pas vers l'éternité, tu es entouré ici par des reliques de l'occulte, ancre jeté la entre ce monde et l'autre. »
« Je ressens cet appelle, mais il ne m'effraie pas, j'ai toujours eu peur de disparaitre, mais rien ne disparait, tout se transforme... »
« Tu le sais maintenant, mais se transforme en quoi??? »
Et son rire reprend, tonitruent, s'éparpillant dans les allés et quand sa voix se fait entendre, les oiseaux se taisent, la nature murmure, il se fait comme un silence de...
« Vous, vous êtes la mort.»
« Tu as égaré ceci je crois ? »
La elle sort de sa besace une arcane de tarot et la pose sur une sépulture, puis une deuxième quelle pose par-dessus.
« Je t'offre la deuxième de bon cœur. »
J'hésite à avancer vers elle, alors elle me sourie et me dit d'une voix douce.
« Tu n'as rien à craindre de moi pour l'instant...par contretoi(désignant le chat) tu devrais faire très attention ou tu mets les pattes. »
Sur ses mots, elle se retourne et reprend sa route, caressant les pierres en psalmodiant dans je ne sais quelle langue.
Je regarde le chat, et quand mes yeux reprennent la direction de l'allée, la vielle femme a disparut, envolé. Je passe mes mains sur mon visage, fais deux pas et attrape les cartes laissées la.
Les cartes a peine en possession je me sens comme poussée en avant
... me voila reparti, je ferme les yeux, j'ai peur du choc, mais il n'arrive pas, a la place je n'entends qu'un son, une porte qui claque dans mon dos, puis plus rien et doucement le son revient, d'abords des téléphones, des portes, des bruits de pas, des gens qui parlent...puis tout en même temps ...
J'ouvre doucement les yeux, moquette bleu, murs vitrés et porte en bois, je suis au bureau...je suis au travail.
Mes collègues passent devant moi, me gardant sans m'adresser la parole, l'un d'eux pressé me bouscule, vociférant je ne sais quel injure, je reste la, troublant le courant ascendant du couloir, quand un visage familier s'arrête a ma hauteur, c'est mon voisin de bureau mon compagnons de pointeuse.
« Tien un revenant .. ! » (S'il savait d'ou je reviens)
« Que se passe-t-il ? Pourquoi toute cette effervescence ? »
« C'est vrais que tu ne le sais peut être pas, mais le PDG fais le grand ménage et tout le monde essai de ne pas se retrouver entre la pelle et la balayette »
« Ce n'est pas le stresse qui vous transformera en employer model, et lorsque vous vous retrouverez entre la pelle et la poubelle, vous vous rendrez compte que stresser ne servait a rien. L'entreprise comme toute organisme crée par l'homme ne sais pas investir sur le long terme, il nous déballe, nous mâche, nous remballe plus ou moins gentiment et nous jette. »
« Oulla ca vas pas toi, tu aurais du rester en arrêt, si tu traine dans les couloirs dans cet état tu vas te faire dégager, il te faut un café de toute urgence, et après tu fonce a ton bureau et tu trouve un truc à faire »
Il me pousse dans le couloir en direction de la salle de pause me faisant des grands signes pour que je parte.
Je traverse le couloir, sans autre réflexion, puisque je suis la, autant faire comme d'habitude. Je pose ma main sur la porte battante de la salle de pause, quand un chuchotement vient s'immiscer au creux de mon oreille, un groupe de personne discute dans la salle, je retire ma main, les murmures s'arrêtent, ce n'est pas la curiosité qui me chatouille mais il va bien falloir que je pose ma main sur cette porte si je veux y renter ... c'est parti.
A peine en contacte les voix reprennent : « vous êtes au courant pour ce gars qui est intouchable, nous sommes tous sur la sellette mais lui il ne faut rien lui dire » « l'ordre vient directement d'en haut, et doit rester secret » « il n'a pourtant pas un poste important » « favoritisme, ca se sens il doit être de la famille du patron ou pire son amant... »
J'ai poussé la porte et ce qui était des rire s'étouffe maintenant en bonjours gêné et respectueux. Pourquoi me regardent-ils tous de travers ?
Je m'avance face au distributeur, fais ma sélection et attend mon gobelet, je sens tout un trio de regard sarcastique tatouer mon dos, me traitant de tous les non, leur voix raisonne dans ma tête ...ca suffis
« Vous avez un problème.. ??? La pièce n'est elle pas assez grande que je vous dérange a ce point ? »
« ca vous allez avoir de l'espace dans votre bureau quand ils auront viré tout le monde saufs vous ! »
Ses mots me glacent le sang, je reste la figé le bras tendu, mon gobelet a la main.
« Tu n'aurais pas du lui dire cela »
Les trois individus quittent discrètement la pièce me contournant largement comme un rond point dans l'espace, bloqué dans ma stupeur ...C'est de moi qui parlaient ... ce doigt accusateur c'est sur moi qu'il était pointé ... c'est moi cet intouchable ...pourquoi ...sur l'ordre de qui...Comment vais-je supporter le regard de mes collègues ?
Je reste seul dans la salle de pause comme calfeutré dans cette forteresse de solitude, Je ne sais pas si j'ai honte ou si j'ai peur , honte de quoi je n'ai rien fais, encor une fois mon microcosme s'effrite je m'approche de la grande baie vitrée qui fait office de mur extérieur j'en ai le vertige alors je m'assoie au pied dune table ou dois je dire un mange debout fait pour que l'employé reste debout et actif même en pause prêt a repartir a la poursuite du bonheur de l'entreprise ... bref moi je suis assis par terre, assis au pied de se mange debout , assis dans cette salle de pause et pour une fois, je trouve cela normale.
Je contemple le ciel , et respire ,je suis bien ,une seul chose me gène dans ma poche, je me tord et plonge ma main a la recherche de l'objet a ma grande surprise ce sont les cartes a plat dans ma poche comment pouvait elle me gêner, peut m'importe je les posent devant moi sans trop y faire attention , pourtant le soleil fait briller leur dorures , je n'arrive plus a les ignorer , sans même prévenir mes yeux on plongé sur celle du haut , celle que la chamane ma donnée :
-11-la force-je nais-
Pour naitre, je nais, toute les trente secondes je subie des contractions qui m'expulse vers un autre monde qui m'intrigue autant qu'il m'effraie.
Les heures sont passées et dans cette salle personne n'est venu me déranger a l'horizon le soleil se couche et mes yeux se ferment...
Des mains m'extirpent de mon sommeil suivi d'une voix qui m'appelle
Oh, oh...ben c'est malin !!maintenant tu n'as plus qu'à te dépécher d'écrire la suite...en passant c'est exprès "engouasse" au lieu d'angoisse??! allez au boulot!
a ceux qui attendais la suite...
je vous offre encore un peut de l'angélus ...
2 nouveaux chapitre et si vous me lisez peut être plus...
13 artistiquement...belistophen
bonjour a tous
voila site a moult réclamation
je publie ici les paroles de mes chansons
j'espère que vous passerez un bon moment en ma compagnie
n'hésitez pas a me laisser vos com
car rien ne me touche plus que votre avis
13 artistiquement
belistophen
bonjour à tous
vos mots me touchent
merci de votre impatience
je vais la satisfaire du mieux que je peux
soyez sur que pour chaque bulletin validé j'en posterai un ... tant que vous me lirez
merci
13 artistiquement
belistophen